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Tome premier.
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DE LA RÉVOLUTION. 3 g

°tiraient eux-mêmes en y rentrant 5 quelques-uns même crurent , pour y rentrer avec

^üreté , avoir besoin de déguisement. On ne peut représenter que faiblement la terreur,

es angoises de cette multitude dhommes , de femmes, denfans , de vieillards, revenant

^ soir à pied, à cheval, en voiture , se pressant darriver et craignant des nouvelles

sastreuses , avertis dun danger quils ne connaissaient pas et quils nen redoutaient

davantage , se frayant un passage au travers de feux mal éteins et de débris qui

aient encore , au milieu dune foule dont ils ignoraient les intentions , ne cherchant

? U * re gagner leur demeure, bravant les coups de fusil qui sont tirés ou qui séchappent

Cote deux, arrêtés à chaque pas par mille accidens, et par des patrouilles dont ils ne

P e Uvent sentir lutilité, et dont les questions les importunent. Arrivés chez eux, et trou-

tout dans létat ils lont laissé, ils interrogent à leur tour, et sont conduits

bonnement en étonnement par les récits quils écoutent avec avidité, quils entendent

petne, et dont le résultat ne se représente à leur mémoire le lendemain, que comme

1111 tissu de rêves incohérens.

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° ut ce mouvement dura une partie de la nuit, pendant laquelle les brigands parurentîïla |ti'es de la ville. Plusieurs habitans , nosant rentrer chez eux, demandaient lhospi-j atl x amis chez lesquels ils se trouvaient. Dautres qui se hasardaient à regagnerGtlr logement, virent briller plusieurs fois la lumière des fusils dont ils entendaientC °UP , et ne savaient dans lobscurité sils étaient dirigés contre eux. Les aventuresP ar ticulières , les cas fortuits , les spectacles inattendus , tous les incidens bizarres dettuit unique , à peine racontés le lendemain et oubliés pendant la semaine au milieutant dagitations et dévènemens successifs , ont fourni depuis , en des temps plusa ^es , une ma tière inépuisable aux conversations des citoyens.

^pendant, au milieu de ce chaos , les principaux habitans , les hommes honnêtes,*°Us ceux qui avaient quelque chose à perdre, sempressèrent darrêter , autant quilpossible , ce brigandage et cette dévastation. Les ouvriers des ports , les forts de^ kîdle , accoururent armés de bâtons , et tombèrent sur tous ceux qui leur parurentj es Va gabonds et des gens sans aveu ; ils les chassèrent hors de la ville 5 et, rejoignantes Pompiers qui travaillaient avec une ardeur incroyable, ils parvinrent à modérer laJ l0 Wce des flammes partout elles menaçaient les bâtimens voisins. Bientôt après ,v mrent à bout déteindre le feu dans tous les quartiers avant le milieu de la nuit >c oux qu e lexcès de linquiétude ou de la terreur ne priva point du sommeil purenth oudre quelque repos dans une ville livrée à elle-même , et qui se trouva souvent^ 118 c hef 3 g ans gouvernement, sans police , et redoutant pour le lendemain les memess °rdres , ou peut-être même des périls encore plus grands.

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