{l8) Voiciiti perùlesdu Synode,Article
xxvii--
La Com-pagnie adéclaré queledit Ale-xandre Mo.lus estoìtincapabled’exerceraucunefonction duSt. Ministèrede l’Evan-gile aumilieu denous, &d’y partici-per à laSainte Cenedu Seigneur,jusques à ceque par uneíìncere re-pentante deses pechez,& une con-versationsans repro-che, il aitréparé tantde scandalesqu’il nousa donnez,ère.
( r 9) Lu Com-pagnie n pi-gé, que IaCompagniealors avoitta de tres-fiffjifantesraisons pourprononcercette Sentence ,dr partantle présentSynode aapprouvé,7 atisié , drconfirmé denouveaui',Article 27d’A précédentSynode.
Actes duSynode deNimeguedu mois'deSeptembre1659 , Arti-cle XXI.
(20) Histoirede l’Editde Nantes,Tome III,
pag. 315 , àsatin. 165p.
(11) Cot-îiby, Ré-pliqué àMr. vaille,1-2- * 7 -
frr) vaille >Répliqué anEere Adam,Part. 111 ,P2- IS 4 .
4 Z 6
M O R U S.
Morus. Toutes leurs Accusations furent éludées, ou trouvées nulles (G)‘, car il fut reçu Mi-nistre de l’Eglise de Paris. Mr. Daiilé, qui l’avoit servi de tout son crédit dans plusieurs Syno-des ( H ), ne fut pas long teins à s’en repentir -, il s’éleva entre eux une querelle fort violente,qui causa’ mille partialitez dans le Troupeau. En général, Monsieur Morus , au milieu desaplaudissemens que fa maniéré inimitable de prêcher (/) lui attiroit d’une foule extraordinaired’Auditeurs, eut à Paris le chagrin de voir fa réputation attaquée par des personnes de mérite,qui le traduisirent tout de nouveau aux Synodes (K), d’où il ne se sauva que comme par feu.
Sa
nier (18). Le Synode de Nimegue confirma ce jugementau mois de Septembre 165:9 (19)» nonobstant les lettres del’Eglise de Paris, touchant l’admilsion de Mr. Morus àcette Eglise, accompagnées d’un Acte du Synode d’Aï duS Mai 1659, qui ratifioit cette admission. Mr. de Thou,qui étoit alors Ambassadeur de France à la Haie, sc mêlade la chose en faveur de Mr. Morus, par un grand Mé-moire qu'il présenta à Messieurs les États Généraux, quiordonnèrent par Acte du 6 Avril 1660, communiqué auSynode de Haerlem, qu’on les informât des procédures quiavoient été tenues dans cette affaire. Ce Synode députatrois Pasteurs & deux Anciens à Messieurs les Etats, pourleur donner l’éclaircissement qu’ils souhaiteroient. Je pensequ’on en demeura là.
(G) Toutes leurs- Accusations furent éludées ou trouvéesnulles.'] Raportons ce que l’on trouve fur ce sujet dansl’Histoire de l’Edit de Nantes. Le Commissaire du Roi auSynode National de Loudun , „ne s'opposa point à la,, lecture des informations envoyées de Hollande contre„ Alexandre Morus, de qui le Ministère étoit alors recher-„ ché par l'Eglise de Paris. 11 vriulut bien même qu’en„ jugeant on eût égard à ces Actes, & que les avis y fus-,, sent fondez : mais il fit inférer dans l’arrêté du Synode„ une espece de protestation , qui portoit que le juge-„ ment seroit rendu suivant les libertez de l’Edit, les„ loix de la Discipline, & les usages du Royaume, fanss’assujettir à nulle autorité, juriídiction , ni jugement
,, s’emporte contre moi en cet endroit. Mais vous & lui,, avez d’autant plus de tort de blâmer ma conduite dans„ cette affaire , que j’y ay rendu les offices que vous,, reprenez non proprement à mon sentiment particulier,„ mais à l’ordre de mes supérieurs ; premierement à l’or-„ dre du Consistoire de mon Eglise, qui me chargea moi„ & ses autres Députez de cette affaire dans le Synode de,, l’Ile de France dont vôtre prosélyte fait mention, &„ qui fut celui qui se tint à ia Ferté sous Jouare Pan 1657,„ & puis deux ans après à Tordre non de mon Confistoi-„ re & de mon Eglise seulement, mais auffi du Synode,, entier de ces Provinces tenu à Aï en Champagne l’an„ 1659. J’ai fait le moins mal qu’il m’a été possible ce„ que les compagnies dont je dépens m’ont enjoint 8 c„ commandé expressément, cé que ma conscience bien„ loin d’en être choquée aprouvoit comme juste & rai-„ sonnable. Quel crime ai-je commis en cela? Certai-„ nement quand au fonds le défendeur seroit auffi cou-„ pable comme je le tiens innocent, toujours est-il évi-„ dent que je n’aurois point de part dans le vice qui en„ ce cas-là se trouveroit dans les deux jugemens qui Pont,, justifié; car j’y ai seulement défendu une cause que je„ croyois & que je crois encore très-juste : je n’ai eu 8 c„ n’ai pu avoir de voix dans la Sentence qui y a été pro-„ noncée. J’y ai fait P office d’Advocat Sc non de Juge.„ Encore faut-il que j’ajoúte que je ne fis ni l’un ni l’au-,, tre dans le Synode National qui a prononcé le dernier
étranger , ni renvoyer l’accusé à la juriídiction , ou ,, arrêt sur cette affaire, le défendeur qui étoit présent y
au jugement d’autres que ceux du Royaume , ce qui „ ayant luy-même plaidé fa cause en cinq ou six audiences
seroit contraire aux Ordonnances & Edits, bien & „ entierés, avecque tant de force 8c d’évidence, que gra-
avantage des sujets du Roi. Par ce moyen ce fut le „ ces à Dieu il n’eut besoin de l’aide d’aucun”. Volez ci-
deffous la Remarque ( M) vers la fin,
(I) Sa maniéré inimitable
> Commissaire plûtôt que le Synode qui jugea l’affaire,, parce que l’instruction n’en étant pas achevée dans lepaïs où l’accusation étoit née , 8c la protestation duCommissaire empêchant d’y renvoyer Morus, pour sejustifier sur les lieux, on ne .trouvoit pas les informa-, tions suffisantes pour le convaincre. II fut donc ab-sous , 8c on confirma la vocation qui lui étoit adressée.Mais il seroit malaisé de dire si cette vocation fit plusde bien que de mal, parce qu’èlle porta dans le Con-sistoire & dans l’Eglise une si grande division, que l’un
de prêcher .] Elle confìstoiten certaines saillies d’imagination, qui contenoient des al-lusions ingénieuses, & je ne sai quel air de paradoxe fortcapable de surprendre l’Auditeur, & de le tenir toujoursattentif. Mais la maniéré dont il débitoit ces choses enfaisoit le principal agrément. De là vient que sur le pa-pier ses Sermons ne font pas à beaucoup près si admira-bles, & que la plupart de ceux qui ont voulu l’imíter sesont rendus ridicules. Le defir de l imiter, qui commen-
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-.7-0-;--- ^-brineîloít ç°it à gàr beaucoup de jeunes Ministres, obligea le Sy-
des partis appelloit édification, ce qu côté, des node de l’Ile de France en Tannée 1675, à faire un Acte
„ scandale: qu’il parut de grands exces ^ cliose âe tr0 p qui fut lu en chaire à Charenton & ailleurs, par lequel
„ soupçons de passion e a " “Q Sc quelque chóse de vn commandoit d’éviter, dans l’expofition de la parole de„ recherche pour détruire Morus, 5 q H „ ■ • - DieUj ]cs j eux d’imaginátion & de mots, à. On fera
bien aise de voit ici le jugement d’un Historien qui estsans comparaison meilleur connoisseur que moi, II était,dit-il en parlant de notre Morus (zz) , extraordinai-rement suivi du peuple-, c? ceux qui se tonmissoient le moinsà ce qui mérité Vadmiration , étaient néanmoins ses plus pas-sionnez. admirateurs. On disputai t entre les personnes de bongoût , fi ce qu on trouvoit en lui de plus beau étoit solide ouapparent, cy fi on le âevoìt nommer un éclair ou une lumiè-re. Haïs ceux même qui prononcent contre lui , ne pou-vaient s’empêcher de l'entendre avec plaisir , & de sentir eneux les mêmes mouvemens qu'il excitait dans les autres.Quelques-uns ont cru qu il avoit beaucoup moins d’érudition,qu’on ne se l’maginoit communément ; mais personne n’a doutéqu’il ne sût mettre en oeuvre fort heureusement ce qu il pojse-doit, e? donner un grand lustre à ce qu’il exposoit au jugementdu public. Quoi qu'tl en soit, jamais homme n'a repu des aplau-
„ trop violent pour le maintenir. Un Synode Provincial„ de la Province de Berri termina l’affaire par la permis-„ sion du Roi; & on i’accusa d’avoir été un peu partial en„ faveur de l’accusé, & de s’être fait un peu trop de plai-„ fil- de mortifier un Consistoire auffi célébré que celui de,, Charenton, qui par le mérité Sc la capacité de ceux qui,, le composoient, étoit alors comme P oracle de toutes„ les Eglises (z o).
( £s) Mr. Daiilé . . . ïavoit servi de tout son crédit dansplusieurs Synodes.] Je me fuis cru obligé de mettre ici lesinsultes que les Adversaires de Mr. Daiilé lui firent pour cesujet, & ce qu’il leur répondit pour sa justification; carcela fait partie des Aventures de Mr. Morus. Voici doncce que le Sieur Cottiby, autrefois Ministre à Poitiers, re-procha à Mr. Daiilé (zi) : Ce qui me surprend davantage,c est de me voir accusé par vous , Monsieur, de qui fauroisesperé le plus de protection CA de suport , fi par malheur il
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m’étoit drrivé de tomber dans quelque faute fui mes obligé difimens plus fiateurs que lui, e? n’a tu saplicsuer mieux ce, r .1 _- ---— --- -J — à on a dit de quelque autre, que s il ne meritott pas les juge-
de comparoitre devant ces Tribunaux oh vous tenez, d’ordinai-re un rang fi éminentcar que ne devoìs-je point raisonna-blement attendre d’un homme qui , en la personne de l’un deses confrères, s’eft déclaré le Défenseur & l’Advocat de l’unedes plus impures vies du monde-, vr qui, aprés avoir plaidéfa cause dans un Synode Provincial de ITle de Trance, a bienété afiez hardi dans le National dont il estoit le Chef {dignechef d’un tel Corps ) de le maintenir hautement, je ne diraipas contre les fideles mémoires des Ministres de Rouen, de Can,V de Lion , mais ce qui est plus étonnant contre une foule
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mens avantageux qu’on faisoit de lui, au moins il ravijjòit àses auditeurs la. liberté d’en faire de désobligeant. 11 avoit ditdans la page 316, que les maniérés de Morus ne plaifiïentpas À tout le monde, & qu on a vu presque toujours mal réus-sir ses imitateurs.
(JC ) On le traduisit tout de nouveau aux Synodes. ] On.peut dire que Mr. Morus ne fut pas long tems en paixdans l’Eglile de Paris ; car dès le mois de Septembre 166Íon porta des plaintes contre lui au Consistoire, qui n’eu-d’accusations de quelques Provinces entìeres, w tout cela par rent point de fuite, & peut-etre n’en e,urent-elles point,êe ne sai combien de détours bien moins imocens que ceux de » cause qu il demanda son congé pour aller en AngleterreU Tangue Le Pere Adam fit à-peu-près les mêmes repro- au mois de Décembre 1661. II en revint au mois de J«°ches- mais voici ce que Mr. D aillé lui répond (zz) ; 1662.. Tout aussitôt les plaintes aiant été renouvellées, &
Pourquoi voulez-v.ous que je Peuffe condamné, & jugé Consistoire ordonna qu’il seroit ouï, mais qu’en attends" indigne des offices que la charité doit à tous ses pro- il s’abstiendroit de prêcher. Ses partisans le voulurent &»L”, chains dans le besoin, moi qui Pavois ouï , moi qui prêcher en dépit du Consistoire, & pour cet effet il«
, ne Pavois pas seulement ouï, mais qui après avoir pris saisirent des avenues de la chaire, & ne voulurent P°
,, une exacte conoiffance de la cause avecque toute la souffrir que le fils de Mr. Daiilé y montât; ce qjj 1„ diligence & toute l’application d’esprit dont je suis ca- un si terrible désordre, qu’il n’y eut point de P/ edl ” q... étois demeuré convaincu de son innocence? le matin de ce Dimanche. Quelques chefs de faiunie.^
je n aurois deu ces petits devoirs qu’à ma sent recours au Parlement, qui ordonna le 2.7 ,E/ 1 oqueson sentiment me justifie assez contre les 1661 que l'on assemblerait un Collomie. Ce ^ ,
pableQuandconscience
violence £ 1 iei y. 1 Ì nenc me J ultlíle contr e les 1 661 que l’on assemblerait un Colloquek les médisances étranges où vôtre prosélyte suspendit Mr. Morus pour un an. Le Syn
Synode de
l’Ile deFrance