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avait neuf par jour. Mais comme il étoit incom-mode de se déshabiller si souvent, on en faisoit uneestimation qui se convertisiòit en argent. Le jourdu sacre il tire la botte , & déchausse le Roi ; & ilest assis à ses pieds, lorsqu’il rient les Etats ou ionLit-de-Justice. Voye £ auíïiDu Tillet.
P. Bardin imprima en 162.; un livre intitulé, leGrand Chambellan de France , où il est amplementtraité des honneurs , droits & pouvoirs de cet office.II - prétend au c. 3 , p. 6 , que l’officc de GrandChambellan est presque aussi ancien en France quela Monarchie ; car, dit-il, si nous ne voulons pasajourer foi à un Historien (Nicolas Gilles , en la viede Clovis, qui dit qu’Aurélien dépuré par Clovis versGombaut, Roi de Bourgogne , pour aller rechercherfa nièce Clotilde en mariage, étoit Chambellan de cepremier Roi Chrétien ; au moins sommes-nous obli-gés de croire à Guaguinus, Liv. II ; à Nicolas Gilles,en la vie de Clotaire ; & à Faucher, Liv. III, c. 8 ,qui ont assuré que Gautier de Calez ou de Caux,Seigneur d’Ivetot , l’étoit de son fils Clotaire.
Il y cn a qui croient que le Grand Chambrier &lc Grand Chambellan , sont deux offices séparés depouvoir & de dignité, & que le Chambrier étoitproprement celui que l’on appelle Domeftique duRoi ; mais.ce sont deux noms que le même office aeu en dissérens temps. L’on trouve néanmoins enla Chambre des Comptes deux titres de ces Officiers ;Sc nous voyons que sous un même Roi, 8e en unmême temps , deux font pourvus des Erats de Cham-bellan 8c de Chambrier. Toutefois celanes’est faitque dans la dernière race, dit Bardin, quand nosRois ne voulant point mécontenter les grands Sei-gneurs qui demandaient cette charge, la divisèrentainsi, donnant à l’un le nom de Grand Chambellan ,Sc à l’autre celui de Grand Chambrier ; 8c peut-êtreservoient - ils alternativement par semestre ou parquartier. Plusieurs raisons , continue-t-il, m’auto-risent en cela , 8c entr’autres que nous voyonsles noms de Grands Chambellans 8c Chambrierssouscrits indifféremment aux chartes qui n’étoientlignées que par les cinq grands Officiers de la Cou-ronne ; mais l’on ne trouve point que ces deuxOfficiers aient soussigné les mêmes Lettres. Anch. VI , il fait une liste des Grands Chambellans ,juíqu’à Charles IX 4 & au ch. VII, des Officiers &Domestiques établis sous le Grand Chambellan.
Le Grand-Chambellan, le jour du sacre du Roi,a soin de faire tenir la porte fermée , attendantque les Pairs 8c Seigneurs frappent. Alors il leurdemande “ce qu’ils cherchent, & eux répondant >notre Roi, il leur ouvre, afin qu’ils Taillent qué-rir pour le conduire à TEglise. Là le Grand-Ckam-bellan reçoit les bottines royales que T Abbé de S.Denys lui met en main, pour les chausser au Roi,Sc à lui seul appartient de lui vêtir la Dalmatiquede bleu azuré, 8c par-dessus le manteau royal, lesoraisons étant achevées.
Par les Etats des Hôtels des Rois Philippe leBel, 8c Philippe le Long, en toutes autres céré-monies royales il a toujours la préséance. S’il portela bannière de France, il est entre le Grand-Maître,qui tient son bâton , 8e le Grand-Ecuyer, qui portel’épée. Aux entrées de ville, il est à fa main droite,Sc la tête de son cheval vis-à-vis la jambe droiteà Roi. Aux cérémonies à pied il marche un peuderciere, à fa main droite. Quand le Roi tient son- Lit-de-Justice en ses Cours de Parlement, par Arrêt delan 1451 , 22, Avril, il a séance à ses pieds furun carreau de velours violet couvert de fleurs-de-lis d or. II couchait anciennement dans la chambredu Roi, quand la Reine n’y étoit point ; 8c lors-qu’il couche chez le Roi, tous les matins un Valetde Chambre le doit aller avertir, quand le Roiest éveillé, afin qu’il lui présente la chemise 8e sa robede nuit ; honneur qu’il ne défère qu’aux enfans deFrance, 8c au premier Prince du Sang. Aux grandshommages que l’on rendoit au Roi, le Grand Chám-dellan parloir pour lui, & faisoit faire aux Sei-
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gneurs les protestations de leur fidélité &C “ u ^voir de Thommage. II avoir l’œil à ce quequi étalent sous là charge fissent nettoyer cí ■ “pisser magnifiquement le Palais Royal , prugarde aux habillemens du Roi, donnailent orque son lit fût honnêtement 8c richement P ar ’son linge bien blanc, 8c ses meubles bien P r( ffí _soin qui lui étoit commun avec la Reine. H f Lsoit des présens qu’il falloir donner aux AwN ^deurs Etrangers. II a pouvoir de commettre -Lecteur pour le Roi, ce qui vient appatelUw^de ce qu’anciennement, lorsque nos Rois & *Reines prenaient leurs vêtemens, 8c pendantrepas, on avoir coutume de leur lire quelquestoires 8c faits héroïques des Princes. R u
II avoir anciennement la garde div trésor csiiII a encore celle de ses ornemens royaux, couto flsceptre , main de justice , anneau, manteau t°Fscel de secret ; celle des étalons des poids #sures. Depuis Philippe I, qui Pardonna, il. 3 1 ^jours soussigné avec les quatre grands Officiersla Couronne aux chartes 8c lettres de conlcqueII assiste au 'jugement des Pairs, 8c y a voix d c *rative. Cela fut jugé l’an 1224 sous Louis
Voyei Pasquier , Liv. IV , des Rech. ch. 9. P^ 1le Bel défendit qu’aucun ne prît vivres à Pa r,s j etaux du Roi, excepté la Reine , ses enh^’^Grand-Chambcllan , 8cc. II avoir autrefois la gentretenue, chez le Roi. II étoit exemt de Paucun sceau. Lorsque le Roi est en campagi’ j eMaréchaux des Logis doivent marquer F ( ° l e jicGrand-Chambellan la première chambre a P reS --ílLdu Roi. Cela fut jugé au voyage de Louis Sen Languedoc, en faveur de M. le Duc de ^iívreuse ; 8c la raison est qu’anciennement il c° l £dans la chambre du Roi. Enfin la marque j }feigne de la Charge de Grand-Chambelld cbannière de France. Tout ceci est tiré de ® a hOn peut voir encore Du Tillet, P.I, /• ^suivantes. . {[ [0
Le Prévôt de Paris prend le titre de Chdffl j, 0 jsordinaire du Roi. Cela vient de ce que n° s ,^ } tvoulant être informés exactement parceM a ^; c sde tout ce qui concernoit leur service , ° u pUfi'public, attachèrent à son office celui de Rur 0 (íbellan ordinaire , pour avoir accès à toute soauprès de leur personne. De La Mare, T- rílla Police , Liv. 1, Tit. VII , ch. 3. . (oiP
Le Grand -Chambellan est, à Rome, celui fydu gouvernement de la ville, qui préside a }i -trimoine de l’Eglise 8c au Fisc , 8c qui fait foimônes du revenu de TEglise : c’est comme I e f\-du Trésor Romain , ou le Surintendant \\nances. JErario Romano prcefe&us , prap 0 J 11 g le$«, aussi le foin des édifices publics , c ° nll £fl tEdiles. Le siège vacant, il loge à l'apparte^ fiPape , marche avec fa Garde-Suisse , 8c ° r<a °^ e iU ,{l’assemblée du Conclave. II y a aussi àcharge de Chambellan du Sacré Collège, q u / 5 fsstour-à-tour pendant un an par les plus anC1 fv e , ftdinaux. Il a soin du revenu du Sacré Con r q#en sortant de charge, il distribue à chacun ^dinaux ce qui lui appartient. II est diffèrent^ ^mer lingue ou Chambellan du Pape. ^ rafCardinalium Collegii pr a sectus.
Chambellan , se dit aussi d’une des deux 5 , ^tables que le Roi tient pour les Court» 3 t 8étoit autrefois tenue par le Grand-C^*.que le premier Maître d’Hôtel tient aujoAller dîner au Chambellan. Co^ 1
Dans T Abbaye de S. Claude en Franche- L 5le Chambellan étoit un des offices clam rChambellan de S. Claude devoir faite ( 5 í ’ v ; e tf eS .’de T Abbé , fournir des eíîuie-mains ou I e ^ f e p’fpour le lavement des pieds du Jeudi-Saint, ^
les soixante pauvres à qui on devoir los çofétoit encore obligé de fournir de la P 3 p,les lits des Novices 8c des autres Relig ieU 'lyox, T . Vp > 172 .