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Tome second. [BOU - CRA.]
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L 2.0 CAN

ter arrondi qui entre dans la bouche du cheval ,

Ôc qui la tient sujette. On les fait de plusieurs fi-gures. Elle est ordinairement de deux pièces , &quelquefois d’une feule, comme le canon a trompe.C’est un terme d’éperonier.

Canon , en termes du Musique, est un noin qu’ondonne à une espèce de fugue, qu’on appelle fugueperpetueile , dans laquelle les parties commençantl’une aptes f autre, répètent fans ceise le même chant.Voye { FpouE. On appelle aussi canon musical , lesommier soutenant les conduits qui portent le ventd’un tuyau à Fautre, en un jeu d’orgues. Canon musi-cus. Ce mot vieillit en ce sens , & il a été employépar Vitruve Sc ses Traducteurs.

§CT Dans l’ancienne musique , ce mot désignoit laméthode de déterminer les intervalles des notes.

Canon, dans l’histoire des Modes, signifie un demí-bas,qui s’etend depuis la moitié des cuiíîes jusqu’à lamoitié des jambes. Tibialia longiora quai femoribusajlringuntur. On en portoit autrefois avec des bot-tes. Canons de fole. Canons de laine. Les tailleursappellent aussi canon , les deux tuyaux des chausses ,où l’on met les cuisses, Sc le haut des bas de laine ,ou de foie, qui s’élargit cn forte qu’on y peut met-tre les cuisses. Ainsi on dit, des bas à canon , des ca-nons qu’on attache au bas du haut-de-chausse.

Canon , est aussi un ornement de toile, rond , fortlarge , Sc souvent orné de dentelle, qu’on attachoitau-dessous du genou, qui pendoir jusqu’à la moitiéde la jambe pour la couvrir , ce qui étoit , il y aquelque temps, fort à h mode. Linea tibiata par-marum in morem aptata. C’est dont / Molière seraille.

De ces larges canons , où comme en des entraves ,On met tous les matins ses deux jambes esclaves,

CANONADE ou CANONNADE, f. f. Un coup decanon. Tormenti emifjìo. Cet Officier a bien essuyédes canonades en fa vie.

Canonade , se dit aussi de la batterie continuelled’une place. Ce pan de bastion a souffert une cano-nnade de trois jours avant que d’être ruiné, f-fCT IIparoît que le mot de canonade ne peut fe dire quede plusieurs coups de canon tirés à la fois , ou defuite, & non d’un coup de canon seul. Essuyer unecanonade , c’est essuyer plusieurs coups de canon.

CANONAGE, si m. Science du canon. Le canonage ases difficultés , comme les autres sciences. Hanzeleta fait un traité de toutes les proportions des canons,pour les longueurs, les embouchures , les char-ges , les métaux Sc alliages , les élévations , &c.Toute la science du canonage est expliquée fort aulong dans les Mémoires d’Artillerie de Surirey deS. Remy. Voye^ Canonier.

CANONARQUE. si m. Officier de l’Eglise de Con-stantinople. Canonarcha. Codin en parle De Offic.Cons. 1 . 1 , 6 , n. u, Sc c. 7, n. 14, 15. II paroît ,parce qu’il en dit, que c’étoit un bas Officier, qui étoitau-dessous des Lecteurs.

£anonarque , étoit aussi un Officier dans les an-ciens Monastères. Canonarchus, C’étoit celui quisonnoit aux heures de la collecte ou des assemblées,pour faire lever les Moines & les assembler. C’estde Jean Moschus. Vit ce Patrum , L. X, c. 11 & 50 ,que nous 1 apprenons. Voyez Rosvveid Onomas.

CANONER ou C ANONNER, v. a. Battre à coupsde canon. Glandes ferreas tormentis emittere , ja-culari, Ces deux Amiraux se sont seulement canonés5c n’ont rien fait. Ost a canoné cette place rroizjours durant.

Canoné , ée , part.

CANONERIE, f f. canonade. Rabelais.

CANONIAL, ALE , adj. Qui appartient au Chanoine,qui regarde le Chanoine. Canonicus, C’est une mai-son canoniale qui est vacante. I iZT Maison canoniale,qui est affectée à une place de Chanoine. Office cano-nial, office que les Chanoines chantent dans FEglise.

On appelle 'fleures Canoniales les petites heures

Can

du Bréviaire , qui font Prime ,Tíerce, Sexte & None;Preces Canonicce , preces jiatis horis pro ojscio Sa-cerdotibus recitanda. Ce qui vient de ce qu’on aappelé autrefois canon FOffice Ecclésiastique. U stChanoine de S, Quentin a fait un traité des H# 1 'res Canoniales,

CANONICAT. si m. Prébende i titre d’un bénéfic*de Chanoine. Canonici munus. II a obtenu de 1 Rvêque un tel canonicat en vertu des lettres du Re*pour son joyeux avènement j à la couronne. C’eitun droit qui appartient au Roi, de nommer auxpremiers canonicats vacans par la mort dans R sEglises Cathédrales Sc Collégiales.gCF Quoique les Canonistes confondent souvent R*noms de canonicat Sc de prébende , il faut pourtantremarquer qu’ilsjne font pas absolument linonynr£ s -Le mot canonicat ne signifiant que le titre ou la qua-lité spirituelle , indépendante du revenu temporel-au lieu que le mot de prébende est le revenu rempotermême. Avant le Concile de Trente, il y avoit descanonicats sans prebende , avec Pexpectadve de I 3première qui viendroit à vaquer. Éncore aujour-d’hui le Pape crée quelquefois un Chanoine fa nSprébende. Quand il veut conférer une dignité dansune église, pour l’obtention de laquelle il saur êtreChanoine. Ces canonicats Rappellent canonicats ^ejfeclum , titre stérile , jus ventosum. Voyez CHA'noinie , Chanoine , Prébende.

CANONICITE. si f. La qualité de la doctrine d’un®personne dont les sentimens sont conformes à l’esp r!lde FEglise, ou la qualité d’un Livre qui est aursieu"tique, Sc compris dans le Canon de FEglise, 3lJnombre de ceux qui composent ce qu’on app c *,l’Ecriture Sainte, t« ou bien Canonici*

est la qualité de ce qui est Canonique, ou , selon R 5Canons, conformité aux Canons., Canonicits. ’Canonicum. Ils n’examineront point la canoniséde ces motifs d’union. Gueau. Les ProtestanSpartagés fur la Canonicité de FEpitre aux Hébreu*'de celle de S. Jacques, de la seconde de Sain 1Pierre, de la seconde & troisième de S. Jean, de cejJ®de saint Jude & de l’Apocalypse. Calmet ,au mot Apocalypse. Bèze a fortement souten 3contre Luther l’authenticité Sc la canonicitél’Apocalypse.

CANONIER , plus ordinairement Canonnier . E® 1 'Officier d’Artillerie qui a foin de pointer , de ch 3 £ger, de tirer le canon, qui doit savoir le calibre3^les charges de chaque pièce, avec la perfection d® 5gabions,, Sc des plates-formes de batteries. T° r 'mentorum librator. Sainte Barbe est la patrone de*Canoniers. La chambre des Canoniers est fur la poUp edu vaisseau, Sí s’appelle Sainte Barbe.

$ 3 “ II y a eu autrefois des compagnies particulisde Canoniers. Elles ont été incorporées dans Rof alArtillerie.

|fT Le Canonier doit connoître la force Sc l’ e *. ■de la poudre , les dimensions des pièces d’Artille r * e ’les proportions de la poudre Sc du boulet dont o* 1les charge, la loi des projectiles, la manière emanier, charger, pointer, nettoyer Sc rafruRn*le Canon.

CANONIERE ou plutôt Canonnière, si f. Se dit d'urRsorte de tente de toile pour reposer les CanonR* 5 *Tentorium libratoribus tormentorum a-fsgns liI!t 'C’est encore une petite tente qui est faite en fo 0 * 1de toit, & qui n’a point de murailles, comm® f eautres tentes ordinaires. Elles fervent pour le s .dats Sc pour tous les Officiers de la maison du R°|*11 y a deux Officiers dans chaque canoniere , 0sept soldats.

ffT Canoniere 8c mieux Canonnière .Petite embrasi 1 ^ouverture dans une muraille par laquelle on rirecouvert des coups de mousquet, d’arqtieb 11

Voyei Embrasure.

t£ 3 T Les enfans appellent aussi canoniere un b 3t0l Jde sureau dont on a ôté la moelle, où ils tns tze fdes tampons de filasse ou de papier mâché, q u 1 *chassent avec bruit par le moyen d’un bâton 0