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fi indignée de sa vanité,- qu’eile rompit le métier, &brisa les fuseaux. La superbe Árcchné fut si outrée decette disgrâce, qu elle s’en pendit de désespoir , & Mi-nerve la métamorphosa en araignée.
ARACHYDNA,ou ARACHIDNOÏDE. s. s. C’est unedes quatre plantes légumineuses, qui, selon Rai, por-^cnt fruit dans la terre & hors de la terre. Voye £Arachídnà.
R AC HI f j N O ÏD E. adj. Pris substantivement. Arachii-n ® L de. Terme d'Anatomie, qui íe dit dune tuniquedeliee comme une toile d araignée, qui enveloppe leOn l’appelle auffi Cnjialloide.v'-* C est encore le nom de la membrane fine, mince 3ctransparente qui enveloppe toute la substance du cer-Veau 3 la moelle alongée, & la moelle del’épine.
Ce mot vient du grec
apaxr/i , araignée _
toile d’a-
T ç l ënee , & d-r°-, forme ; parce que cette tunique a laorme de toile d araignée. Elle s’appelle auíii C r'Jial-, 0z “ e i elle est diaphane, afin que les images des ob-ì Parodient comme dans un miroir. Dionis.
D .^AQv. f. m Foyei Arak.
CLLA , ou PÉRINTHO. Ville de la Turquie, enUrope. lieraclea , Perinthus * Mygdonia. L Ile estdans la Romanie, fur la mer de A.armara , entre lade Sélivrée 8c celle de budisto. C’étoit autrefoisUne ville du Bosphure, qui fut d’abord nommée Pé-rLr ‘tho j ensuite Héraclee. Elleavoit un amphithéâ-tre fameux, qui palla peur une des sept merveilles dudronde. Nous avons encore beaucoup de médailles decette ville avec 1 inscription rmpj.-.omN. Voy. Non-Tah. XXVI j & les médailles des villes grecsi Uc q s ' happées pour les Empereurs, par Vaillant.Cestcdaiiles montrent que cette ville a conservé le nom^ Peruuhi jusque ious Gallien. Il y a néanmoins des^Mailles de Gordien le Lieux, & méme de Trajan ,hir lesquelles on lit hpakauitan matpoiíoaitan.oi elles^ font de cette ville , elles prouvent qu’ellea voit des ce temps-là le nom d’Heraclée. Au reste iljaut dire Heraclee ou Périnthe , quand il s’agit de1 antiquité, & .4 raclé a , quand on parle de ces temps-ci.A RACLIGTE. f. m. «Sc f. Qui est d'Aracléa. Heracleo-tes.
ARACOUA, ou ARACHOUA. Bourg de la Livadie ,en Grèce. Aracova , autrefois Ambrifus. Ville situéeau pied du mont Parnasie, dans la Phocide.^RACUJE, ou ARACUìTE & ARAGUITE. f. m. &•Nom de peuple. Araciùtus , a. Les Aracujes , cuAracuìtes font un peuple du Brésil , dans l’Améri-R Ue meridionale. Ils habitent un pays voisin du go u- !' / p'^ernent de Fernambouc, ou Pernambcuc.
AD. Ville des Chananéens, & le siège d un de leursots. Arad. Elle étoit au midi de la tribu de Juda ,Ali írA mer morte. Les Israélites la détruisirent,j O A. Lieu de l’Arabie déserte. Arada. Cc lieu fute vingt- & unième campement des Israélites , aprèsAr/.^fiortie dTgvpte. j
ADlEìq, ENNE. f. m. 3c s. Qui est d’Aradus. Ara-j a , um. II y a beaucoup cîe médailles des Ara-le ns avec des époques de l’ère des Séleucides. Voye
AÉAn A ® ON lur cc peuple.
DL?S. Nom de lieu. Aradus. Il y en a trois de ce
”° m dans P Antiquité. Le premier étoit une ile de Phé-icie. Cette île étoit petite, 3c .toute entière occupéeq? 1 -! 11 ? 6 vide de méme nom, & si peuplée, dit Mêla,ppdctoit permis cPy bâtir lur la maison d un autre,rral^d ^ c ì U £ '' e étoit séparée du continent par un ca-p c mer de cinquante coudées. On y conduisoitc 0 j U douce d’une fontaine, par un canal de cuir ,
' ,> 111Tlc celui des pompes, dont on le sert aujourdhui3 dans les incendies.
la C Ccon -d Heu, nommé Aradus , étoit une île de• mer rouge , dont les habitans se disoient une Co-n , le de Tyr, & d 'Aradus en Phénicie,p . e troisième étoit une ville de Crète , dont parlef uteur du premier Livre des Machabées, C. XV 3
y- 23.
O n
peur cn ajourer un quatrième d’aprèsPtolcmee,A pR‘ Psice dans le golfe persique une île de ce nom.
O MÈTRE. f. m. Voye £ Aréomètre.
Pome I.
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AR/EOSTILE. s. m. Terme d’Architecture. C’estun édi-fice dont les colonnes lent extracrdinairement éloi-gnées. 11 est opposé au lycnestyle, dont les colonnesfont par trop piellées. Artofiile vient dV^A°-, rare ;3c rvAn', colonne - Voyez ArÉostyle.
ARAGNE. f. f. Vieux mot 3 qui signifie araignée , &qui peut encore être employé dans la poésie naïve oumarotique.
ARAGON. Aragonia. Royaume d’Espagne , qui a aunord les Pyrénées, la Castille au couchant. Valence aumidi, la Navarre au nord-ouest, la Catalogne au le-vant. Quelques-uns croient qu’iì a pris ion nom d’unepetite rivière qui 1 arrose, & qui íe nomme Aragon.(Test le sentiment du P. d’Oiîéans. DViures pensentque c’est une corruption de Tarraconé, qui donnoition nom a tout ce pays qu cn appeloit TaraconenfisHispania. C’est le sentiment d 1 Antonius Nebrixa, &de Vasit'us. D’autres , au rapport de Valla , disent qu ils est fait du nom des Antrigons , peuples qui habi-toient ce pays anciennement. Enfin , d aunes veulent
qml y ait eu dans cette pairie d’Lípagne un autel d’Her-
cule aupies duquei íe célébraient des jeux en l’hcn-nour de cc Dieu, 3c que de ara j autel, & agçnales 3jeux, combats, s est ia.it Aragon. Id Aragon aéré par-tie du royaume de Castille. En 1035, les fils de han-che 111 partagèrent les états ; Ferdinand fur Roi deGastille, 3c Pamir eut 1 Aragon. Quelques uns pré-tendent néanmoins que dès lé IX e siècle Y Aragon eutses Rois particuliers, dont Abarca fut le premier en898. En 1479 , L Aragon fut réuni aux royaumes deCastille 3c de Léon, parle mariage de Ferdinand d’ A-ragon avec Isabelle de Castille.
Aragon. Aragomus. Rivière d’Espagne qui a sis sourcedans les Pyrénées, parcourt un coin de l ’Aragon >après quoi il entre dans la Navarre, où il se jette dansl’Ebre.
fjCT ARAGONNET. Port de Gascogne , sur les fron-tières d’Eípagne, allez fréquenté, pour aller à Sarra-gosse.
ARAGONOT, OTE, cu ARAGONOIS , OISE. f. m.3c f. C est un nom que l’on donne quelquefois auxCôtéreaux, ou Brabançons. Voye^ ces mots.
ARAIGNÉE, si f. Quelques-uns disent Arignée , maistrès mal- Petit infecte venimeux, qui avec ses piedsfait un merveilleux tissu de filets pour sie suspendre enPair, & prendre de petites mouches dont il le nourrir.Aranea.
M. Bon, Premier Président de la Chambre desComptes de Montpellier, 3c Aílocie honoraire de laSociété royale des Sciences, a fait une dissertation furles araignées 3 dans laquelle il en donne la description.La nature a divisé cet infecte en deux parties. La pre-mière est couverte d un rét, ou écaille dure rempliede poils : elle comprend la tête & la poitrine, à la-quelle huit jambes font attachées, toutes bien articu-lées en six endroits : elles ont encore deux autres jam-bes, qu’on peut appeler leurs bras, 3c deux pincesarmées de deux ongles crochus, attachées par des arti-culations à l’extrémité de la tète : c’est avec ces pinces,qu’elles tuent les infectes qu’elles veulent manger,leur bouche erant immédiatement au-dessous. Ellesont aussi deux petits ongles au bout de chaque jambe,& quelque chose de spongieux entre deux : ce qui leursert fans doute pour marcher avec plus de facilité furles corps polis. La seconde partie du corps de cet in-secte n’est attachée à la première que par un périr fil,& n’est couverte que d une peau assez mince, fur la-quelle il y a des poils de plusieurs couleurs, elle con-tient le dos, le ventre, les parties de la génération, 8cl’anus. Autour de l’anus il y a cinq^ mamelons ,qu’on prend d’abord pour autant de filières, parodie61 doit se mouvoir ; car il est certain que toutes les.araignées filent par l’anus. M. Bon a trouvé que cesmamelons croient mufculeux , & garnis d’un sphinc-ter. Il en a remarqué deux autres un peu en dedans ,du milieu defquels serrent véritablement plusieurs filsen allez grande quantité, tantôt plus, tantôt moins.Les Araignées s’en servent lorfqu’elles veulent passerd’un lieu à un autre. Martin Lister, membre de 1 »
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