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Tome premier.
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VINGT-DEUXIÈME TABLEAU

DE LA RÉVOLUTION.

SERVICE a SAINT-JACQUES-LA-BOUCHERIE, LE S AOÛT 1789En L’HONNEUR DE CEUX QUI SONT MORTS AU SIEGE DE LA

bastille.

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^assemblée nationale, après avoir échappé an piège qu’on lui tendait, aprèsavoir refusé de qualifier de rébellion les mouvemens populaires, ne sentit pas moinsa Nécessité de mettre fin à la terrible dictature que venait d’exercer le peuple , et qui116 pouvait se prolonger sans que la société fût dissoute. Elle adopta la proclamationP r °posée par M. Lally-Tollendal , sagement amendée , et qui n’était plus qu’une invitationa la paix. Mais ce moyen de douceur fut accompagné de toutes les mesures qui pouvaiente rendre efficace. Le même orateur qui l’avait conseillé lit sentir que la cause principaledésordre de Paris était l’existence illégale du pouvoir des électeurs, commandant sans«élégation après que leur mission était consommée , d’ou résultait dans les districts (i)1111 e lutte d’opinions, une suite de décisions contradictoires , et par conséquent une véri-fie anarchie. Il oubliait, ou plutôt on ne pouvait dire alors que la faction d’Orléans et ait la vraie source de cette anarchie qui commençait, et qui n’a cessé depuis de dévorera France . Le remède à ce mal et à ceux qui en dérivaient ne pouvait être que dans laRation d’une municipalité capable , en même temps , d’offrir un modèle à toutes cellesroyaume. Mais comme une bonne organisation municipale n’eût pas été l’ouvragejour , il proposait l’établissement provisoire d’un conseil de la commune ; et ceta ^is fut adopté. Les électeurs renoncèrent à leurs fonctions , et ne devinrent que lesa djuôans officieux des nouveaux représentans du peuple de Paris légalement élus. Dès-tout tendit à l’ordre ( 2 ). Le maire et le commandant de la milice parisienne solli-citèrent une nouvelle élection plus régulière. Les pouvoirs civils et militaires furentistincts et séparés. Plusieurs abus furent réformés en peu de jours, et Paris fut plusa bhé par les nouvelles des désordres commis dans ses environs , que^ par ceux qui sec °nimettaient dans son sein. I/a garde nationale se formait , se disciplinait , toute la

( x ) C’était le nom qu’on donnait alors aux sections de Paris .

( 2 ) Ce n’est que quelque temps après que le conseil général de la commune devint le foyer desPLs coupables insurrections , et donna la plus grande impulsion aux massacres de septembre , à lai°ttinée du mai, etc. etc.

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