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R AME.
(a) Dans faBibliotheq.Françoise,pa$, 120 &fsav.
J
( I) C’efi-Ì-d re /* Apo-logie deBalzac,
composée parle PrieurOgicr.
(2) Consc-ience Aca-démiquc,
r- 4 .
(a) Paisde Lutzjl-stein.
(£) Ce fut àcause queMuículnsdisputait tropavec un Mi-nière ^Ana-baptiste quilogco't chez.le Tijferan .
(c) Conférez^ce que dtjfiisT^emarq. ( Z)de f^ArticieJ U N ï V S(François).
444 M U N U Z A. M U S A C. M U S C U L U S.
ce présent à son Souverain en faveur de son ambition, que de le garder pour ses plaisirs particu-liers. II ne faut point douter qu'il ne découvrît l’alliance qui avoir été entre Munuza 8c Eudes ,& qu’entre autres motifs il ne se proposât le châtiment du beau-pere, qui avoit poussé le beau-filsà se soulever. Aussi vit-on que perlonne ne fut plus allarmé qu’Eudes de ì’expédition d’Abdera-me, 6e que personne n’en souffrit autant que lui: ce qui sert à réfuter ceux qui l’accusent d’avoirattiré les Sarrazins, comme je l’ai remarqué ailleurs (r).
MU SAC, Gentilhomme Bourguignon, composa une Conférence Académique qui fut im-primée à Paris l’an i6zp. Elle eít divisée en trois Parties, 8c contient 334 pages in 8. J’endonnerai quelques Extraits, qui pourront servir de Suplément à l’Hiíloire de la Dispute de Balzacavec le Pere Goulu (A). Je m’étonne que le Sieur Sorel n’ait rien dit de cet Ouvrage, lors qu’ila fait le détail de cette fameuse Querelle (<?),
(A) Je donnerai quelques Extraits qui pourront servir deSuplément à i’tìistoire de la Dispute de Balzac avec le PereGoulu.] Les personnages de cette Conférence Académi-que font huit en nombre. Quelques-uns d'eux parlent pourBalzac ou contre Balzac: quelques autres pour ou contrele Pere Goulu; & enfin l’un exerce l'office déjugé. Ontrouve à la page 47 que le judicieux Vallentin qui a drejjéle Tombeau de l'Orateur François suivi le Trason pas àpas examinant l’Apologie ( I ) page après page y a remarquébeaucoup de deffauts. Nous allons voir de quelle maniéréon parloit de quelques Livres que Balzac devoit donnerau public : elle étoit la plus propre du monde à les fairetrouver mauvais, quelque bons qu’ils eussent pu être; carenfin ils auroient été infiniment au dessous de la hauteidée qu’on en donnoit. Les amis & les ennemis d’unAuteur ne fauroient lui rendre un plus mauvais office , qued annoncer ses Ouvrages fous une notion ft pompeuse.C’ell étouffer-un enfant à force ou fous prétexte de le ca-resser. „ II fera voir, si on luy donne du loisir & si on a„ de la patience, qu’il peut aussi bien réussir aux pieces„ amples qu’aux brefves, & qu’il a tellement en main les„ armes de l’Eloquence, qu’il se sert aussi dextrement de,» l’espée que du poignard. Ce sera lors que paroistront», fur le theatre du monde. Ce Prince qui doit effacer la,, gloire de tous les autres en la mesme sorte que le So-„ leil engloutit les efloiles à son lever. Cette solitude ad-» mirasse qui ostera le lustre à la République de Platon.,, Ce jugement redoutable qui examinera tout l'Univers», & qui à limitation du dernier rendra à un chacun selon„ ses œuvres, & cette histoire incomparable où comme„ dans un miroir enchanté paroistront les actions les plus», cachées de la vie humaine, & qui servira de réglé à la„ morale & à la politique, à quoy s’arrestera comme à„ un principe invariable toute la postérité (2) Cettemême raillerie avoit été débitée en d’autres termes:», Tout le monde s’attend avec beaucoup d’impatience de„ voir bientost groffir les œuvres de l’Autheur des Lettres„ de ce grand ouvrage dont il parle tant Sc depuis si long„ temps, 6 c que là il desployera les. maistresses voiles de„ son Eloquence incomparable, & bandant tous k s nerfs„ de son eiprit qu’il descouvrira tous les ressorts de fa doc-„ trine, cette solitude ou cet hermitage où il entrera plus», de pieces qu’en la République de Platon. Ce Prince,„ travail inimitable, dont le fragment qui s’est fait voir„ comme un efchantillon a esté defehiré en lambeaux par,, Philarque, fera voir si la principauté des beaux esprits,, luy demeurera, ou si la couronne luy durera aufìi peu„ fur la teste qu’au Roy de Boheme. Ce grand jugement„ des vivans & des morts, (ii ce mot se peut dire sans„ blasphémé & fans usurper l’office du Fils de Dieu à qui„ le Pere a donné tout jugement) ce jugement qui doit,, palier celuy de Michel Ange & de l’Archange encore,
,, s’il luy plaist ainsi , & balancer toutes les actions des„ hommes d’un li juste poids qu’il fera égal à celuy du,» sanctuaire. Ce jugement dernier du premier de tous
„ les Eloquens qui doit censurer tout l’Univers, & fans .
,, miséricorde faire le procès à des criminels que les Par-„ lemens adorent, c’est à dire, aux Rois & á la faveur inique,
,, avec une bien plus ample liberté & un ton bien plus p„g. m„ redoutable que celuy des Lettres, où les Papes, les à- /*>'»•
», Rois,.les Cardinaux, les Princes d’ítalíe & des autres ,
,, nations font pincez jusques au vif, fans doute cet effroya- U)
„ ble jugement où P Eloquence fera affile fur un throíhe ^
,, de feu avecque des foudres à la main, & son Ministre ruiez„ couvert de lauriers comme un Alexandre fera trembler pog.ioj.
,, les morts & les vivans, & passera les censures de l’A- .
„ retin dont la langue Sc la plume ne pardonnèrent qu’à (s)-^
„ la .divinité qu il ne cognoifloit pas ( 3 ; . Ce qui fuit m(tníe & iaconcerne le Sieur de Javerfac (4). A ce dernier 1 Acates cmrdeV'de Philarque efirivant à Palemon fimble avoir de telle sorte me-,humé le^vent qu’il eriait perdu la parole, c? luy avoir fermé l s ae*
la bouche sans luy donner un chapeau de pourpre (5) . nouveaux
Ce ri est pas qu il n ait fort bonne opinion de son esprit 0- beau- cardinaux,coup meilleure de sa valeur qu il despeint dans son second dis- & paie l*cours d’Ariftarque ( ainfi se nomme t’il ) à Calidoxe avecque le,írdes couleurs qui ont de l'air de Roman, encore qu'il affeure çjnjìfloirt-que cette Histoire n est pas une Fable. Mais en son premierdiscours addrejsé à Nicandre il faut avouer que s estant pro- (s) c’eflposé de combatte tout à la fois deux grands ennemis, il se qui est ifdesmeste du principal avecque fi peu davantage qu'il semble cr ‘fAséiwque l'autre quil ri avoit touché quen pajsant pouvoit bien se paladinpasttr d'exercer une fi violente vengeance que celle qui est des- javerfac-crime en ï Avant ure de l'IJle enchantée (6). Mais c’est à. luy Votez 1 “de demefier cette querelle avecque Narcisse qut l’attend il y a Artid‘long temps au pré aux Clercs à couvert neantmoïns de tous j* A v f r-les mauvais vens , esr auprès du Soleil de la nuitl 0- des mau - sac.vais jours, à trente journées de la guerre. Résolu de se bat-tre avecque des espées dont les lames soient non de damas, (7) C' 4 '*'mais de satin, 0 - des pistolets chargez, de prunes de Gennes 0 direde poudre de cypre. .... Un adversaire plus magnifiques a/grO^plus digne de considération , c'est à mon avis ÍAutheur de la Aà fi»Responje à Philarque ( 7 ), qui est le mesme de la Préfacé des Artide. °*belles Lettres L? filon l’opinion de quelques uns de ce gene-reux ouvrage qui porte pour titre la Deffaiíle du Paladin, fsslmx A 1Cette Responfi est une ptece concertée , ou quoy que l EJcri- / a w*vain afjeure le contraire, on tient que Narcisse a bonne part, de U coirbien que non pas telle quen l’Apologie que chacun luy attri - íéieacebue ( 8). Ac;ldcn
Les Parties aiant dit ou pour où contre Balzac & son que ‘Adversaire toutes leurs raisons, celui à qui elles déférèrent t%\ C00&le Jugement de la Cause donna cet Arrêt: rence
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pag. - 65 '
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Eglogue de Virgile, fr vitaU tu dignus £r hic, ire. (lo) Confe’rencc AC*“ 5que, pag. 3 u.
Je vous juge tous deux dignes de la genijfi (p).Tant vous estes esgaux en ce bel exerciceDe parler V respondre, ast'ez braves guerriers.
Tous deux également couronnez de lauriersEstevez nofire langue au plus haut de Ja gloireEt consacrez vos noms au Temple de Mémoire (10).
MUSCULUS (W o l f gang) l’un des plus célèbres Théologiens du XVI Siecle,naquit a Dieuze en L on aine le 8 de Septembre 14-97- Son pere qui étoit un tonnelier levoiant enclin a 1 étude le destina aux Lettres j mais il salut que TEcolier pourvût lui-même à fasubsistance, c est-a-diie qu il mendiât son pain en chantant de porte en porte. II chanta un jour àVespres dans un Couvent de Bénédictins (a) si heureusement, qu’on lui ohitgratis l'habit del'Ordre. II accepta la proposition. II n'avoit alors que quinze ans. II s’apliqua beaucoup à l’é-tude, & devint un tres-bon Prédicateur. II aprouva les sentimens de Luther, & les soutint for-tement en toutes rencontres : 6c cela fit beaucoup d’impreffion fur plusieurs de ses Confrères ; car-ia plupart des Bénédictins de ce Couvent quittèrent le froc. II se fit d’autre côté beaucoup d’en-nemis, & se trouva expose à divers dangers j mais enfin il se tira de ces embaras par la professionouverte du Luthéraniíme. II se sauva à Strasbourg vers la fin de l’an i f 2.7, 6c y épousa en faced’Eglise le de Décembre de la m.éme année Marguerite Barth, qu’il avoit fiancée avant qu ede sortir du Monastère. N’aiant pas dequoi subsister, il mit sa femme pour servante chez un Mi"nistre,6c se rendit aprentif du métier de tifferan chez un maître qui le chassa deux mois après (b)-11 s’étoít résolu à gagner sa vie au travail des fortifications de Strasbourg (r) ; mais la veille dujour qu’il devoit commencer cette corvée,il fut averti que les Magistrats le destinoientàprêchei"tous les Dimanches dans le village de Dorlisheim. II en fut bien aise, 8c il s’aquita exactementde cette fonction, elle ne l’engageoit point â la résidence, il partoit de Strasbourg le Samedi»
6c il revenoit le Lundi. 11 logeoit le reste du tems chez Martin Bucer (A), La chose pi lC
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(A) ll hgeoit le reste du tems chez Martin Bucer.] II y gagnoit sa nourriture par la fonction de Copiste;