VINGTIÈME TABLEAU
DE LA RÉVOLUTION.
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E fut le duc de Liancour qui le premier apprit au roi tout ce qui se passait à Paris ,la Bastille avait été prise le 14 vers les sept heures du soir. Ce fut lui qui fitI1 ^ r au r °i tous l es dangers qu’il courait , ainsi que la famille royale , surtout dansMoment ou la faction d’Orléans devait paraître plus redoutable que jamais. Le roi^ r endit aux raisons du duc de Liancour, et , dès le lendemain matin , il vint avec sesUx freres se jeter entre les bras de l’assemblée , et s’abandonner à ses conseils. Là le^ 1 déclara que les ordres étaient expédiés pour l’éloignement des troupes de Paris etVersailles 5 qu’il rappelait M. Necker et les autres ministres disgraciés. Quand il^ de la salle des états , l’assemblée entière se précipita sur ses pas ; et les députéss trois ordres, se tenant par la main , l’accompagnèrent jusqu’au château , aux accla-mations d’une multitude immense qui se pressait autour d’eux. L’air retentissait descris de Vive le roi !
On arrive au château. La reine, placée sur le balcon, tenait le prince royaLdansSes hras , le pressait contre son sein , et présentait au peuple cet enfant intéressant^ ll 5 à cette époque , était encore l’espoir de la nation. Ce fut un beau moment pour• Necker que celui de son rappel. C’est le triomphe le plus glorieux peut-être dontq^s aucun mortel ait joui. Cicéron , à son exil, eut une gloire à-peu-près semblable.
es t le seul trait de l’histoire ancienne qu’on puisse ici mettre en parallèle. Il n’y aP s quatre jours que M. Necker a été congédié, et la France entière le demande ag^nds cris. Les États-généraux , le roi , font courir après lui par différens cheminsP Ue pas le manquer j des couriers sont porteurs des lettres les plus pressantes pour^ gager a revenir , pour prévoir ses refus , comme si la destinee de 1 empire dépendaite Sa seule présence. M. Necker méritait en partie ces honneurs , sinon par son génie
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ancier , car il n’avait jamais connu que la voie ruineuse des emprunts , du moins
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avoir nourri long-temps de son seul crédit vingt-cinq millions d’hommes.
j Q Ue fies que fussent les dispositions particulières du roi, en promettant de se rendre àris 3 ^inquiétude publique ne paraissait pas se calmer. On demandait qu’il pressât son
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