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Tome premier.
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36 NEUVIEME DISCOURS PRÉLIM. AUX TABLEAUX HIST., etc.un Mauri, un Mallouet, un Cazalès , un Chapelier, un Taleyrand , et autres qu’ilseroit trop long d’énumérer ici.

Enfin la n e et derniere cause de la révolution française est sans contredit dans cetteinfâme et puissante faction d’Orléans . Le prince dont elle tire son nom possédoit desrichesses immenses, et s’étoit entouré de tout ce qu’il y avoit d’hommes vils, corrompus ,capables de tout oser et de tout entreprendre , et qui ne s’effrayoient d’aucun crime :parmi ces hommes , plusieurs étoient malheureusement doués de beaucoup d’énergieet de talent. On sait d’ailleurs que l’Angleterre soutenoit ce parti par tous les moyensqui étoient en son pouvoir, soit à raison de sa rivalité naturelle et de son antique hainecontre la France, soit pour se venger du secours que Louis XVI avoit donné auxinsurgés de l’Amérique anglaise.

Il résulte des faits que nous venons de rapprocher, qu’en analysant ce qui a préparé,mûri, amené la révolution, prise en général, on est tout étonné de voir un concoursde causes, étrangères en apparence les unes aux autres , se réunir comme par unprodige inoui pour la produire j en sorte qu’en supprimant une seule de ces causes, larévolution ne se faisoit pas , ou s’opéroit beaucoup plus tard et d’une toute autremaniéré.

Parmi les imprudences du gouvernement que nous avons assignées pour une descauses de la révolution, la fusillade, qui eut lieu au faubourg Antoine, le 28 avril 1789doit être mise au rang de celles qui concoururent le plus à ulcérer les cœurs et irriterles esprits. Comme nous avons dans le tableau précédent suffisamment développé lesmotifs de l’attroupement qui donna lieu à cet évènement, nous nous bornerons ici à direqu’après le pillage de la maison et de la manufacture de l’infortuné Réveillon , les gardes-françaises et les gardes-suisses , qui s’avançoient dans le faubourg pour en chasser, lesbrigands, ayant été assaillis par une grêle de pierres et de tuiles, qu’on leur lânçiôit duhaut de différentes maisons, repoussèrent la force par la force , et firent feu sur lesassaillants , dont il y eut un très grand nombre de tués , et un nombre encore plusconsidérable de blessés.