•264 TABLEAUX HISTORIQUES, etc.
se défendirent très foiblement : ils étoient en trop petit nombre pour résister. Us sedispersèrent, et furent poursuivis par leurs adversaires et par la multitude. Le sangn’eût cependant peut-être pas coulé sans l’imprudence d’un lieutenant du bataillondes Petits-Pères, qui pour se défendre tira deux coups de pistolet. Il fut laissé mortsur la place. Dix ou douze de ses camarades eurent quelques meurtrissures. Au bruitde la générale, de nombreux détachements , presque tous. composés de grenadiers, secroisoient dans les rues. La place du théâtre italien, entre autres postes, fut occupéepar une force armée considérable, accompagnée de plusieurs pièces de canon. Les gardesnationaux s’étant dispersés, les Marseillais se consignèrent d’eux-mêmes dans leur caserne.Telle fut cette journée, digne d’être consignée dans l’histoire, parcequ’elle est liée auxgrands évènements qui la suivirent de près, et dont elle étoit le prélude.