32 HUITIEME DISCOURS PRÉLIMIN. AUX TABLEAUX HIST.; etc:ensanglantèrent toute la surface de l’empire , et plongèrent l’état dans un abîme demaux pires que les précédents.
Les ministres, la noblesse , le clergé , les parlements , méconnurent l’esprit deleur siecle ; ils ne songèrent qu’à augmenter leurs prérogatives et à soutenir leursintérêts : cette conduite finit par entraîner leur destruction. Us avoient abandonné lepeuple , et le peuple les abandonna. Telle est l’idée qu’on doit se former de l’histoirede la révolution française, des causes qui l’ont opérée, et de tous les évènementsqui en ont été la suite. Puissent tous les gouvernants et tous les gouvernés avoirsans cesse ces grands exemples sous les yeux : les uns, pour apprendre que l’abus dupouvoir entraîne toujours sa ruine ; les autres, pour se convaincre que la vraie liberténe consiste que dans une rigoureuse soumission aux lois, et que la licence est piremême que le despotisme !
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