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propos injurieux contre lui. Le détachement arrive à l’hôtel du commandant et lui déclarece dont il s’agit. « Soldats, répond-il, allez dire à vos camarades que je vais y aller» tout-à-l’heure et tout seul. » La réponse vole : on n’y croit pas ; on s’obstine à penserque si le général se porte vers eux, il va y venir en forces. Il s’habille, il monte à cheval yil arrive tranquillement seul au milieu de cette troupe de furieux, confondus de son
calme intrépide. A cet aspect inattendu ils se taisent. Il parle.« Me voilà seul ;
» osez ! Que ceux qui ne veulent pas servir la liberté prennent des cartouches de» M. de Mathan; ils appartiennent à l’ancien régime : que ceux qui, fidèles à la patrie,» veulent des congés pour un temps et revenir ensuite sous les drapeaux de la révo-» lution, se présentent à huit heures à l’hôtel-de-ville ; ils en auront de moi. Adieu. »C’est un brave homme ! . . . . Les applandissemens partent, se communiquent ; tous lesCœurs sont à lui. Le général s’en retourne comblé d’éloges, et eux-mêmes se retirenten paix. L’idée d’un grand courage ne pouvait manquer de saisir les gardes-françaises jet dès-lors les voilà rendus à eux-mêmes et à la patrie.