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Tome troisieme. K - P.
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4 Í 4 *

NANNIUS. NAOGEORGUS, NAPLES.

(/) Scali-gerana, VoceAnnius.

(17) Gior-nale VIIIde’ Lette-rati, 1678,pttg. 122.

(18) Appcn-dix Biblio-thecx Do-minicau.pag-St 7 .

(«) Et ttonfat Nao-georgius,comme V a-piìle Borri-chius; ouNeageor-gius , commeVajoeUeKonig.

(b). JeanDeslyons,Doien &Théologal de

(î) Vubìtíta WittembergTttn 1538.

(2) T MUVan J s 19.

( J ) Votez.Èorrichiiisde Poëtis,p*g. 134 >eu plutôti’Epitomede la Bi-bliothèquede Geíner.

(ri Le 2(5de sevriezirSS. An-selme, Hist.Génealog.P-8- 336 .

(2) Le 2!d’^oct 1268.Ld'm.mc.

(3) Viré du

Pere Ansel-me, Hist.Généalogi-que de laMaison deFrance,Chap, XIV.

ne tombent d’accord que ces Ouvrages sont illégitimes. Ils sc contentent d’alléguer que leurAnnius y procéda de bonne foi, & qu’il ne fut pas un Imposteur (D), comme on l’en accuseordinairement. Un homme qui l’avoit vu disoit que c’étoit un fou (/).

unes avant la naissance d’Annius, 8c les autres par desgens qui les présentèrent au Pape Alexandre V I. E tac -eiato fer impostore d'alcune tavole dt marmo dalle quali diedeìn luce la spiegazione. Se pero fi deve penderare la venta ,con sodi argomenû quefi' Autore libéra dall imposture de suoiAuversarti Annie , con provar eviâentenoente ejfcr le due t re-voie da lui chiàmate Libiscille dal luogo , ove supono trova-te , Jlate dissepcllite molto tempo avanti cbe Annìo nascesfe,

. E ìn puant0 aile duc Ctbelane, e la Longobanca ,

furono da altrl trovate e presentate ad Alestandro VI per ta-cere dell’ Ojinana che avanti che nascesfe Annie , su resa allaluce (17).

(D) Les Dominicains . . . se contentent d’alléguer qu’ An-nius ne fut pas un Imposteur.'] Je viens de citer des gensqui ont travaillé à le défendre, & je renvoie mon Lecteurà l’Appendix d’Altamura (18), où l’on trouve le nom deplusieurs autres Apologistes. J’ai été surpris d’y voir qu’Al-tamqra ne conoît aucun Auteur, qui avant Petrus à Valle-claufa ait accusé d'Imposture Annius de Viterbe. Souve-nons-nous que ce Petrus à ValUclaufa , Auteur' du LivreDe immumtate Cyriacorum à censuris , n’est autre queThéophile Rainaud. Or il est certain qu’avant lui une in-finité d’Auteurs avoient accusé Annius d’être un Imposteur.

Voler dans Moreri le passage d’Antonius Augustinus. Cequ’il y a d’admirable est que dans un Livre où ThéophileRainaud n’étoit pas de mauvaise humeur contre les Domi-nicains, comme quand il se déguisa sous le nom de Petrus àValleclaufa , il déclare que veu la qualité de Dominicain queJean Annius a portée, il aime mieux le croire innocent(19). Finissons par les paroles d’un Luthérien, qui a cruque les Auteurs qu’Annius a publiez font légitimes, 8c quefi l’on y trouve des fautes, il ne faut point les imputer àce Moine, niais à l’ignorance ou à la mauvaise foi desCopistes 8c des Traducteurs. &jyoàenim, dit-il(zo), perDeum immortalern , prodigium suent claustralem illum ejr mi-nime tam profunde dodîum Monaclntm talìa comm 'misci poste ?Ais multa inest'e fidía, minime pro iis adloribus. Kec nos nega-mus interpolâtes universos ïllos aufíores , jruptos , fraâlos , mini-me bona aut fide aut intelligentia translatas ; tamen antiquitusex legitimis verisqtte auéïoribus excerptos , talia argumentafutit, ut qua contra asteruntur omnia evanefeant. Vel tsnumCatonem mihi vide, Cense , recense, damna etiam ut l'tbet ,videbis tamen vert illius Catonis, er fateberis etiam, ingeniumstìlumque hic supereste , quos mentiri aut fingere non fuit taliumhominum.

(19) 'Fortes-Us lumen Aalto tjitopiomìmposuHM cftipfi cAnmt >aíiern doUexpertemfuiste mdo

exifiìrMirctcum 7 lelig 19 ”

sum infinistura Prtdt~ctttorum fòprofes#*-Th.

nandus demalis ac ,bonis Libttf*nv.nt. 2.69*pag. m. 164-

(20) Bar-thius, ’ n

Animadve 1 "íìonibusad Galluinr

pag. 61.

NAOGEORGUS (a) (Thomas) natif de Straubinge dans la Bavière, vivoít au X VI i,?.' ^

Siecle. II composa plusieurs Vers Latins {A ), qùi ne plaisent guere aux Catholiques Romains •, ^ ’p'-si*car il y décrit satiriquement tous leurs abus. Un Docteur de Sorbonne (b), qui publia l’an 1670 lugnumquelques Traitez, contre la Fête du Roi-boit, observe que Naogeorgus n’a pas oublié de repro-cher aux Catholiques les superstitions Lc les excès de cette Fête. Le nom Allemand de cet Auteur Bibiioth.étoit Kïrchmaier (c). C’étoit un homme qui entendoit assez bien le Grec (B). II naquit l’an ieoiyi 1, & mourut l’an 1778 ou environ (cl). jugcm-n^

L’une de ses Pieces de Théâtre fut représentée à Heidelberg sous une constellation si benigne, Aqu’on a prétendu que le ciel sc déclara en fa faveur (C), La chose mérite d’être raportée. 1323.

(A) Il composa plusieurs Vers Latins.] Le plus célébréde ses Poèmes est celui qui a pour Titre Hélium Papistì-cum. 11 le publia l’an 1553, 8c le dédia à Philippe Land-'grave de Hesse. II est en Vers hexamètres, 8c divisé enquatre Livres. L’Auteur demeurait à Bâle lors qu’il le fitimprimer. II composa quelques Tragédies qu’on pourraitnommer de Controverse. Telle est celle qu’il intitula Pam-machìus, 8c qu’il dédia à Crammer Archevêque de Can-torberi, 8c dont le Prologue commence par ces quatreVers:

Gsuìd adferamus Ji vacat cognoscereSpeílatores , paucis exponam fìngula:

Pammachium , qui Romarins est Epis lopus ,

Evangeltcœ doíírina cepit Oïdium.

Elle parut I’an 1537. Telle est encore celle-ci (1), Incen-dia, five Pyrgopolìnices Tragœdia, nefanda quorundam Papif-tarum facìnora exponens. Son Mercator (r) est du mêmegenre («). En voici tout le Titre: Mercator , feu fudicìumin qua (tragœdia) in conspediu ponuntur Apoftolìca g? Papisticadoclrina, quantum utraque in conscientìa certamine valeat e?espeiat, er quis utriufque fitturus fit exitus. II fit cinq Livresde Satires, 8c un Abrégé des Dogmes Ecclésiastiques, &quelques autres Poésies (3).

§ («) On a de ce Poème une Traduction en vers Fran-çois , de laquelle Crêpin pourrait bien être l’Auteur. Letitre en eû,Le Marchand converti, 8c entre autres Editions,il y en a une in 16 chez François Forest, 1591 .Rem.Crit.

(B) Il entendoit assez, bien le Grec.] II a traduit en Latindivers Traitez de Plutarque, Dion Chrysostome, 8c lesLettres de Synefìus.

(C) L’une de ses Pieces de Théâtre fut representée, 8 c on aprétendu que le ciel se déclara en sa saveurs] Cette Piece deThéâtre de Naogeorgus est intitulée Haman. Elle fut jouéeà Heidelberg un 24 d’Août. Les Ecoliers que l’Electeur (4) (4)entretenoit à ses dépens furent les Acteurs. Le Théâtre fut EruUrudressé à la cour du Monastère des Cordeliers. II y eut tant ^ HUX 'd’aparences d’unc grosse pluie, pendant que le prémier Acteurse préparait, qu’on désespéra de représenter la Piece. Toutd’un coup les nues se dissipèrent: le soleil parut; 8c ce nefut pas pour un moment, mais pour tout le tems de lareprésentation. Ibi subito qui post nubila latueratsol, quasiad speSîaculum inyitatus ridens prorupit, nec usque dum luditxabli estent vel minima nubecuU locum concestt (y). Elle ne í 5 u 4ov‘ cllSfut pas plutôt achevée, que Pair redevint sombre, & il se fabridl 5 ’maintint en cet état jusques bien avant dans l’hiver (6). de ls? íSMr. Fabricius Professeur à Heidelberg raporte cela dans Scen ^f # ’une Dissertation où il soutient qu’il y a un bon usage de la '

Comédie. 11 opose cette Observation à un certain bruit (6) jstt vl< *populaire, qui portoit que toutes les fois qu’on avoit voulu [J* 1 **jouer une Piece de Théâtre, il s’étoit élevé subitement -y .une tempête. %uoniam nuper inaudivi te nefeio quas jattareobservationes de tempestatibus quoties Comœdu edebantur ex (‘fj/tnio’ *improvifo obortis , opéra pretium suerit brevem tibi narrare „'mbi n ‘]/ thistoriolam qua er imaginaria tua experientia consutetur , er obquid olim hic saclum fit edocearis. Le bon de cette Remar- ("A jrque est, qu’on y aprend que ceux qui condamnent une 5/) <"pratique, ont accoutumé de suposer que les prodiges ce-lestes se déclarent en leur faveur. Ils persuadent cela aisé-ment, 8c ils tienent ainsi les esprits dans la servitude. Leplus court fera toujours de les engager à prouver le fait, Wou de les combatre par des faits contraires.

NAPLES (Jeanne I, Reine,de) issue de Charles d’Anjou frere de St. Louïs (J)Roi de France, siicceda au Roi Robert son grand-pere l’an 1J43• Elle étoit déjà mariée avecson cousin André fils de Charles Roi de Hongrie (B). Ils régnèrent ensemble pendant trois

ans

(A) Elle étoit istue de Charles d’Anjou frere de St. Louis,]

Ce Charles d’Anjou, créé Roi de Naples & de Sicile parle Pape l’an 12.66, ne fut possesseur paisible de ce Roiau-me que par la défaite de Mainfroi ( 1 ), 8c par celle deConradin (z). II mourut l’an 12.85. Charles le boiteux sonfils lui succéda, 8c fut marié avec Marie de Hongrie sœur8c héritière de Ladiflas IV Roi de Hongrie. De ce ma-riage sortirent plusieurs enfans. L’aîné conu fous le nomde Charles Martel fut Roi de Hongrie: le second nomméRobert,fut Roi de Naples: le troisième nomme Philippe,afondé la branche des Princes de Tarente : le quatrièmenommé Jean a fondé celle des Ducs de Durazzo. RobertRoi de Naples fut pere de Charles Duc de Calabre, quimourut le 10 de Novembre 1328, 8c qui eut deux filles,savoir Jeanne qui fait le sujet de cet Article , 8c Mariefemme de Charles de Durazzo son cousin. Robert étoitdonc aieul de Jeanne: il l’institua son héritière, 8c mouruta. Naples le 19 de Janvier 1343 (3). Pandolphe Colle-nuccio s est trompé, quand il a dit que Charles Duc de

Calabre laissa trois filles (4). Tomaso Costo a relevé cettefaute dans ses Suplémens à l’Histoire de cet Auteur (5).

(B) Elle étoit déjà mariée avec André fils de Charles R ûìde'Hongrie.] Voici une nouvelle faute de Collenuccio:prétend que Jeanne épousa André après la mort de Robert,8c pour satisfaire au Testament du défunt (6). II faloit direque Robert, peu après la mort du Duc de Calabre, son-gea à marier sa petite-fille avec l’un des fils de CharobertRoi de Hongrie, son neveu. La proposition qu’il en niau Roi de Hongrie fut acceptée. Charobert passa * uRoiaume de Naples l’an 1333 , avec André son second filsâgé de sept ans. Les époulâilles furent célébrées dans Na-ples avec une grande pompe le 26 de Septembre x 33 . 3 -L’année suivante le Roi de Hongrie s’en retourna dans tesEtats, 8c laissa son fils à Naples auprès de Robert ( 7 )• ^n’ai point trouvé en quelle année le mariage fut eonsonj(

di Napoli, Lilr. V, ftlio 82 vtrfi.. ( 7) Tom. Costo, A"? 0 '? 2 //folio xos vtrfo. Il lite Midiel Ricci, çr-U j Jean Viua »

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