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espagnoles. Les Amogabares étoient fort estimés pourleur bravoure ; quelquefois on appelle les Amogaba-■ res du nom à' Almugavares 3 ce qui fait croire avecallez de vraisemblance, que ce mot vient de l’arabe.
II est composé de farticle u/, & mugabar , qui vientde qu,, gabar 3 & peut avoir les significations de grand,de géant, de fier, de brave, de fanfaron.AMOINDRIR, v.a. Diminuer de bonté, ou de quantité,rendre moindre. Minuere 3 diminuere. On amoindrittous les jours les étoffes dans les manufactures. On aamoindri la largeur de ces draps. On le dit auílì deschoses qui diminuent d une manière avantageuse. Laclarté du jour amoindrit l’horreur de la nuit.Amoindrir , est auffi neutre. Minui 3 diminui. Les forcesde ce malade amoindrissent chaque jour. Son revenuamoindrit tous les ans.
Amoindrir, est auffi récriproque. Le crédit de ce mar-chand s ’amoindrit tous les jours. Les revenus s ’ amoin-drissent 3 dépérissent, fi on ria grand soin de ses affai-tes. Le vin s amoindrit quand il est à la barre. Il perdfa bonté. Ce tas de blé s ’amoindr.t 3 il diminue. Ceterme n est guère en usage que dais la conversation :on devroit même f éviter.
AMOINDRI, IE. part.
amoindrissement, c m. Dîmînuion. Dimìnutio 3
imminutio. Il y a bien des choies qui dépérissent, &dont l ’amoindrissement est insensible.
AMOINER. V. a. Vieux mot , qui veu dire, amener.Adducere. Borel. Ou plutôt ce n’est qistme anciennemaniéré d ecrire le verbe amener.
A MOINS. adv. Voye; Moins.
A MOINS QUE. Conjonction qui régit b subjonctif,& qui lignine , fi ce n’est que. Nt fi. A mùns que vousne rampiez devant lui, rien a ttendez aucuie grâce. Onmet ordinairement une négation après, omme dans1 exemple qu’on vient de rapporter. En vo c i un où iln’y en a point. Nos frères disent quelquefos, les Apô-tres de Jesus-Christ voyoient que ce pin riétoitpas son Corps, à moins qu ’il le fût en figui-. Peliss.On pourroir, on doit même dire, à moins .u il ne lefut.
A moins que , se construit auffi avec l’infinitif r la par-ticule de. A moins que de faire cela, on rier.viendrapoint à bout. Il y en a qui disent auffi, à r^ins de, faire cela y mais mal, selon Vaugelas.
AMOISE. fi f. Terme de Charpenterie, qui se lit despièces de bois qui embrassent les íoufaites, fins &poinçons, à l’endroit de ces assemblages pour le affer-mir : elles font jointes lune à 1 autre par des fievil-les de bois qui traversent de part en part. loyerMoise.
AMOISTIR. V. a. Ce mot, qui n’est plus d’usage -veutdire , mouiller. C est de ce verbe que viennent aoite& moiteur. Borel. Ou plutôt ce verbe a été Rniéde moite, & fignifioit rendre moite, humectare.ï a ~moijlir , & peut-être amoijìir neutre, devenir mirehumide, humefeere. Il seroit bon de retenir ce vo>e;nous n’en avons point pour exprimer ce qu’il sigìfi e ,AMOL, ou AMUL. Perite ville de Perse. Amolia. H ce st dans le Tabarestan, fur la rivière qui passe àst-
II y a une autre ville nommée Amol-Gihon , pa;estu elle est située fur le Gihon, qui est l’oxus des n-Mens. On la nomme auffi Amol Amujdh 3 parce quée- 1 v ° n porte auffi le nom d Amu. Elle est fituée iui'aAMsvr occidentale de ce fleuve.
> ETTES. s. f. pi. Terme de Marine. C’est aifion appelle les trous où l’on paíle les barres du c-
AMOnp d v fi' evaux -
AMOl T tr v ' a ‘ mot fignifioit adoucir. Borel.
V ‘ a ‘ Rendre moins dur, ou plutôt rend.'ou & maniable. Mollire 3 emollire. La chaleur amo-lt k cire, & sèche k boue. Les Corroyeurs préparert es cuirs pour les amollir. Un peu de pluie amollit .erre qui est trop sèche. On prononce & on écrit quequefois amolir.
res < ^ C ^§u.rément des choses mêmes les plus du<i ’ R ua nd i’art semble leur ôter leur dureté, & leuler de la flexibilité Sc de la mollesse.
Á M 0 j o i
A mes yeux il respire 3 il agit 3 il ordonne;
Et le bronze amolli par un art qui m étonne 3Dispute avec la vérité. De Bellocq.
Amollir , se dit figurément en Morale, & signifie ren-dre lâche, mou , efféminé „ moins ferme , moins cons-tant. On tient que les délices de Capoue amollirentAnnibal. 11 amollit leur courage par les délices de lapaix. Ablanc. Les profanes accusent la religion d’avoiramolli le cœur des hommes, Sc de les avoir rendus lâ-ches & timides. Bal. Il y a d’habiles gens qui préten-dent que létude des belles Lettres amollit le courage.Vall.
On y joint le pronom personnel au propre & aufiguré. S’ amollir 3 peur signifier les choies qui perdentleur courage, ou leur rigueur. Mollescere. La terrecommence à s’ amollir. Ce pore étoit dur Sc inexora-ble ; mais son cœur s’est amolli par les larmes Sc lesfourni fiions de son fils.
AMOLLI, IE. part. Mollitus 3 emollitus.
Aux accensdont Orphéeemplit les monts de Thrace 3Les tigres amollis dépouillent leur audace. Boit.
AMOLLISSEMENT. C m. Action de mollir. Mollimen-tum. L ’amollissement de k cire se fait en la maniant,& en l’échauflànt. Il se dit auffi au figuré. Vamollis-sement du courage.
AMOL VIN. s. m. Nom d’homme. Amulguivus 3 A lo-bes. S. Almovin Chorévêque, dont le corps est à Bins,en^ Hainaut. Chast. 7 . Févr.
AMOME. í. m. Amomum. f. n. Fruit d’une plante nom-mée dans le XI e volume de 1 ’ Hortus Malakaricus Elet-tari primum. On dit Amôme en grappe ,amôme en rai-sin , amomum racemosum 3 à cause que ce fruit est unegrappe composée de plusieurs capsules blanchâtres,rondes & grosses comme des pois chiches, membra-neuses , divisées en trois loges, qui renferment plu-sieurs semences brunes, anguleuses, d’un goût Sc d’uneodeur très-forte & trcs-arcmatique. Ce fruit nous estapporté des Indes Orientales , 8e il entre d ans 1a thé-riaque. Les Commentateurs de Diosconde & de Pline ,riont jamais pu s’accorder fur le choix de ce Fruit, Scla plupart ont voulu qu’on employât des plantes biendifférentes de celle-ci. Quelques uns font pafler lesroses de Jérico pour 1 'amomum. Scaliger prétend que\amôme n’est pas le fruit ou k grappe de l’arbre ,mais que c’est le bois de l’arbre meme qui est roulécomme une grappe, & dont on íe servoit particuliè-rement pour embaumer les corps : d'où vient qu’on adonné le nom de Mumie aux corps des Egyptiens quiétoient embaumés.
AMOMI, f. m. C’est ainsi que les Hollandois appellentle poivre de 1a Jamaïque , qu’on nomme autrementGraine dc Girofle.
si" A MO M U M p lin ii , ou solanum fruticosum , baccl-ferum. Arbrisseau des jardins dont le bois est brun ,les feuilles rouges , d’un vert noir, la fleur blanche Iles fruits rouges Sc ronds comme les cerises.
AMONCELEMENT, f. m. Vieux mot, qui signifie Fac-tion d amonceler. Acervatio , coacervatio , accumu-latio. ,
AMONCELER, v. a. Amasser, assembler , mettre partas Sc monceaux. Cumulare 3 Acervare. Amonceler dufoin, des gerbes. Quelques-uns mettent ce m ot aurangde ceux qui ont vieilli. Que sert à l’avare òlamonce-ler tant de richefles,puifquil faut les quitter dans unmoment ? On dit quelquefois au manege, qu un che-val amoncèle ; pour dire, qu’il est bien fous lui, qu’ilmarche sur ses hanches Sc fans se traveríer.
AMONCELE,EE. paît. Acervatim postus 3 cumulatus.
ÁMONDE. Petite rivière d’Ecoíse. Almon. Elle arrosela Lothiane, & se décharge dans le golfe de Forthooud Edimbourg.
AMONE. Petite rivière d’Italie. Anemo. Elle vient dumont Apennin, traverse une petite pairie du Floren-tin , entre de-là dans 1 a Romagne, & va se mêler auPô, près de Raveune.