MUTIUS. NANNIUS.
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en cite quelques morceaux que je mettrai ci-deíïòus, à cause qu’ils peuvent servir de Suplément w Cefiuà une Remarque de l’Article de Grégoire VII (c). \*marq. (c),
plusieurs s'djoignirent à ïEglise main forte k la sévérité de la Discipline Ecclésiastique , ç? f ai . ^
sant condamner les refraélaires remit en paix l’Alemaìgne , z? Hpmala fainfleté du Célibat de VEglise (s) ; ce qui vient tout au re- versus inbours de ce que du Plejsis nous vouloit faire voir icy d’unËmpe- c,na p° A&-reur (3). et m,..
« cette discorde sut cause„ Orientale.
Fronton du Duc, répliquant à cet Ouvrage de duPleffis,s'est contenté de cette Note générale. Nous ne faisons pointd'estât de ce que du Plejsis nous entasse ici tiré de s Histoire deHulrìc Mutius, lequel on fçait avoir esté Protestant de religion,Alemand de nation, V menteur impudent de profession , c?toutesfois il ne peut nier que l’Empereur enfin ne se mit du costédu Pape c V faisant assembler un Concile à Mayence presta
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jugia [Mata voltbant, acceflìt, alits qtti « opinion! nsisttrent canclemnatis : fia p M m mGermaniam canflìtMam. Etpencxus de Continentiâ, Libr. I, Cap. Xu, íx Mutio.( 3 ) Fronton du Duc, Réfutation de la prétendue Vérification du Sieur du Pieílis ~l“g. 5 4
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.ANNIUS (a) (Jean) fameux Jacobin, qu’on apelle ordinairement An-1 ni us de Viterbe, fut élevé à la Charge de Maître du sacré Palais l’an 14pp.II mourut le 13 de Novembre ifoz, à l’âge de soixante Sc dix ans {b). Laville de Viterbe se fait tant d’honneur d’être sa patrie, qu’elle fit réparer sonEpitaphe l’an 1618 (c). C’étoít un homme qui ne manquoit pas d’éruditionpour ce tems-là: il savoit même les Langues Orientales (J), Sc il composa desCommentaires fur l’Ecriture (e). II fut long tems Professeur en Théologie;mais rien n’a contribué autant à faire parler de lui, que l’Edition de quelques Auteurs fort an-ciens dont les Ouvrages p assoient pour perdus f A'). II est vrai que presque tous les Savans firentpeu de cas de cette publication (A), parce qu’ils connurent que ce n’étoient que des Pieces su-posées. On en est plus persuadé présentement que jamais; Sc quoi qu’il s’éleve de tems en temscertains Auteurs qui le protègent (C), il n’est pas jusques aux Dominicains, qui pour la plupart
( A] H Edition de quelques Auteurs fort anciens dont lesOuvrages pasfoient pour perdus. ] Voici la Liste des Piecesqui font contenues dans cette Compilation d’Annius: Ar-chilochi de temporibus Epitome lib. I, Xenophontis de JEquì -voeìs lib. I. Berosi Babylonici de Antìquitatìbus ItalU ac to-tius orbis lib. V. Manethonis JEgyptii fupplementa ad Bero-fum lìb. 1. Metasthenis Perse, dejudicio temporum, O 1 An-
ne
Barreiros & Goropius Becanus font voir clairement la íu-pofition. La Popeliniere écrivit auffi contre Annius (6);je ne sai point st son Ecrit a vu le jour. Le savant Onu-phre Panvini se déclara contre ces mêmes Ecrits (7) ; &l'on vit paroître à Boulogne l'an 1638 une Lettre de JeanBaptiste Agucchi, où ces prétendus anciens Auteurs fontréfutez d’importance. Le Pere Noris a cite (8) un hom-
nalibus Perfarum lib. j. Philonis Hebrû de temporibus lìb. 11 . me (9) qui avoit écrit depuis peu contre cet Ouvragestoannh Anniì de prímis temporibus, vr quatuor ac viginti d’Annius. Je pense que Volaterran & Sabellic furent lesregibus Hijjpani&,& tjus antiquitate lib. i. Ejusdem de antique- premiers qui témoignèrent que ces Auteursleurparoiffoient
tate & rebees Ethrurk lib.l. Ejusdem Commentariorum in Pro-pertium de Vertumno sive Jano lib. I. Gfifiabïe Pìeiorìs de aureofaculo, & origine urbis Borna lib. 11 , Myrsili Lesbïe de origineItalU,ac Turrhenìa lib. I. M. Catonis fragmenta de originibusà -f; Antoninì Pïe C s saris Auguste Itinerarium lib.l. C.Sem-pronìe de Chorégraphia five deferiptione Italk lib. 1 . JoannisAnnie de Ethrufca simul ltalìca Chronographia lib. I. Eius-dem tstUnes de_ Thufcía lib. I. cl.. Marii Aretii, PatricïeSyracujane de fétu. tnsuU SicelU lib. I. Ejusdem Dialogue in quoHejpanea descrebetur. La prémiere Edition de cet Ouvrageest celle de Rome estez Eucharius Siber 1498. La secondese fit à Venise la même année estez Bernardin Veneto:mais on n’y mit pas les Commentaires de Jean Annius. IIs’en est fait depuis ce tems-là beaucoup d’autres en diverslieux: je me fers de celle d’Anvers 1551 in 8. L’Auteurdédia ces Livres à Ferdinand & à Isabelle. II leur dit qu’il
les leur dédie, parce qu’ils furent découverts au tems que Mazza publia un in folio (14) à Verone l’an 1673.
leurs Majestez subjuguèrent le Roiaume de Grenade. IIprétend les avoir trouvez à Mantoue, lors qu’il y étoitavec son patron Paul de Gampo Fulgose Cardinal de St.Sixte (1). L’Ouvrage au reste n’est pas divisé en 2.7 Li-vres, comme l’affûre Moreri, mais en XVII. Cette fau-te n’est pas peut-être de Moreri, mais de ses Imprimeurs.
(E) Presque tous les Savans firent peu de cas de cette publi-cation.’] L’Article d’Annius de Viterbe dansVoffius est fortbien rempli, & Mr. Moreri n’en a pas mal profité. De làvient qu’on trouve dans son Dictionaire un récit assezcurieux 8c assez ample touchant ce Dominicain. On yvoit le nom de plusieurs Savans qui l’ont réfuté: maison
voici le Titre, Apologìa por Frate Gioanni Annie Viterbese.Son principal but est de prouver que s’il y a eu là quelquefraude, il ne la faut point imputer à Annius : mais il passeplus avant; il soutient que ces Ouvrages font légitimes, &il tâche de répondre à toutes les Objections. Cette Apo-logie aiant été critiquée, le Pere Macedo s’éleva contre leCritique, non pas à dessein de soutenir que le Berose Lee,publié par Annius soit le vrai Berose, mais pour faire voirqu’Annius n’a pas forgé ces Manuscrits (1;). Un Apolo-giste plus moderne prétend l’un & l’autre; il se nommeDidimus Rapaligerus Livìanus. II publia à Verone l’an1678 un Ouvrage in folio, intitulé 1 Gothi illustrait, overo
fera bien d’aller à fa source, c’est-à-dire à Voffius même, istoria de i Gothi antìchi (16), dans lequel il ramasse toutesnu; í>r,nnvn 4 ’ - „ h r rit. i..... — j es ra jf on s qu’il peut, pour faire voir que les Ecrivains
qu’Annius a publiez font légitimes; & qu’en tout cas ceDominicain ne les a point fabriquez. On fait, dìt-il, que leBerose lui fut donné à sienes par le Pere George d’Arme-nie Dominicain, 8c qu’il avoit trouvé tous les autres,hor-mis ManetstoU , chez un certain Maître Guillaume deMantoue. Ainsi, quoi que nous ne sachions pas d’où ila tiré Manethon, nous devons croire qu’il ne l’a pas su-posé : sa candeur à l’égard des autres lui doit servir de ga-rant par raport à celui-ci. Or, comme on l’accuse d’avoirproduit des Tables de marbre fur le pied d’Antiques, quoiqu’il les eût lui-meme forgées, ce même Auteur prendson parti là-defsus, 8C fait voir que cette accusation estcalomnieuse, puis que ces Tables furent découvertes, les_L11 J unes
qui nomme encore d’autres Censeurs, 8c qui cite leurs pa-roles. Pineda en nomme plusieurs autres (z). André Schota inséré dans l’un de ses Livres (3) deux savantes Digres-sions. La prémiere est un morceau des Origines d’Anverspubliées par Goropius Becanus. La seconde est la Tra-duction de la Censure que Gaspar Barreiros publia contreAnnius. II la publia d’abord à Rome en Latin (4), & puise ji sa Langue maternelle qui étoit le Portugais. On a in-féré cette Censure selon l’Edition Latine, dans la Compi-Ution d’Annius imprimée en Allemagne par les Comme-bns; mais André Schot nous la donne selon l’Edition Por-tugaise qu’il a traduite en Latin. Don Nicolas Antonion a point su que Gaspar Barreiros eût publié en Latincettc Critique: il ne parle que de l’Edition Portugaise (;),
(c) Alta-mura, Bí-blioth. Do-minican.MS- rrz.
(d) LeandrAlbert, mDescript.Italiar, pag.
m. 115.
(e) VoítzrtnIa Lifte dans/’Epicomede la Bi-bliothèquede Gcsner.
(6} Histoiredes Histoi-, jp. Z05.
( 7 ) In An-
tiquitaribus
Veronen-
sibus.
suposez.
(C) Il s'éleve de tems en tems certains Auteurs que leprotègent .] Quand j’ai dit que la plupart des Savans con-sidérèrent comme suposées les Pieces qu’Annius donna aupublic, je n’ai pas prétendu nier que des Auteurs bien cé-lèbres ne les aient prises pour légitimes. Voffius (10) nom-me entre ceux-là Leandre Alberti, Nauderus, Driedo,Valere Anselme, Jean Lucidus,Médina, Lc Sixte de Sien-ne. Si nous en croions Altamura (n), il leur faut asso-cier Pineda; mais Théophile Rainaud (n) lc compte en-tre ceux qui ont rejetté les Ecrivains d'Annius. Je trouvequ’Albert Iírantz , & Sigonius qui plus est, ont tenu pourlégitimes ces Ecrivains. Voici un passage de Sigonius:Sjuibus epitomis (Catonis) merito tantam ego tribuo aufíori-tatem, quantam incorruptis veteribus mommentìs merito tri-buenda est (13). Un Dominicain d’Italie nommé Tomaso
En
(í>) 11 s’a-pelle Fran-çois Spara-vexius, 'dreft de Vc-
(ro) DcHist.Latinís
p. 609.
(”) In Bi-
bliotheca
Dominical!.
(12I De ma-ils & bonj sLibris, p a *154.
( T î) Sigo-à, de an-f iquo JureItalis,
Libr. /,
Ca P : XXV,
folio m. 54.
vwfo.
(H) Le
Journald Italie àn28 Février*674 enparle,
(*$) Votez, leJournald’italie du26 de Janvier1675 .
{16) Volez, teVIII Jour-nal d’Italiede Pan Jó7>,pag* 120.
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