(m) Voiez laï[í/o. ( M).
(Go) Cidíonstrme ceque /’ai ditdans C Mr-
t ido L O TI-CH 1 DS,Hem (F) ,ér dans laHem. (H)de L* .Arrìdc
Mal-
herbe.
( 6 1) A'IainCharrier,
Volez, laSuite de laCritiqueGéneraledu Calvi-nisme deMr. Maim-bourg, LettreXVIII,fag. 591.
(62) Bran-tôme , Viesdes Damesillustres,pag. 371.
(6z) Volez,la Suite dela Critiquegénéraledu Calvi-nisme , LettreXVIII,fag. 590 érfuiv.
(64) Bran-tôme , Viesdes Damesillustres >p, 3 « 4 > 3 «í-
(65) Il avaitdit que la7(eine Jeanneetoit fille du-foi 'Robert,
(66) C estcelle que lesHongroisapjselloient le%oi Marie.Collenuc-cio , Ubr, V,folie 8 i vers.
HISTOIREde la Bran-che deDurazzo.
(1) Votez, leP. Anselme,HistoireGéne'al. dela Maiíonde France ,fag. 354 àr
fuiv.
(z) Meze-rat, AbrégéChronol.Hom. III,fag. 30.
(z) Ansel-me, Hist.Géne'al. dela Maitònde France ,to, dans les
458
N A P L E S,
rai voir qu’ils se trompent, & que Froissard a débité bien des mensonges (m). On verra dansl’Article suivant quels furent les Successeurs de cette Reine. Sa mort fut vangée en Hongrie 3si l'on en croît Brantôme -, mais quand il parle de cela il tombe dans quelques erreurs (O). Aureste, la barbarie, que l'on exerça fur le malheureux André, est une marque qu’il s’étoit renduodieux à d’autres gens qu’à fa femme (P),
„ pour le grand sçavoir qui estoit en luy (mais je crois,,, comme je tiens des grands discoureurs,) il n’a jamais,, eu tant de flammes de cette Dame comme il en a es-„ crit, & s’est forgé en fa cervelle, & fantaisie, ce beau,, sujet pour en escrire mieux, ainsi que volontiers font,, les Poëtes & autres Composeurs (60), qui se plaisent à„ supposer de grands objets & les faire accroire au monde,„ afin qu’ils en escrivent mien?, & que le peuple lise leurs,, œuvres en leur plus grande admiration & plaisir, & en„ croye leur fortune telle. Davantage il est bien mal-aisé„ à croire que cette belle grande Princesse se fut allée en-„ flammer de telles flammes, comme il les écrit dans la„ Flamette, car vous diriez que cette Princesse est ravie„ de luy, qu’elle mourut pour luy, & quelle le court à,, force, vrayement oiiy, car il estoit bien un bel oiseau,, selon son pourtrait que j’ay veu à Florence, à Naples,„ & en une infinité d’endroits qui le montre nullement„ aymable & agréable, & aussi que son mary le Comte„ estoit bien plus désirable cent fois que P autre”. Bran-tôme ajoûte que la Princesse auroit pu aimer, non pas lecorps de Boccace, mais fa. belle ame, comme il a veu plu-sieurs belles Dames aimer plusieurs Javans personnages; & là-dessus il nous conte ce que répondit une Dauphine quiavoit baisé un Poète endormi (61); puis il continue decette maniéré (62): ll est pojjible ainsi que cette PrincesseMarie aymaft de mefme Boccace, pour [on beau-dire zv fa bon-ne plume , pour la rendre excellente & immortelle par son rap-port à tout le monde de ses belles vertus-, mais le Galand rienfit rien zy la laissa trompée, zy s'en alla escrire ces deux livresmenteurs qui l’ont plus scandalisée qu édifiée , combien qu il rienjouit onc : mais efcrivatns , Poètes , zy courtisans volontiers pu-blient leur valeur zy leurs jouissances soient fausses ou vrayes,encore que j'ay connu aucuns Poètes (6 3) qui ayent eu des bon-nes faveurs, dont j’espere d'en parler.
(O) Quand Brantôme parle de la vangeance de la mortde Jeanne, il tombe dans quelques erreurs.] Voici ce qu’ildit: ,, Auffi Dieu juste vengeur des morts innocentes ven-„ gea la sienne, & fur le Flongre, & fur Charles Duraz-„ zo, à qui Marguerite aisnée sœur de la Reyne Jeanne,„ arriere-fille du Roy Robert, luy estant allé à Bude &„ illec invité par la Reyne en un banquet, en feintes ca-„ resses pendant qu’il beuvoit luy fut donné un coup de„ hache fur le chinon du col par ordonnance de la Rey-„ ne, & fut ainsi tué (64)”• Les péchez de Grammaire,dont cette période est parsemée, n’empêchent pas que nousne voions assez clairement que Brantôme affirme quatrechoses:. I. Que Charles Durazzo fut tué par ordonnance dela Reine de Hongrie, z. Que cette Reine s’apelloit Mar-guerite. 3. Qu’elle étoit la sœur aînée de la Reine Jeanne.4. Quelle étoit arriere-fille du Roi Robert. Ce sont qua-tre mensonges, dont le dernier est de plus une grande con-tradiction de Brantôme ( 6y ). Lors que Charles de Du-razzo alla en Hongrie après avoir fait mourir la ReineJeanne, il y trouva deux Reines, savoir la veuve & lafille du feu Roi Louis. La veuve avoit nom Elizabeth,& étoit fille du Roi de Bosnie: la fille s’apelloit Marie (66).Elles consentirent toutes deux que Charles fût couronnéRoi de Hongrie: mais la mere donna ordre qu’011 le tuâtquelque tems après. Bu coronato in Alba Régalé di volontadélia Regina Ifabetta , zy del Re Maria sua figliovola , lequali ognï loro ragione li rinuntiarono ; ma pot andato a Bu-da , e con finte blanditie délia Regina invitato ad un convi-
to, mentre bevea li fu dato d'una fecure nella coppa per ordi-natione délia Regina, e fu morte dell' anno 1386 a di 3 diGìugno (67). Voilà ce que nous aprend l’Auteur que Bran-tôme suit. Nous en pouvons recueillir un nouveau men-songe de Brantôme; car ce ne fut nullement pour vengerla mort de Jeanne que la Reine de Hongrie fit tuer Char-les de Durazzo. Elle ne prétendit satisfaire que son ambi-tion , & celle du Roi Marie. Disons en passant qu’Ur-bain VI, qui s’attira plusieurs mauvais traitemens de lapart de Charles, & qui l’excommunia, & le déposa l’an1385, eut une joie incroiable de la nouvelle de sa mort.On dit qu’il regarda avec un plaisir extrême le couteau en-core sanglant avec quoi l’on tua ce Prince (68). Sa mortne demeura pas impunie; un Seigneur de son parti, aiantsurpris les deux Reines à la campagne, fit jetter Elizabethdans la riviere (69). C’est une erreur que de croire que lemonde va toûjours de mal en pis (70); car il est certainque le Siecle où nous vivons (71) ne nous fait pas voirdans l’Occident une fuite d’énormitez en peu d’annéessemblable à celle que l’on y trouve depuis l’an 1345 jus-qu’en 1390.
(P) André . . . s'étoit rendu odieux k d'autres gens qu kfa femme.] II y a des Historiens qui disent, que les me-naces qu’il avoit faites de punir sévèrement quelques Sei-gneurs de la Cour qui s’étoient mal comportez; de les pu-nir, dis-je, sévèrement, dès qu’il auroit été couronné,excitèrent ces coupables à conspirer contre lui. Occasio au-tem hujus feeleris spécialiser fuisse dicitur quia ipfe, tanquamvìrtuosus zy audax , verbo zy faêlo monftrabat fe velle punirealiquos quos videbat criminofos z? maie fe habentes , quam-primum per coronationem plénum dominium difíi regni adipfum pervenijset. De quo maie fibi conseil zy mérita formi-dantes cogitaverunt adverses eum modo pramijfo fibi ipfis pra-cavere (72.). Mais ne faloit-il pas que ces gens-là fussentanimez d’une haine personnelle, outre l’en vie de prévenirleur suplice, puis qu’ils se portèrent à tant d’inhumanitez ?Us le tourmentèrent barbarement dans tous ses membres,& tant s’en faut qu’ils épargnassent les parties anony-mes (73), ce fut à celles-là qu’ils s’acharnérent principa-lement. Les informations, que Clement VI fit faire con-tre les meurtriers, nous aprenent un détail que l’on ne peutlire fans horreur, statjm cum per eos vocatus venit ad gay-phum vel deambulatorìum quod est ante cameram, aliquipo-fuerunt manus ad os, ut clamare non pojfet , zy ita imprejfe-runt silos ganteletos ferreos cïrca os ejus quod etiam vesiííiazsr charaíleres apparebant post mortem. Alii verò funtm incollo postierunt ut sirangularent eum, sicut etiam charaâìerespost mortem oftendebant. Alii veto receperunt eum per geni-•talìa , zy adeo traxerunt quod multi qui dicebant fe vidijferetulerunt mihi quod tranfeendebant genua. Alii capillos decapìte evulferunt. Alit eum in pratum trahendo projeceruntAlii dicunt quod cum June cum qua eum strangulaveranteum quasi fufpenfum in pratum projecerunt. Alii super eumcum gembus afeenderunt, zy eum usque ad compaffionem cor-dts opprejferunt. Et audivi quòd etiam de hoc fesiigia exte-r tus apparebant. Euit etiam nobìs diélum quod volebant eumprojieere in put eum profundum , sicut projectus fuerat illefanc-tus Jeremias in foveam , e? postea dicere quod iverat extraregnum de conjilio aliquorum fidelium sibi , qui difpofuerunipostea capere z? mittere Régi Ungaria captivas ac si feirenttibi estes, Et perfecist’ent, nìsi nutrix diélt Régis ociùs occur-ristet ( 74).
(í 7 )Coll*-_,nuccio,folio 89.
( 68 ) Exal-tasse fermes
Vrbmttm «ntinciuMmortisftrumfjM J#*
i&us fntr atad fe deU~ <íww, recent*sanguineresperfar# ravidiffim*
ccmspexijst.Pogius >
apABelinata
Sandeuin àfRegibus Si'cxlis >/-
(69) Mai» 1 'bourg,Schisme
â> Occident,Livr. IIG
U cite Hèemsms ilBonstniau
(70) Ram-pale t fi*m Difiettcontre cette
(n) Cf
à'difO l £
XVII-
(71)
Vira Clr
mentis *fag. 246EditiooisBahzieo*1693 .
( 7} ) 0»f‘
sert Je “termeevtter I ecircuitpartic squ*oH §nomfl 15oas, ^
Fa
défend
NAPLES (Jeanne II, Reine de) issue de Charles d’Anjou frere de St. Louis (J)^étoit fille de ce Charles de Durazzo qui fit mourir la Reine Jeanne 1 du nom. Elle naquit Pan
I 271
(A) Elle étoit issue de Charles d’Anjoufrere de saint Louis.] de Durazzo avoit écrite au Comte d’Artois- Dicendo alVoici comment Elle étoit fille de Charles de Durazzo 11 í Duca di Durazzo che gli mosirajfe U luogo . dovefu morte suedu nom : celui-la etoit fils de Louis de Durazzo Comte fratello. E benche il Duca negaste di faperlo il Re lo convins*de Gravine, qui avoit pour pere Jean de Durazzo frere de con mosirargli ma lestera feritta da esfo Duca a Carlo d’Artois,
Robert Roi de Naples, & fils de Charles le boiteux, fils intorno al trattato délia detta morte, e chiamandolo traditore& successeur de Charles d Anjou frere de Saint Louis (i). lo fece in quell’ instante occidere e buttar dal medesimo verone, ú' 0Ì “'II est aisé de comprendre par cette suite généalogique, que ond’era ftato buttato Andrea (6). Charles de Durazzo ne ^
Jean de Durazzo frere de Robert fonda la branche de Dn- laissa point de fils, quoi qu’en dise Collenuccio: mais feu-razzo. 11 mourut le 5 d Avril 133;, & laissa trois fils, lement quatre filles.
Charles, Louis, & Robert. Louis de Durazzo son frere, Comte de Gravine f**
Charles épousa Marie sœur de Jeanne Reine de Naples I emprisonné au chateau de l'Oeuf de Naples par le commande 'du nom : il fut le conseiller & sauteur de la mort du Roi ment de la Reyne Jeanne I fur le soupçon quelle avoit qtt’ ilAndré (z). 11 fut établi Lieutenant General, z? Gouverneur vouloit empteter fur Jon Estât, cy luy fit avaler du potsinrdu Royaume de Naples, lors que Jeanne se retira en Pro- dont il mourut l’an 1362. ll fat enterré au Monastère d eSvence, k la venue dans l'Italie de Louis Roi de Hongrie (3). Religieuses de Ste. Croix de Naples. Quelques-uns marqué* (A t**
II ne put résister aux Hongrois; il fut vaincu, & pris, & fa mort au mois de Juin, zy ri autres le 22 de Juillet (?)-décapité (4). D’autres (5) disent qu’il ne fit nulle résis- U Lissa un fils nommé Charles, qui se retira auprès de ssf 1 !j. a«tance, & qu’il fut trouver le Roi de Hongrie avec les au- Louis Roi de Hongrie, auquel il rendit de très-grans R r ' íftres Seigneurs, pour lui rendre hommage, & que le Roi vices, étant Général de ses armées contre les Venitss nS ' del’aiant convaincu de la mort d’André, le fit tuer, & puis U termina heureusement cette guerre, ce qui lui fit w à ^,.356,Dpendre. II l’en convainquit par une Lettre que lui Charles ter le beau surnom de la paix. Ce fut lui que son envo 1 *
M?- 355. (4) Collenuccio, ubr. v, folk 83. (5) Tomaso Cos- à Naples pour chasser la Reine Jeanne, lors que le Roi deSuplemens fui Collenuccio , folio 112 verso,q»i dit Matthieu viilani. - Hongrie lé vit sollicité par le Pape Urbain à s'enip í!rer - _