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Tome second. [BOU - CRA.]
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absolument chameau , cette partie qu’on coupe enentamant le pain bénit, pour envoyer à celui quile doit rendre au premier jour. Angulatum lujiralispanis frujturn, Jegmentum.

On appelle aulli chanteau , une grosse pièce depâtisserie formée en long , & de même que labordure de pain bénit, qu’on fait faire pour en-voyer à se s parens & à lés amis ; c’est pourquoi onl’appelle autrement cousin. II est plus honnêted’envoyer des brioches.

IJCT On appelle encore chanteau un morceau d’étossecoupé d’une grande pièce. Ce manteau a été coupéeri plein drap , il ne fera pas nécessaire d’y mettrede chanteau. II faut un chanteau à cette robe.Chanteau est aulli un terme de Tonnelier, qui ligni-fie la dernière picce du fond d’un muid, qui estfaite en portion de cercle. Assis doliarii segmentutnangulatum.

On dit proverbialement , qu’on a donné lechanteau à quelqu’un ; pour dire , que c’est à lui àfaire au premier jour & à son tour ce que lesautres ont fait avant lui. On dit dans le mêmesens qu’on lui a donné le bouquet.

1C? CHANTEL le CHASTEL ou le CHASTEAU ,ou simplement CHASTEL. Petite ville de Francedans le Bourbonnois, EleóFion de Gannat.CHANTEL AGE. f. m. Terme de coutumes. Droitqu’on paye au Seigneur pour le vin vendu en grosou à broche fur le chantier de la cave & du sellier ,dans l’étendue de fa Seigneurie. Canteriarium vccli-gal, tributum , canteriarii vini vectigal. Dans lesvieux titres, chantelagium.

CHANTELLE. f. nu Terme de coutumes. Dansquelques Provinces , c’est une taille personnelledue au Seigneur par fes mortaillables, à cause deleur servitude, pour la permission de demeurerdans fa Seigneurie, & d’y posséder certains héri-tages. Chantel, chantellus , paro'ìt avoir signifiéhabitation.

CHANTEPLEURE. f. f. Arrosoir de Jardinier, ouentonnoir à longue & étroite queue percée au fondde plusieurs petits trous, pour faire couler quelquechose dans un muid de vin fans le troubler Cau-datum infundibulum , clepsydra doliaria.

En Normandie & ailleurs, on appelle chante-pleure, le robinet d’un tonneau de vin, ou decidre. Une Chantepleure, avec ce mot, Bien neu Je fi plus , étoit la devise de Valentine, veuve deLouis Duc d’Orléans. Elle fe voir par-tout dans lechâteau qu’elle fit bâtir à Châteauneuf, à cinqlieues d’Orléans. Voye? Champleure.CHANTEPLEURE ou PATENOTRE, est aussi uneespèce de fontaine de bois, composée d’un petittuyau , & d’une cheville poux le boucher. On s’enfert pour les cuves à fouler la vendange, & pourles cuviers à lessive.

Chantepleure est aussi une fente ou ventouse qu’onlaisse dans des murailles qui font proches des ri-vières , ou qui soutiennent des terrasses, pour ylaisser entrer & écouler les eaux. Rima , apertura.Les chantepleures , ventouses , & autres ouverturespour l’ccoulement des eaux , font permises parl’Ordonnance.

CHANTER. V. act. Faire diverses inflexions de voixagréables à l’oreille, suivant les règles de la modula-• tion.Canere, cantare.Cet homme chante bien. N’as-tu point de honte de chanter £ bien ; disoit Philippeà Alexandre le Grand, comme, étant une des chosesqu’un Prince doit ignorer. Ablanc. Les paysanschantent au lutrin. Le Diacre chante l’Evangile. LeSoudiacre chante l’Epitre. Cette Antienne fe chanteà deux chœurs. Chanter un Te Deum. Solennemhymnum concinere ; on peut ajouter pro victoria ,ou quelque autre mot qui marque le sujet de la joie.Chanter en plain chant. PLane ac simplicibus mo-dulis cancre. En Musique , ad harmoniam canere ;musicis modis concinere. En faux-bourdon. PlanusJimplexque cantus modulis musicis mixtus. Chanterfa partie. Chanter Vêpres. Chanter Matines. Mata- .

dit que ce fut ce Saint qui commença a tairt <les Laïques dans l’Egliié, & que même

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tinas , Vespertinas horas canere. ChanterSalutationem Virgini deiparce decantare. ^des Nocls. Nascenti Christo genethliacon c ^ nPeuple chante dans les Églises avec j. e j,,L’Auteur de la vie de S. défaite d’Arles, Q

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obligtfa , pour les empêcher de causer dans

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Me s fdles , chantez, - nous quelqu un

cantiques , , 4 , ur s,

Où vos voix Jisouvent , se mêlant a met f-De la trijie Sion celebrent les malheurs. v

On dit qu’un homme chante Messe; r oU ^qu’il est Prêtre. Sacra facere , rem divinam JM. Lancelot a fait un Traité de l’Art de eh- l! -Chanter fur le livre , fe dit lorsque les ^ caI jchantent le plain chant, & qu’il y 3 P \- llt ifdessus ou autres parties qui font des accon j echamp , & forment une espèce de conccd^^,.,,musique. Planum Jimplicemque cantum J e "‘ ^înentis quibusdam ac modulis variare , otn . ^

dit aussi, il chante sa partie à livre ouvert ^ ^dire, qu’il sait si bien la Musique, qu’il 11besoin d’étudier la note. Canendi peritus . n .

Chanter se dit aussi de ce qui est sirnpstweR^ £f

tenu en quelque écrit. Voyons ce que

livre-là, quid canat , quid ferat; pour c ^ re, cX pld t ‘ce qu’il contient. Voyons ce que chanteCela est du style familier.

Maître à chanter , est un Musicien qui e>chanter, qui montre la Musique. Mujicus,

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[ssf 1 ?

|CT Chanter s’cmploie aussi comme fynoiss^,*publier , célébrer. Canere, prcedicare,

Toutes les créatures chantent les louange 5 ^s,gneur. On chante par-tout la gloire de R • nJQuand je chante vos hauts faits , grand 5croit que c’est une fable, & c’est une hu 0 ^Evr. Dans l’oisiveté où fe trouvèrent R s PBergers , ils s’avilèrent de chanter leu rs 31Fontem/

ffT C’est dans ce sens que les Poetes, priness^ ^les Poètes épiques, disent qu’ils chantent’^ fcommencent ordinairement leurs Poèmes 1 s'ùmots : Je chante. C’est ainsi que Virgile a « !t ’chantait Enée & fes armes. Chapelain a b 1

ss” j|s

Je chante la Pucelle & la sainte val

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del**

Scuderi a dit en vers boursoufflés :

Je chante le Vainqueur des Vainqueurs

|sT Bien mieux que tout cela, l’incomparabRde la Henriade débute par ces vers.

Je chante ce Héros qui regna fur la F síinC a0 t> 'Et par droit de conquête, & par droit d e 72 *

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Le Tasse, Canto r arme pietose , &c. L eBourgeois, Je chante les aventures deBourgeois de l’un & de l’autre sexe.point d’Historien ni de Poète, qui puid egnement chanter ses victoires. Ablanc.

:

Pour chanter un Auguste, il faut

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Chanter se dit pareillement d’un Os 3 jfj 5Déclamaient, d’un Comédien , lorstl 11 ’ t0 iifssrient pas assez leurs voix , ou qu’ils “ j] S p*toujours dans une même cadences Q ll3n a! [^ e ^n oncent d’une manière qui n’est pas n3 ,-qui approche du chant. Uno quodas ]s^ fi} 3sono vocem intendere. Quelqu’un di fo lC i’

vais lecteur: Si tu veux lire, tu chuud S,>veux chanter, tu chantes mal. árlA > íC '