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Tome second. [BOU - CRA.]
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invention, ensuite A. Porta, Sc Cardan dans faSubtilité.

Chambre , se dit par excellence de la chambre duRoi, des Officiers qui y fervent, Sc des meublesqui y font destines. Cubiculum regium. Les quatrepremiers Gentilshommes de la Chambre ont chezeux les Pages de la Chambre , Sc fervent par an-née ; les Valets de Chambre , les Huissiers deChambre , par quartiers. La Muiìque de la Chambreou autrement du petit coucher. On appelle aussila Chambre y le lit Sc la Chambre du Roi, qui marchetoujours quand le Roi va en campagne. On ap-pelle aussi la Chambre du Roi , les plus belles cham-bres des châteaux ou des hôtelleries où le Roi aune fois couché allant par pays. On appelle enfinchambre du Roi, certains Officiers de la Chambreou qui y ont rapport, & quand le Roi Louis XIV ,le matin âpres être levé, pendant qu’on l’habil-loit, demandoit fa Chambre , alors les Huissiers dela Chambre prenoient la porte de la Chambre , Scavec eux entroient les Valets de Chambre , les Porte-manteaux , les Porte-^arquebufes Sc autres Officiersde la Chambre. fiCf Avoir les entrées de lâ Chambre ,c’est avoir le privilège d’entrer avec les Officiers dela Chambre.

Chez le Roi il y a aussi la Chambre aux deniers,ïnfiituta moderandis r egi ce domiïs Jumtibus praefec-tura : Sc trois Maîtres de cette Chambre ferventchacun leur année , Sc règlent la dépense de la Mai-son du Roi dans un bureau établi pour cela, oùils président. Regio patrimonio tuendo tribunal.

Autrefois cn appeloit Chambre , le lieu où l’ongardoit le Tréfor-Royal, comme on voir dans lesCapitulaires de Charles le Chauve. On dit encoreà Rome des ducats de la Chambre ; pour dire duTrésor des Papes.

Chambre , fe dit aussi de plusieurs juridictions: oùl’on rend la justice. En chaque Parlement il y aune Grande-Chambre, qu’on appelle autrement laChambre des Audiences. Er il faut prononcer Gran -Chambre Sc non pas Grande-Chambre , qui ne fedit que lorsque l’on veut exprimer la grandeur ,l’étendue de la pièce d’un appartement que l’on ap-pelle chambre. C’est ainsi ç[ue l’on dit gran , ougrand’mère , Sc non pas grande-mere. Voyez le motGrand. f$CF Grand:Chambre , le dit par extensiondes Magistrats qui ont séance à la Grand’Chambre.

Dans la pemière institution du Parlement il n’yavoir que deux Chambres , Sc deux fortes de Con-seillers : l’une ctoit la Grdnd-Chambre pour lesaudiences, dont les Conseillers s’appeloierit,qui ne fâisoient que juger, Primarium cemtumvi-ralis Primatus tribunal ; l’autre des Enquîtes , dontles Conseillers, s’appeloient Rapporteurs, qui ne fai-saient que rapporter les procès par écrit. Inquijì-torum curia. Des Chambres des Enquîtes, qui ju-gent des procès par écrit : il y en a cinq à Paris , ail-leurs moins. Une Chambre de la Tournelle , ouChambre Criminelle , ou se jugent les procès cri-minels , qui est ainsi appelée , parce que les Con-seillers des auttes Chambres y vontt out à tout. Capi-talium judicum tribunal.

Chambre de la Tournelle Civile. On appeloitainsi une Chambre qui a été créée plusieurs fois pourjuger certaines affaires quand la Grand’Chambre ctoitsurchargée : elle jugeait à l’Audience les affairesau dessous de mille écus, ou de cent livres de renteSc au desious. Elle etoit composée comme la Tour-nelle Criminelle , des Conseillers de la Grand’Cham-bre , & des Enquêtes , qui y allaient alternative-ment.

II y a aussi des Chambres de Requêtes du Palais.Inílitutum. libellis supplicibus judicandis tribunal,où l’on juge en première instance les affaites desOfficiers du "Roi, qui font privilégiés, Sc qui ontdroit de Committimus. If y en a deux à Paris, ScUne dans les autres Parlemens.

On appelle Chambre du Conseil , la Chambre où

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les Conseillers jugent les Procès par écrit. W 1consilii conclave. , ,

La Chambre des Vacations, est celle q u ° n . ^blit pour juger des matières provisoires SC C onelles, pendant que le Parlement vaque, j r ^dicendi juris per jlatos vacationum j° r( Jdies. v igniti

La Chambre de la question , est celle ou ostla question. Tribunal tormentormm. _ -, u „e

Chambre de b Edit ou Chambre mi-partie , j • «

H ri de pacffcrl

Chambre établie en vertu des édits de p»

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en faveur de ceux de la Religion Prétend»' ! eformée, dans laquelle il y a aurant de J u ^ eSReligion que de l’autre. Tribunal mixtorum e ',p,tholicis & Calvinianis judicum. La Chambre ^dit du Parlement de Toulouse éroìt à Castres, ^de Bourdeaux à Agen. Elles ont été supprûpf eS ‘Chambres de l’Edit jugeaient toutes les astaU ^quelles ceux de la Religion Prétendue-R e ol iétaient intéressés , ou comme parties piinciP" ^j.comme garans , lbit en demandant, loir estdant, tant en matière civile qu’en matière ct [st 1 ^On en avait excépté les causes où il s ’^lposseífoire des bénéfices , des dîmes nari ict e ? jpdu patronage Ecclésiastique, des droits SC j.Vairs du domaine de l’Eglise. A l’cgard de S a ^ cC .lations comme d’abus interjettées des Jugersclésiastiques par ceux de'la Religion prétenduformée , si elles étaient fondées fur entrepris O,par'des Ecclésiastiques contre la Juridiction^ 0 ^,!,contraventions aUx Droits Sc Ordonnances»» j.& Arrêts des Cours Souveraines , elles ct° ie ‘ n ,j; I>tées Sc jugées par les Chambres de P Edit [ ir> ^elles étaient fondées fur une contriverit 10 ^,saints Décrets, Sanctions Sc Constitutions pu-niques , les Chambres de l’Edit n’en pouvoisnaître; cependant le Clergé avoir obtest» Fj 0 psDéclarations Sc Edits, pour que les »PP e Wertfcomme d’abhs des Jugemens ecclésiastiques ?

Voye{

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fCF Ën matière criminelle, on entend P ar •gjijtctassemblées, la Grand 'Chambre feulement, J J.’Sla Tournelle. Les Prêtres, les Gentils-hon^pOfficiers Royaux ont le droit de faire jug er 1 f Vcès criminels par les Chambres assemblées jést"

par la Grand ’Chambre Sc la Toutn»

b

se rendent tous les comptes de tous les deniersòù l’on enregistre les aveus & dénombrent 11 'trdonne au Roi, les sermens de fidélité , &•; ^choses qui regardent les Finances dudomaine , Rationum regiarum curia. Cette pjii'

fut rendue sédentaire à Paris fous le regst e ^

communs jusqu’à l’an 1454.grande autorité qu’elle n’a aujourd’hui-

toutes traités dans les Parlemens.de l’Abus , Liv. 1 , ch. i, d?

Dn Chambres assemblées $ fe dit de fafieff ^ ^toutes les Chambres du Parlement. Co set ut 1verso Senatu Consilium.

dire , r „ ____ ___

nies, fans y comprendre les autres Charu^T^Chambre des Comptes , est une Cour louves 3

‘ sr^íi

lippe le Bel, Sc fut nommée Chambre,Parlement. Les Avocats Sc Procureurs-GéU eParlement Sc de la Chambres des Comps eS s r ol llS

, Elle aV °^’%í

jours un Archévêque ou un Evêque qui f P esPLa charge de fécond Président fut P en ', 3que temps affectée au grand Bouteillier ° e ^ p te îCe fut Louis XI qui nomma un Laïq» emiet Président : Louis XII donna cette ^ jjressJean Nicolai, dont les defeendansenh» 0 0 eont rempli la même place jusqu’à préleu^^s *-composée de Présidons, de Maîtres,

Auditeurs ; d’un Avocat Sc d’un Procureur

Voyei Pasqúier.

íl y a quinze Chambres des Comptes» G‘ eParis, Rouen, Nantes, Montpellier, 1 ^ir» enoble, Aix en Provence, Dole, HissO'

Artois, Lille, Blois, Metz , Nancy Sc g 0 Jve s ^,lChambre des Monnaies , érigée en Co ut yj £fous Henri II, Monetalium judicum curte 1, e 10