MÒSYNIENS. MOTHE LE VAYER. MOTTE-AIGRON.
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./ Cap. XIX
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íbtis la chaîne, 5 c fous une forte garde (g). Ils fe nourrissoíent de gland, 8c de la chair des bê- (h) stnbo;tes sauvages, 8c ils drelîbient des embûches aux voiageurs (h), & traitoient très-mal les étran- fififfi 1 ’gérs (z). Ils fe faifoient des marques par tout le corps (k). Consultez Xenophon au V Livre (/) Ponipo-de l’Expédition de Cyrus le jeune. II y a donné un long détail de leur maniéré de s’armer, 8c de ™ s r A j cia ’fe nourrir, 8cc. II dit qu’étant seuls ils parloient, ilsrioient, Sc ils dansaient, tout comme s’ils c^.V/r.cuisent été en compagnie. ^ LL ' í " i
pollonius, 8 c néanmoins il n’aura rien dit de la punitiondes grandes fautes; il fe fera arrêté aux idées les moinsdésavantageuses à une Nation qu’Apollonius vouloit dé-crier, il fe fera tû absolument à l'égard du fait qui la pou-voit rendre plus odieuse; enfin il n'aura marqué dans sesexpreffions aucune trace de la distinction dont il s’agit. Oùfont les gens qui digéreront cela? Pour qui est-ce qu’IsaacVoflius prenoit ses Lecteurs? On trouveroit mille fautesde cette nature dans les meilleurs Ecrivains, si l’on fe don-noit la peine d’éplucher rigoureusement leurs Livres.
Notez qu’il faut convenir qu’Apollonius s’est expliquétrop confusément : c’est ce qui a fait errer PomponiusMêla. Je m’étonne que Diodore de Sicile ne dise rien decette Loi; lui qui observe que ces barbares t en oient en-fermé leur Prince toute fa vie dans le donjon de leur ca-pitale (i i).
(ii) Locus ifîe ah'orum cafltìlorum vehtti caput 0 “ pnmarìd regionis arx ,fuit: in cujus parte editìjfima rtx atilam habehaî. Patrius autem hic mospro lege erat 9 ut per totam inibi vitam rex subsistent mandata populìs indedistribuent, Diodorus Sîculus 3 Libr, XIV , Cap* XXXI , pag. m, 592.
MOTHE LE VAYER (François de la) Cherchez Vayer.
MOTTE, ou MOTHE (la) Ville de Lorraine. Le Moreri marque où elle étoîrsituée, & qu’elle fut prise par les François l’an 1(534 (A), & que depuis elle a été ruinée. Celaest trop vague, on a besoin d’un récit un peu mieux circonstancié. Disons donc que cette Placefut rendue au Duc de Lorraine par un Traité de Paix l’an 1641 ; mais comme ce Prince n’exécutapoint ce Traité,le Cardinal de Richelieu souhaita passionnément de lui enlever la Motte: il n’envint pas néanmoins à bout ; les troupes de France qui la bloquèrent furent contraintes de se reti-rer (B). On ne travailla tout de bon à la réduire qu’en 164p. Le Cardinal Mazarin la fit assié-ger par Magalotti son neveu, qui poussa les attaques avec beaucoup de vigueur, 5 c qui trouvad’autant plus de résistance qu’on ne croioit pas qu’il obscrveroit la Capitulation qu’il accorde-roit (C). Le Marquis de Villeroi, qui lui succéda au commandement de l’Armée, contraignitle Gouverneur de la Place à capituler : il lui promit entre autres choses qu’elle ne seroit ni raséeni démantelée; mais cet article ne fut point observé; le ressentiment de la Reine mere l’emportafur l’obligation de tenir parole (D).
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h. 79.
{A) Elle fut frise far les François l’an 1634.] Voici un qu'il feroit avec lut, comme il l’avoit juré dans la colèresp’etit détail. LouïsXIII ordonna auMaréchal de la Force, ' fìqué des injures infâmes ex outrageuses dont la Reine Mere,
„ qui demeurait toujours fur les Frontières de Lorraine le Cardinal, & lui avoient été chargez fendant le siège, frit,, avec des Troupes, de réduire fous son obéissance toutes la résolution de fe défendre jusqu à l’extrêmité (3). (s) Me-
„ les Places qui ne reconnoissoient pas encore son Auto- (D) Le ressentiment de la Reine mere l’emfortasur l'obli- Marquis do„ rité. La Motte comme la plus forte fut la prémiere at- gatïon de tenir parole,'] Nous venons de voir la cause de Beauvau,
„ taquée, & donna feule plus de peine au Maréchal que l’indignation de cette Princesse, & vóici quelles en furent tt, ’
„ toutes les autres,quoi que n’étant pas suffisamment pour- les suites, „ Cette Capitulation fut exactement observée„ vûë de gens, & de munitions de guerre 8c de bouche, „ pour ce qui regardoit les gens de Guerre & les meubles« 8c ne pouvant être secourue, à cause de la conjoncture „ du Duc; mais les Fortifications, 8c toute la Ville, fans„ du temps favorable au Roi en ces quartiers-là, elle ne „ en excepter même l’Egltse, furent si entièrement rasées,
„ fe défendit pas autant qu’elle aurait pû faire, étant la „ qu’il n’en parait pas les moindres vestiges présentement:
,» plus forte qui fût en Lorraine, & pour fa situation fur la Reine Mere ayant si vivement ressenti les injures»> îeR° c . qui en rend les approches très-difficiles, 8c pour „ atroces dont on l’avoit outragée, quelle aima mieux„ n’être commandée de nulle part. Elle fut rendue néan- ,, manquer à fa parole qu’à fa vengeance. . . Voilà la fin„ moins au bout de trois mois, après que Mr. d’Iche, qui „ de la Mothe, qui pour fa situation 8c la force de ses„ en étoit Gouverneur, 8c qui la défendent, y eût été tué „ Remparts taillez dans le Roc paroissoit imprenable, 8c,, d’un éclat de Canon (1). „ les matériaux de cette malheureuse Ville, comme par
(B) Les trous es de France qui la bloquèrent furent con- ,, une juste rétribution des ruines qu’elle avoir causées auxtraintes de fe retirer. ] „ Les armes du Roi étant alors oc- „ Villages des environs par les courses 8c les brigandages,, cupées en divers endroits contre l’Espagne, tout ce que „ servirent à leur réparation (4).
„ put faire Monsieur du Hallier avec le petit corps d’Ar- Le Marquis de Beauvau a condamné avec raison cette„ mee qu on lui laissa, fut d’y former une espece de blo- sensibilité de la Reine mere. Il y a sujet de s étonner , dit-” 1 US * e sp. era uee del’affamer, sçachant bien qu’el- il (ç), qu une st grande & fi vertueuse Princesse, qui avoit
3t e ** 01 P as lc ?" fournie de vivres: mais le Duc ne lui fousjours donné d'injìgnes marques de piété , z? dont lu bonté
>> donna pas le loisir ; car apprenant les extrêmitez des étoit naturelle, n ait sas été capable de digérer des injures,
„ aítìegez, il leva le siège de T ânes qu il av oit attaqué ordinaires à V insolence des gens de guerre , lesquelles ne peu-,, pour venir à leur secours, 8c contraignit Monsieur du vent jamais blesser la réputation-, ex que pour se vanger d’une„ Hallier, après quelque escarmouche, de se retirer avec blessure plus imaginaire queffeílive , elle ait bien voulu ha-„ perte de son Bagage, ayant auparavant envoyé son Ca- zarder de flétrir fa gloire par le ■ manquement de fa parole,
„ non à Chaumont, pour une plus seure précaution (z). ex ruiner flufieurs particuliers ïnnoeens par la désolation d’u-(C) On ne croioit pas que Magalotti observerait la Capitula- ne Ville entière , dont les ruines ne peuvent jamais être fiùon qu’il accorderoit.] Voici la raison qu’en donne Mr. le cachées à la postérité , quelle fuisse oublier cette aílion. LaMarquis de Beauvau. Magaloti s'étant rendu maître de la Reine eût mieux fait de mépriser ces injures soldatesques, Disseîtaí "Contrescarpe , il fit d’autant plus promptement jouer la mine 8c d’imiter Catherine de Medicis (6). Mais si pour faire un tion fur lesà un Bastion, qu’il rencontra heureusement force veines dans exemple elle vouloit à toute force punir la ville qui s’étoit Libellesle Roc; mais son bonheur ne fut pas de longue durée; car portée à ces excès de brutalité 8c de fureur, il ne faloitayant réduit les assiégez à foûtenir l'assaut, ou à capituler, pointl’admettreà capituler, il faloit la prendre d’assautoula Nim.sn 'Clicot pour ne recevoir aucun reproche en son honneur , quoi contraindre de se rendre à discrétion quoi qu’il en coutat; à la fi n ,uqu’il se vît sans apparence de secours, ex pour la crainte qu il 8c alors sans contrevenir à la foi publique, on eût putut aujfi que Magaloti ne lui tiendrait point la capitulation donner à la vangeance tout ce qu’on aurait voulu. e *
(4) Là- 7 ne 4m £ ,pag. 874
(s)
MOTTE-AIGRON (Jaqjjes de la) s’est fait conoitre par la qualité d’Auteur, ^pendant la fameuse querelle de Balzac avec le Général des Feuillans le Pere Goulu. II avoit fait xm d/Une Préfacé fur les Lettres de Balzac, 6c il avoit pris la commission conjointement avec Monfr.
' de Vaugelas(^), de porter au Pere Goulu un Exemplaire de l’Apologie de Balzac,dans laquelle
l'ï Pré fat . on maltraitoit fort un jeune Feuillant. Comme le Pere Goulu prit l’envoi de cet Exemplaire
l p «*- Pour un cartel de défi (a), il sc mit tout auffi-tôt à écrire contre Balzac d’une maniéré tres-em- Réponsesîhyi? 6 ”' P°rtée, 8c il décocha quelques traits contre le Sieur de la Motte-Aigroii; ceux-ci entre autres, JVharq.
M’z/ étoit fils d'un fort honnête Apotìquaire , (5? qu’i/ vivoit ordinairement à la table de Balzac (b). 32 ? j, 3 ^ s
J fi. ! i On prétend que ce fut violer en quelque forte les droits de l’hofpitalité, puis que le Pere Goulu
avoit logé plus d’une fois chez le pere du Sieur de la Motte-Aigron (c); mais d’autre côté cela (jeanJAA
pou- m "ì uc (V>-
(- 4 ) Conjointement avec Mr. de Vaugelas.] Le P. Goulu, ves; (il y a des Lettres à ce Prieur parmi celles de Balzac) sl ,
.s H Préface de la II Partie de ses Lettres, dit que celui mais la Motte-Aigron nous aprend (1) que celui, avec le- àPhyiiar-
Tu accompagnoit la’ Motte-Aigron étoit le Prieur fie Chi- quel il alla voir le Pere Goulu, étoit Mr. de Vaugelas. />. ips>,
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