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Tome premier. [A - BOU.]
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James* Il vaut mieux dire symptôme concomitant 3 quesymptôme assident.

ASSIDU, UE. adj. Qui a une application continuelle àquelque travail, à quelque fonction ou devoir. Assi-duus. Un Chantre doit être assidu à l'Ofiìce. AJsiduà l’étude -, au travail, fiCT ll íe dit aussi de celui quirend dès foins continuels, suivis à un autre. Il est assiduà lui íliirc fa cour. Ce jeune homme est assidu auprès defa maîtresse, ll est assidu auprès de moi. Assiduus mecumest.

§3" On s’en sert encore pour marquer la continuationou la fréquente répétition de certaines choies. Travailassidu. Peines assidue s. Visites assidues.

Maïs on s’efforce en vain 3 par ssaffidus combats 3A disposer d'un cceur qui ne se donne pas. Corn.

ASSIDUITE, f. f. Application continuelle à une choseAssiduitas. Cet homme est fort savant, il a toujourseu une grande assiduité à l’étude. Vous avez bien faitde convertir en assiduités amoureuses les fâcheuses as-siduités d’un plaideur. Les prudes, chagrines de n’êtreplus f objet des vaux & de Y assiduité des soupirans, ta-chent de fe dédommager de leur beauté usée par leurmo-destie. S. Evr. Rien ne scandalise plus aujourd’hui queles longues assiduités 3 8c les passions à grand bruit. Jeme fuis guéri de Pambition par les inquiétudes qu’elledonne & par Y assiduité qu’elle demande. M. Scud.•|k? Avoir de Y assiduité auprès des grands , c’est êtreassidu à leur faire fa cour ; auprès d une femme, luirendre des foins suivis.

ASSIDUMENT. D’une manière assidue. Affiduè. Il tra-vaille assidûment à mettre ion livre en état de pa-roître.

ASSIE. f. f. C’est le nom d’une pierre dont fe fervoientles Anciens pour consumer les chairs. Us en mettoientdans le tombeau de ceux qu’ils ne vouloient pas brû-ler, comme nous y mettons aujourd’hui de la chaux,asin de consumer promptement les chairs. On appelleautrement cette pierre Sarcophage 3 qui signifie, quimange la chair 3 à caule de Pester qu’elle produit, 8cle nom á’assie lui venoit de la ville d ’ Assium 3 dans laTroade, d’où l’on tiroir cette pierre, foyer Sarco-phage

ftCT La poudre qui fe trouve fur cette pierre dessecheles vieux ulcères & coníume les chairs iuperstues.

ASSIÉGEANT, ANTE. adj. Qui assiège une place pours’en rendre maître. Une aimée, assiégeante doit être plusnombreuie que la garnison. §3*11 est plus souvent em-ployé comme íubstantif, au pluriel. Les assiéaeansavoient dé j a gagné la contrescarpe.

ASSIÉGER, v. a. Mettre le siège devant une place. Ob-sidere urbem. Assiéger une ville, un fort, un château.On prend maintenant toutes les villes qu’on assiège 3à moins qu’elles ne soient secourues. Foycq Siégé.

fCF On le dit aussi des persanes enfermées dans uneplace assiégée. Ce Prince fut assiégé dans fa capi-tale.

Assiéger, fe dit figurément, en parlant de tout ce quiest autour de nous qui nous importune, qui nous em-baraííe, qui nous ote quelque liberte. Oisdcrc , cir-cumflare j circum sflere. Les pauvres font en si grandnombre, qu’ils nous assiègent. Ceux qui tiennent ta-ble, font assiégés d’écornisteurs. Ce vieillard fe laisseassiéger pat s es parens. U y a long temps que cette fem-me est assiégée par un tel. Assiéger Poreille du Roi.Vaug. Les douleurs dçPenser m’ont assiégé. Port-R.

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un port, quand elle n’en peut sortir à cause des ventscontraires.

ASSIÉGÉ, ÉE. part. Obseffus. Une place assiégée.

Assiégé, est aussi substantif, 8c fe dit de .ceux qui foudans une ville assiégée. Les assiégés ont fait une sotvigoureuse. On a capitulé avec les assiégés.

ASSiEME, ou d’ASSO, est une pierre spongieuse,gère comme la pierre ponce , parsemée d’outre euoutre de veines jaunes, couverte en fa superficie d uliefarine jaunâtre, sale, &unpeu piquante. C’est la meutechose qu’allie.

ASSIENTE. s. f. ou ASSIENTO, en espagnol, f'Z"'^un e ferme. C’est un engagement par lequel lesçois dans le temps palle, 8c les Anglois, principiment depuis la paixd’Utrecht, s’engagerent à fourni 1 »fur-tout aux Rois d’Efpagne, dans l’Amérique elp* ^gnole, une certaine quantité de Nègres, que les Fra/j^çois 8c aujourd’hui les Anglois vont acheter en A»que, asin de les transporter en Amérique peuple R _vice des Colonies européennes, établies par divetnations d’Europe, dans pluiieurs endroits de ce n 011veau continent, 8c dans les iles Antilles.

ARSIENTISTE. 1. m. Celui qui a part, qui a des acti° ndans la Compagnie de l’Affiente. p

ASMETTE. í. f. Manière dont une chose solide est P° esur une autre, pour la rendre ferme 8c stable.ll faut que les fondemens aient plus d’ assiette r

mur qu on éleve destus. Ce piédestal n’a pas assez » a Jsette pour cette figure. Ce rempart a allez d’assi etíe ^ jc’est-a-dire , de pied, de talus pour empêcher q une s'éboule. Il faut poier les pierres de même M '& dans la même assiette qu’elles avoient dans la c3riere.

Tel que battu des flots un rocher immobile .Carde au sein de la mer une assiette tranquiu }Tel tu dois j méprisant mille jades rimeurs >Ouir fans T émouvoir leurs frivoles clameurs.

Assiette , signifioit autrefois séance. Avoir sonêtre assis. Le grand maître aura Ion assiette au côteCorps. Antiq. de Paris.

Assiette, signifie aussi la situation d’un bâtiment,ville. L’ assiette de cette place est avantageuse.

Assiette, le dit d’un campement. Locus caflris a ? tU fa.seleclus. La grande science d’un Général, c’est “ evoir bien cfioifuY assiette de son camp.

$Cr Assiette, situation du corps. Dict. de C8* ^Bonne, mauvaise assiette. Assiette contrainte,mode. c

On dit au Manège, faire prendre à un cavalierbonne assiette ; pour dire , le mettre dans un etion convenable fur la selle. On dit, qu’il 11 e ? fS .point Y assiette ; pour dite, qu’il est ferme fur les ^

L’ assiette est de si grande conséquence, que cefeule chose qui fasse bien aller un cheval. 0 -

Assiette, se dit aussi figurément de letat & de U ^si tion de l’efprit. Animi flatus. Quelque for tUíl ur eadversité qui arrive à un Stoïque, son esprit àefl ^toujours dans la même assiette. Pours’assurersi * ^ zpar un principe de vertu, il faut voir si l’ame ei teune assiette calme & tranquille,& si elle estJçdu trouble des passions. Dac. L’ assiette de l’ess 11l’homme est sujette au changement. Rochep*

Mais lui seul immobileGarde au sein du tumulte un assiette traM g 0 jt«

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Triste deflindes Rois! esclaves que nous sommes 3Nous nous voyons fans cesse assiégés de témoins 3Et les plus affligés osent pleurer le moins.

Racine.

On dit aussi, qu’on est assiégé par les eaux, quandil y a quelque inondation, par les neiges, par les mau-vais temps, lorsqu’il pleut & qu’on n’ofe sortir, par lesbrigands qui courent la campagne , &c.

On dit qu’une flotte e& assiégée par les vents dans

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Assiette, fe dit aussi du département des tan-rtres impositions, pour régler ce que chaque qnauté, ou chaque particulier habitant en I e

Tributorum descriptio. C’est en ce temps- c1 ^ p al -tiesfait Y assiette des tailles. Les commissions lof & Upour faire Y assiette de cette imposition. YsJ s [ g? Cd'collecte des tailles est la fonction des Alïceû&lecteurs. On appelle en Languedoc assiette s j e iV'blées qui fe tiennent dans quelque Diocèse P°j a t est lieglement & le département des tailles, ap reS M 5