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conft'.pevole &consenti entecilla morteW’ lAndrcajse ,€ en I ostinioneche ancor*egli havejsebavato co •
7 nerdo venc-rto con U'J{e-gina. Pan-dolfo Col-lenuccio ,Hiíioriadel Regnodi Napoli,Libr. V 3folio m. 8Z.
(g) Hem .
( 32) Col- -lenuccio,Libr. V t folio?Z verso,
(33) Toma-so Costo,Annotaz. eSupplem,folio 11 s &
fii-
(h) Colk-miccio,
Libr» V , folioIz verso .
sîî) Bran-tome, Viesdes Damesillustres,pag* Z4S.
(36) L 9 Ita-lien de Col-lenuccio ,chiamatoGiacomoTarracone-íe, dévot têtre traduit >nomméJaques deTarragone,c*eft-à~dired'^Aragon.
(37) H rit-
porte commeun f ait Auquelil ajoutefoi , ce queraconteFroislardtouchant tumort naturelledc V Infantdo Majorque.
szî) Bran-tôme , Viesdes Damesillustres,png.3SS.
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NAPLES.
d’être le galant de la Reine (/). Cette Princesse suivie de son mari rentra dans Naples áu moisd’Août 1348, & recouvra une partie des villes ; mais le Roi de Hongrie étant revenu Pan 133*01 a mit un peu à l’étroit. Le Pape termina cette guerre à P avantage de Jeanne; car il obligea leRoi de Hongrie à la laisser dans la possession paisible de ses Etats. Elle & son mari furent couron-nez à Naples le jour de la Pentecôte 133*1 (g). Aiant perdu son époux Pan 1361, elle se remariaassez promtement avec l’Infant de Majorque, & lui fit trancher la tête quand elle eut su qu’ilavoir une Maîtresse ( F ). Enfin, elle se maria l’an 1376 avec un Prince Allemand, & vécut bienavec lui: mais Charles de Durazzo, Général des troupes du Roi de Hongrie, le vainquit dans ^ jfeze-,une bataille, & le fit prisonnier; ensuite de quoi la Reine Jeanne fut contrainte de se rendre. Lesuns disent qu'on la fit pendre (G), & les autres qu’on l’étoussa sous un coissin. Ce fut Pan Tom . m,1382 (h) ( H ). Elle étoit âgée de cinquante huit ans. II y a des Historiens qui lui donnent degrandes louanges, & qui nient la plupart des faits que je viens de raporter. Volez son Eloge dans ^ Sc hift>el’un des Livres du Pere Maimbourg (i). Consultez aussi Brantôme, qui a fait tout ce qu’il a pu d’o«ide nt >pour l’excuser (/), quoi qu’il raporte fidèlement les bruits satiriques qui courent d’elle. II a fait ss\ s o ’mention d’un Livre où on la compare avec Marie Stuart Reine d’Ecosse (K)i il n’a pas oublié Edit. *
A \ Hollande»
combattu ct* exposé pour Vamour d’elle cy fi libéralement sa vie.On lit que Medor er Claridan lors qu ils assaillirent fi furieu-sement le camp de Charlemagne tuèrent tin Seigneur d’Albretdans fa tente, entre les bras de son amie qu il ternit cette nuitla couchée avec iuy cy embrassée, dont un chacun l’en estimatres-heureux de mourir fi délicieusement. Sfie pouvoit donc efirece Prince pour mourir fi heureusement en bien servant sa Reyne,sa femme, cy sa cousine. Collenuccio remarque que Louisne conserva que trois ans la domination que son mariagelui avoit aquise : -D a tre anni Jlette il Re Lodovico Tarentinoin fignoria, e efienuato per lo inordinato e fréquenté uso délitcose veneree con la Regina, che di quella sola era vaga , final-mente mort ; ne molto fiel te la Regina, poi la sua morte , cheprese il terz.o marito, chiamato Giacomo Tarraconese Infante diMajorica, il quale era tenuto il pïù leggiadro e bell’ huomo,che in quel tempo fi trovajse (32.). Mais Tomaso Coito faitvoir là-deflus l'ignorance ou la malice de cet Auteur (33).Louis épousa la Reine Jeanne l’an 1347» il fut couronnéavec elle à Naples l’an 1352, 8c il ne mourut qu’en l’an15 6z , & il sc passa fous son Régné plusieurs choses impor-tantes, où il fit le devoir d’un brave Prince. Vous, en ver-rez le détail dans Tomaso Costo.
(F) Elle fit trancher la tète fa son troisième mari, quandelle eut su qu’il avoit une Maîtresse. ] Collenuccio ne l’af-firme point, il fe contente de dire que c’estl’opinion dequelques Historiens. Mort, questo Giacomo insra pochi ànni ,chi scrive per morte naturale, e chì dice che la regina lì fecetagliar la testa per havere usato con un altra femina. CorneJi fia egli mort , e la regtna toise il quarto marito (34). Ci-tons Brantôme (35): „ Elle épouse aprés pour son tiers,, mari un nommé Jaques de Tarencen (36) Infant de„ Majorque, qui estoit pour lors le plus délibéré Prince,„ dispos & beau personnage, qui se trouvait en la place,,, qu’elle ne voulut pourtant qu’il portast titre de Roy,„ ains de simple Duc de Calabre, car elle vouloir feule„ dominer, & ne vouloit pas avoir de compagnon, ainsi„ qu’elle faisoit bien, 8c luy monstra bien aussi, car ayant„ sceu qu’il s'estoit donné à une autre femme, malheu-„ reux qu’il estoit, car de plus belle n’en pouvoit-il choi-,, sir que la sienne, luy fit trancher la teste, & ainsi mou-„ rut". Ce qu'il y a de plaiíant c’est que Brantôme, per-suadé que la Reine ne fit point mourir son troisièmeépoux (37), ne laisse pas de dresser une longue Apologiede ce prétendu fuplice. Pour 1 e regard de son tiers mary,dit-il (38), l’Infant de Majorque auquel elle fit trancher latesté pour avoir violé son lit, c y ïavoir quittée, pour avoir,esté surpris fur une autre , encore qu on dte qu’il mourut defa mort naturelle , pourtant ce dit l’histoire , mais passe, jeveux quelle ait fait cette justice, n avott-elle pas raison d'enpunir l’adultéré , puis qu’il n avoit pas plus de Loy , ny depuist'ance de la commettre en son endroit quelle à luy ; car se-lon Dieu cette loy est commune , ey rigoureuse aujp bien aumary qu à la femme. Davantage s’d l’eùt trouvée en cas pareilqtten eút-il fait? fe m'en rapporte aux gens jaloux cy chatouil-leux en cela, encore qu’il ne fust Roy absolu, n y ayant grade,ny autorité si non pour l’amour d’elle , il ne faut point douterqu’il ne l'eust fait mourir, cy voilà pourquoy elle fit bien de luyfaire patir la loy que par adventure, cy fans doute infaillibleil luy euft fait patir, qui est la cause qu elle usa de son pouvoirRoyal estant Reyne de soy cy bien absolue. Et quand bientoutes ces raisons ne seroient , cy qui est le juge tant doux soit-il qui n’euft condamné ce malheureux d’avoir violé fa foy à laplus belle Reyne cy la plus grande Princesse cy Dame du mon-de de ce temps, cy de luy avoir faust'é compagnie , cy s’estre dé-robé pour aller habiter avec une autre qui ne la valoit pas enla moindre partie de son corps. Misérable qu’il estoit, c estoittout ainsi qu’un qui pour esteindre fa soif delaìsje la nette cyclaire fontaine, pour aller boire dans un marais fale , boueux ,cy tout vilain.
(G) Les uns disent qu’on la fit pendre .] Charles de Du-razzo, maître du Roiaume 8c dc la personne de la ReineJeanne, fit savoir au Roi de Hongrie l’état des choses, 8chú demanda ce qu’il feròit de cette Princesse. Le Roi deHongrie ,, envola à Charles deux de ses Barons pour le„ congratuler de se victoire, & fit response qu’il devoit" n j ener ia Reyne au lieu propre auquel elle avoit fait" sanglerAndreasse, íkqu'en ce m cime lieu 8c en mesme,, mamere il la fit pendre & cstrangler, ce qui fut fait.
,, 8c ce corps porté à sainte Claire à Naples, & aprés„ avoir esté trois jours morte fur terre fut enterré, & les,, deux Barons en ayant Veu l’execution en porterent les„ nouvelles en Hongrie. Aprés fut coupée la teste à Ma-„ dame Marie seconde sœur de la Reyne , femme mal,, pudique & diffamée d’avoir esté participante à la mort„ d’Andreaffe. Cette Marie fut cette Dame qui fut fem-„ me de Robert d’Artois, & aymée de Boccace qui pour,, lors fleurissoit, pour laquelle il escrivit en sa langue vul-,, gaire ces deux Livres tant excellens,laFlammette &Phi-„ locope (39)”. C’est la Traduction que donne Brantô-me de l’Italiemde Collenuccio: mais Tomaso Costoobserve, 1, Que Collenuccio est le seul qui dise que laReine fut pendue (40). z. Que la femme du Comted’Artois s’apelloit Jeanne, & non point Marie. 3. Qu’elleétoit niece & non pas sœur de la Reine. 4. Que cellequi a été louée 8c aimée de Boccace n etoit ni niece nisœur de Jeanne, elle étoit fille naturelle du Roi Robert.La Maria per cui scrìsfe il Boccac. fu figliovola baftarda delRe Ruberto avanti ch'ei susse Re : vedilo chlaramente espreffonel principio del Filocopo (41).
(H) Ce sut l’an 1382.] On ne le peut nier: si est doncun peu étrange que ses funérailles n’aient été célébréesdans Avignon par ordre du Pape que le 5 de Mai 1385,8c que la nouvelle de se mort n’ait été notifiée aux habi-tans de Marseille par le même Pape qu’en ce tems-là. Mr.Baluze a raison de s’en étonner. Je raporte l’Extrait qu’ilnous donne du Journal de Jean le Fevre Evêque de Char-tres, 8c fa réfléxion. „ Le cinquiesme jour le Pape fist dire„ une Messe de requiem solempnelle pour la Royne de Sicile„ Jehanne occise par Charles de Duras. La Messe dift le Car-„ àl de Cusence, cy prescha moultsolempnellement. Le Roy,, fut a, la Messe. Et puis le convolèrent les Cardinaux de Cu-„ sence, çr d’Ambrun. Sed mirum est tum primùm in his,, regionibus auditum nuntium de morte istius Reginas,„ quam constat anno seltem millesimo cccixxxu. oc-„ cisam fuisse die xxii. mensis Maji. Et tamen primùm„ auditum bine liquet, quòd paulò p ost verba quœ mox,, descripfimus ex diario Episcopi Carnotensis sequitur:„ Item fut délibéré que on envoye à Marseille message so-,, lempnex à segnefier la mort de la Royne , cy qu’il y ait„ sermon (42).
( I) Brantôme . ... a fait tout ce qu’il a pu pour l’ex-cuser.'] Voiez (43) ce qu’il dit touchant la mort du second8c du troisième mari, 8c joignez y ce qu’il observe tou-chant celle du premier, 8c touchant cette multitude de ma-riages. Car quant à luy reprocher ces quatre maris , cy pourte la tenir impudique , on ne feauroit , puis que le mariageest fi bon, cy st saint , estant ordonné de Dieu ; cy aujfi qu’ilvaloit bien mieux quelle fe mariafi qu’elle fe bruflast , ouqui pis est , quelle fe prostituast cy abandonnast à l’un cy àl’autre, comme on a veu cy voit-on de nostre temps plusieursReynes, Princesses, cy grandes Dames , soit estant filles, soitestant veuves , faire l’amour à outrance cy paillarder avec quibon leur fimbloit, cy semble de ceux de leur Royaume, plus-tost que de fe marier , fuyant ce . mariage saint cy permispluftost que la paillardise defenduè ; ce qu» la Reyne jeannen’a enjTtivy, car pour le moins fi elle brûloit du chaud defirde la chair , elle le pajfoit honnestement avec ses maris,sjluand à Andreasse qu’elle fit mourir, on dit que c’estoit unHongre yvrogne tres - dangereux cy malicieux en faisant sonfimple cy son niais , comme volontiers telles gens le font, plutque les habiles cy honnestes , cy qui la vouloit faire mourirpour estre seul Roy, mais elle gagna le devant cy gagna à l*prime , ainsi que le droit de nature le permet , qu’il vautmieux prevenir que dé estre prévenu, cy mesme en la matièrede vie (44).
(K) Brantôme a fait mention d’un Livre ou on la compute*vec Marie Stuart ....] ,, J’ay veu un Livre fait en Angle-j> terre, qui s’intitule l’Apologie ou deffense de l’honorable» sentence, 8c tres juste exécution de deffuncte Marie>, Stuard, derniere Royne d’Escosse : en ce Livre il se void1, plusieurs comparaisons de la Reyne Jeanne de Naples oc» k Reyne d’Escosse, tant de se vie, ses mœurs , ses„ amours , 8c genre de mort ; 8c les y voit-on peintes„ d’un mesme crayon, qu’il n’y a rien fi semblable si u e . '
» les deux à Fouir parler (45)”. II raporte en abrégé j eParallèle de ces deux Reines qui est divisé en douze chers.
(39)
tome, vie’des Da» £Sillustres»fag. ì S ! *
(40) Inqudntomofirt dett*\einn
vanna, fidict ch’dfis» fiungoK
fogata:
impìccdtA
dice solo t*CoKenuccio-Tomafo _Costo > Aanotaz- c
Supplen*- 1 .folio lH*
sel) r °f‘
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