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Tome second. [BOU - CRA.]
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en trouve quelquefois de plus grands > dont leprincipal tronc est presque aussi gros que la jambe.Sa racine trace jufqu’à cinq ou iìx pieds de long,partagée d’abord en quelques autres racines gros-ses comme le bras , distribuées en quelques subdi-visions qui ne font pas plus épaisses que le pouce.Celles - ci diminuent insensiblement , & sont ac-compagnées de beaucoup de chevelu. Elles sont du-res , ligneuses, couvertes d’une écorce brune , Scproduisent plusieurs tiges de différentes grandeurs,qui environnent le tronc. Le bois en est blanc,cassant,revêtu d’une écorce grisâtre, qui tire en quelques en-droits fur le brun. Les branches font assez touffues, Scnaissent souvent dès le basjmais elles font mal formées,inégales Sc garnies de feuilles , seulement vers lesextrémités. Ces feuilles, quoique rangées fans ordre,font d’une grande beauté , & ressemblent tout-à-faità cfclles du laurier-cerise. Les plus grandes ont septou huit pouces de long, fur environ deux ou troispouces de large vers le milieu ; car elles se termi-nent en pointe par les deux bouts. Leur couleurest vert-gai , leur surface lisse & presque luisante ,leur consistance ferme Sc solide. Le dos en est re-levé d’une grosse côte arrondie ; ce n’est qu’un al-longement de la queue , laquelle a presque deuxpouces de long, fur une ligne de large. Cette côtequi est sillonnée en devant, distribue des vaisseauxde part Sc d’autre, qui se répandent & se subdivi-sent sur ces côtes dans un ordre comme alterne.Les feuilles deviennent moindres , à mesure qu’elles'approchent des sommités ; cependant on y en apper-çoit assez souvent, qui sont plus grandes que leursinférieures. Depuis la fin d’Avril jusqu’à celle deJuin, ces sommités font chargées de bouquets de qua-tres ou cinq pouces de diamètre , composés chacunde vingt ou trente fleurs , qui naissent chacune desaisselles d’une feuille longue d’un pouce & demi,membraneuse, blanchâtre , large de quatre ou cinqlignes , pointue,creusée en gouttière, & posée enécaille avec ses voisins. Le pédicule des fleurs adepuis un pouce jufqu’à quinze lignes de long ;mais il n’est épais que d’environ demi-ligne. Cha-que fleur est d’une feule pièce , longue d’un pouceSc demi ou deux, rétrécie dans le fond, évasée &découpée en cinq ou six quartiers. Celui d’en haut,qui est quelquefois le plus grand, est large d’en-viron sept ou huit lignes, arrondi par le bout, ainsique les autres , légèrement frisé, orné vers le mi-lieu de quelques points Jaunes, ramassés en manièred’une grosse tache. Les quartiers d’en bas font unpeu plus petits, Sc découpés plus profondément queles autres. A l’égard de leur couleur , le plus sou-vent elle est violette , tirant sur le gris de lin. Ontrouve des piés de cette plante à fleurs blanches.Toutes ces fleurs font marquées de points jaunes,dont on vient de parler, 8 c leurs étamines , quinaissent en touffe, font plus ou moins colorées depurpurin , mais blanches & cotonneuses à leur nais.lance. Ces étamines font inégales, crochues , Sc en-tourent le pistil. Leurs sommets font posés en tra-vers , longs de deux lignes, fur une ligne de large,divisés en deux bourses pleines d’une poussière jau-nâtre. Le calice des fleurs n’a qu’environ une ligneSc demie de largeur, légèrement cannelé en six ousept pointes purpurines. Le pistil est une espèce decône de deux lignes de long , relevé à fa base d’unourlet verdâtre & comme frisé. Un filet purpurin,Sc long de quinze ou dix-huit lignes , termine cepistil, Sc finit par un bouton vert pâle. Les bou-quets des fleurs font très-gluans, avant qu’eiles s’é-panouissent. Lorsqu’elles" font passées , le pistildevient un fruit cylindrique , long d’un pouce àquinze lignes , epais d environ quatre lignes, can-nelé , arrondi par les deux bouts. II s’ouvre par lehaut en cinq òu six parties , Sc laisse voir autantde loges qui le partagent en fa longueur , Sc sontséparées les unes des autres par les ailes d’un petitpivót qui en occupe le milieu. C’cst ce pivot quiest terminé par íe filet du pistil, Sc bien loin de le

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dessécher , il devient plus long , tandis que

le fr ]it

est vert, & ne tombe point. Les grainesmenues, d’un brun clair , longues de prèsligne. Les feuilles de cette plante font st'P 11 ^fans autre saveur. Les fleurs ont une odeur Able, mais qui í'e passe facilement. Cette pl ante ^ [e sla terre grasse Sc humide. Elle vient fur l eS f(de la mer Noire, le long des ruisseaux. T° uAcad. desSc.Mem. 1704,p. 345. , {0Sj

Il y a une autre espèlee de Chamœrhododeft £ _qui s’élève quelquefois plus que la P ïCCC rf 0 lithChamœrhododendros Pontica maxima , meJP líl J^ g í.flore luteo. Elle produit un tronc de ruewe^^sieur , accompagné de plusieurs tiges plus rnf ,divisées en branches inégales, fossiles , cablanches en dedans , couvertes d’une écorcetre Sc lisse , si ce n’est aux extrémités, où enfvelues & garnies de bouquets de feuilles ss £í , ^blables à celles du néflier des bois. Ces feu»J e -jelongues de quatre pouces , fur un pouce Sc ^largeur vers le milieu , pointues par les deux tSc lur-tout par celui d’enbas , vert-gai, lcg cre £ll [velues , excepté fur les bords , où les poils r°

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comme une espèce de sourcil. Leur côte et _forte , Sc se distribue en nervure sur toute lai uLa queue des feuilles n’a souvent que trois ° utre lignes de longueur, fur une ligne d’épaiss u ' p.fleurs naissent dix-huit ou vingt ensemble , ^>1'fées en bouquets à l’extrcmité des branches >tenues par des pédicules d’un pouce delues, Sc qui naissent des aisselles des petitesles, membraneuses , blanchâtres , longues <J e .

ou huit lignes, fur trois lignes de large.

feuille est un tuyau de deux lignes & deiru emètre , légèrement cannelé , velu, jaune , tltale verdâtre. II s’évase au-delà d’un pouceSc se divise en cinq quartiers , dont celui d ul jea plus d’un pouce de long, fur presque a uta $largeur , réfléchi en arrière auíïì-bien qn e etres , Sc terminé en arcade gothique , jaun e 'quoique doré vers le milieu. Les autres q u ; i ^font un peu plus étroits Sc plus courts, d’ufl j* 0 f-pâle aussi. Cette fleur est percée par lâ P astItérieure, Sc s’articule avec le pistil qui est P’ fydal, cannelé, long de deux lignes , vertchâtre, légèrement velu, termine par un filer co „long de deux pouces , lequel finit par un °? tl $vert-pâle. Des environs du trou de la steur ,cinq étamines plus courtes que le pistil, í fl£ rcourbes , chargées de sommets longs d’une hr .^sdemie, remplie de poussière jaunâtre. Les èj a '^,íont de la même couleur, velues dès leurn 3 ^jusque vers le milieu : toutes les fleurs , al f jtiicelles de l’espèce précédente , sont penche ^les côtés , de même que celles de la fraxine 1 j,pistil devient dans la fuite un fruit d'envstn^ jj,tre lignes de long, du diamètre de six ougnes , relevé de cinq côtes, dur , brun SC P. r D3 r-

II s’ouvre de la pointe à la base en lept ou h u C jps

lesquelles aífhst 1 .- ^,le - *

ries, creusées en gouttièreavec le pivot cannelé, qui en occupe le n ”’ sî ia eforment autant de loges. Je n’en ai pas vumûre. po-

stes feuilles de cette plante font stipticM^jje',deur des fleurs approche de celle du chèvremais elle est plus forte , Sc porte à la tête-que les abeilles tirent de ces fleurs rend^ 1

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fl?

Voyei Dioscoride , L.II, c. 103. Pline ,

L. XXI, c. 13. Xénophon, à la fin du ^siècle , livre de Y Expédition des Grecs , °u i j, .traite des dix mille ; Sc Tournefort, ib. P" jsuivantes. ssy

CHAMAìSYCE. f. m. Espèce de tithymale. q&’

Jus. Sa racine est fort petite , longue d’envû 0tre doigts. Elle a plusieurs branches de alongueur , rouges, un peu velues, couchées ppleines d’un suc semblable à du lait. S eS ve rtí sfont un peu rondes , rouges par dessous ' ze>par dessus, II y en a quelques-unes au