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Tome second. [BOU - CRA.]
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yèar. La coutume étoit d’en élire deux ; í’un defamille patricienne , rautre de famille plébeïenne ,& quand l’un des deux mourpit dans le temps deson emploi, l’autre iorroit de charge , & on eneliloit deux nouveaux. M. Rutilius fut le premierdu peuple qui ayant été fait Dictateur l’an 40 2. deRome, après avoir été deux fois Consul, demandaaussi la charge de Censeur. Publius Philo Dictateur,ennemi des Patriciens, en 414, porta une loi parlaquelle il fut ordonné que l’un des Censeurs seroitpris d’entre les Plébéiens. Elle fut en vigueur jus-qu’en 611 , que les deux Censeurs furent élus d’entrele peuple. Depuis on en a repris du peuple & duSénat. Cette Charge étoit íì considérable , qu’on nel’obtenoit qu’après avoir paíl'é par les autres ; 6con trouva étrange que Crassus en eût été pourvuavant que d’avoir été ni Consul ni Préteur. CetteMagistrature fut d’abord établie pour cinq ans ;mais cet usage ne dura pas neuf ans seulement aprèsl’institutìon des Censeurs. Mamercus Emilius, Dic-tateur , fit porter une loi qui régla que la Cen-sure ne dureroit qu’un an & demi, 6c qui fut ob-servée depuis à la rigueur. Le Censeur avoir ledroit d’exclur-e les Sénateurs qu’il jugeoit indignesde’cette dignité, & de casser les Chevaliers quine remplissoient pas bien leurs devoirs, en les pri-vant du cheval public. Dac, Les Censeurs faisoíentaussi la taxe, 6c l’estimation des biens & des fa-cultés de tous les Citoyens de Rome, pour impo-ser le tribut à proportion de ce que chacun pof-sedoit. Cicéron a décrit très-préciíèment les fonc-tions de cette charge. Elies se réduisent au dénom-brement du peuple, à la correction des mœurs,à l’estimhtion des biens de chaque Citoyen , à l’im-poíition des taxes selon les facultés d’un chacun,à la surintendance des tributs, à la défense desTemples &c au foin des lieux publics. Les gens duRoi, les Magistrats de police , ont des fonctionsqui répondent en quelque forte à cette charge , &ils peuvent être appelés les Censeurs des mœurs.II y a même un Magistrat dans la République deVenise, qui est chargé de ce soin, 6c qui est sixmois en charge.

fíCT Censeur se dit chez nous dans le discours ordi-naire d’un homme qui critique , qui contrôle lesactions d’autrui. Censor. Quand ce mot est seul,il se prend presque toujours en mauvaise part.Dire dequelqu’un que c’est un censeur , c’est dire qu’iltrouve à redire à tout. Quand il est joint à quelqueépithète , c’est cette épithète qui le détermine àun sens favorable ou défavorable. Censeur équita-ble , censeur injuste. Pour s’ériger en Censeur , ilfaut joindre à la supériorité du pouvoir , l’autoritédes bonnes mœurs , & des bons exemples. DeVile. Un censeur indiscret 6c imprudent, aigritle mal au lieu de le guérir. Id. On soupçonned’ordinaire que les airs chagrins d’un censeur inexo-rable , proviennent d’une secrète envie, qui ne peutsouffrir le mérite des autres, Bell.

Censeur un feu fâcheux , mais souvent nécessaire ;

P lus enclin à blâmer que savant à bien faire. Bojl.

Censeur se dit aussi d’un Critique savant qui doitfaire 1 examen d’un livre sans passion , pour y re-marquer ce qu’il y a de mauvais & de condamna-ble. II faut être le premier Censeur de ses Ouvra-ges. J’ai prie mon ami d’examiner cette pièce enfevere Censeur. Le Censeur se met dans la nécessitéd’avoir évidemment raison , afin de justifier parla ce qu il y a d odieux dans la censure. Abbé deSaint Réal.

Faites choix d’un Censeur solide & salutaire ,

Que la raison conduise , & le savoir éclaire. Bon.

Censeur des Livres , fCT Censeur royal, ou toutsimplement Censeur. On nomme ainsi des gens delettres commis par M. le Chancelier, pour exami-

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net les livres qu’on doit imprimer. Ils ne donnentleur approbation qu’à des livres qui ne contie csnent rien de contraire à la Religion & aux b°n®^mœurs. Les Docteurs de la Faculté de Thcolugi »prétendent qu L c’est un -privilège qui leur app 1tient, 6 c que les Papes Pont attribué à lcurCotpjEn effet,-ils ont été long-temps en polfed' 011 ^ce droit. Mais en 1614, par Lettres PatentesRoi, l’on établit quatre Docteurs de la Facu t >pour être Censeurs 6c Approbateurs de touslivres concernant la Religion , & en être reíp 1Dsables en leur nom. Quant aux livres qui ne traitpoint des matières de la Religion, d pa s01 í ^les Maîtres des Requêtes ont eu le pouvoirles examiner, 6 c qu’ils l’ont conservé jukff f 1 ! ^gne d’Henri IV. II n’est pas cependant bien h 1ce droit étoit annexé à leur charge, ou si c c yune commission personnelle dont l’on chargeoitques Maîtres des Requêtes. II semble mèmfst? .n’examinoient que les Livres de Droit Sc, d’H* ^re , dans lesquels on peur agiter des questi° nSintéresseroient l’Etar. ?fT Aujourd’hui, comW e# ° ■l’ávons dit, les Censeurs sont des gens de l ettdistingues par leurs lumières Sc par leurssauces, commis par M. le Chancelier pouimen des livres.

M. Bayle , compare les Auteurs sollicitais

l’aff

jitcs

probation des Examinateurs , à ces âmes eíí ?' c efur les bords du Styx, 6 c attendant avec impa tie {d’être transportés lur l’autre rive. II leur appEces vers de Virgile :

Tendentesque manus, ripee ulterioris amote •Navita sed tristis nunc hos , nunc accipit itt° s 'As alios longe summotos arcet arena,

On appelle Censeurs dans les Universitésur-tout en Sorbonne, certains Docteurs, q 111

tent aux thèses , afin de prendre garde a ce ^tout s’y passe dans Tordre. Ce sont princip^jQ,ces Censeurs , qui jugent du mérite du rép°jj -pII y en a deux qu’on appelle Censeurs de ^ne ou de mœurs. En Sorbonne, les Censeurs d o{i ^sleur suffrages par billet. Censeur se dit encof £les Universités de celui qui est chargé d’exjsiles cahiers , soit de Philosophie , soit de Tsi cgie, de ceux qui veulent être Maîtres ès A ttS5Bacheliers, ppi

Censeur. Terme de Collège. Les Censeurs so n T yjj-les écoliers, ceux que le Régent choisitder à maintenir le bon ordre & la discipli ne .lastique. Un Régent doit se défier de la P t0de la fidélité des Censeurs , qui agissent i° -aipar passion. Les Censeurs des leçons , sont ce ’^j,doivent reprendre ceux qui récitent leurs ^ f F’

de

lorsqu’ils font des faures. Censores leclionuW > sí i*

fores exigendo memoris, penso prczpojìli. C en J j^ifíla chaire, sont ceux qui sont auprès de l a ^jiii'du Régent, pour apprendre plus facilem^ jjji'ce qu’ils doivent faire en chaque occasi 011 ’dentes Magi liro Censores , &c. , 5 £l '

§ 3 * CENSIER. adj. Épithète qui s’appliq*gneur áuquel le cens est dû. Seigneur CcPf 6 'diatorii vectigalis , census dominus.

On dit aussi papier cenjier , plus comm u ^ s &terrier , censualis liber , où sont écritsles rentes dues à un Seigneur, ou les rc aI1 <;i £í5 'lances qui en ont été passées par les t eCodex vectigalium , censuum index. jje é 1

Censier , ÈH.E. f. Signifie encore celui on ^tient une cenfe à ferme, 6 c on dit le & J

tel Seigneur.

sis

tfP

^/v^ ENSlF ' C m * Vieux mot, synonyme

C ou S uJf IR f’ f’ m ’ &£ CeIui ou celle quiaf e ítou un fonds à charge de cens, à charge dc K,

annuelle 8 'c”*/* fiefun droit de ccnS ’ "îes i’ 0 *'frl il ^enfuns , a. 11 a trouvé bon q« c ìe$

veaux censitaires , comme représentant D sa