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jjp* A ía chauds , façon de parler adverbiale , quilignifie, sur l’heurc, dans ie premier mouvement.Les choses qui se font à la chaude sont excusables-.Cette façon de parler n’est pas noble.
On dit proverbialement, tomber de fièvre enchaud mal ; pour dire , d'un petit malheur entreren un plus grand. On dit qu’un. homme ne trouverien de trop froid ni de trop chaud , pour dire ,qu’il n’est point dégoûté , que tout lui est bon,qu’il prend par-tout. On dit qu’un homme souffle Jle froid & le chaud , pour dire qu’il n’est d’aucunparti assuré , qu’il soutient le pour & le contre ,qu’il dit du bien &c du mal des mêmes gens. Ondit aulïi qu’il faut battre le fer tandis qu’il est chaud,pour dire, qu’il ne faut pas laisser échapper l’occa-íion. Et on dit ironiquement à ceux qu’on veut taxerde froideur : vous êtes un chaud lambin, un chaudlancier. On dit aulsi, pour exagérer la chaleur d’unechambre , qu’il y fait chaud comme dans un four.On dit encore, íi vous n’avez rien de plus chaud,vous n’avez que faire de souffler ; pour donner àentendre à quelqu’un , qu’il se flatte vainement dequelque espérance.
I fT Chaud , vient du latin caldum. On disoit autre-fois cald.
CHAUDE, f. f. Feu violent que donnent les ouvriersqui travaillent aux forges & aux Verreries. Chezles Verriers, on le dit de la cuisson de la matièrepropre à faire le verre. On a fait tant de cens deverre d’une telle chaude, d’une telle quantité'dematière cuite. Dans les forges , on appelle chaudegrade ou suante, le feu qu’on donne au fer, quandil est fi violent qu’il commence à tomber patgouttes & à se fondre. Dans les Monnoies on dit,battre la chaude , lorsqu’on bat les lingots d’or furl’enclume à coups de marteau, après qu’ils ont ctétirés du moule , avant que de les donner aux ou-vriers.
On dit, en termes d’Orfévre, donner une chaudeà la besogne , pour dire , mettre le métal au feu àchaque fois qu’on veut le travailler fur l’enclume.
Ces termes s’expriment en latin par les adjectifscalidus , calens , fervens , que l’on joint aux diste-rens substantifs auxquels le mot de chaude con-vient.
CHAUDEAU. f. m. Bouillon qu’on porte aux mariésle matin du lendemain de leurs noces. Calens jus-culum, Il est vieux. II s’entend souvent de lait bouilliavec du sucre , des jaunes d’oeufs & de la cannelle,qu’on donne aux femmes nouvellement accouchées.CHAUDE - CHASSE, f. £ Poursuite d’un prisonnier.Ce mot est composé de deux autres, chasse, quïveut dire poursuite chaude, qui marque que lapoursuite est vive.
CHAUDE - COLE. s. f. On trouve ce mot clans quel-ques anciennes Loix Lc Ordonnances ; il signifiechaude colere , & il est formé de ces deux mots parabréviation. On trouve dans les Auteurs latins dessiècles du bas Empire , & dans ceux qui ont écritencore depuis, calida coler a , pour dire chaude-cole,|CF Chaude-Medee , synonyme à chaude-cole.
^ 3 * CHAUDEMENT. Ce mot a différentes accep-tions au propre & au figuré. Se bien vêtir , & setenir chaudement quand on est enrhume ; c’est-à-dire , de manière que la chaleut puisse se conserver.Au figure il signifie avec ardeur , avec vivacité oupromptement. Ardenter , ferventer. Les procès cri-minels doivent se poursuivre chaudement. Cetterésolution fut prise chaudement.
Voltaire prétend que l’adverbe chaudement, dansce sens , est proscrit du style noble.
CHAUDE - PISSE, f s. Espece de maladie qu’on ap-pelle autrement gonorrhée. Le mot de chaude-pissea quelque chose d obscene. Ce mal est ainsi nomméà cause de 1 ardeur que sentent en urinant ceux quien sont attaqués. Voye^ Gonorrhée.CHAUDERET. f. m. Les Batteurs d’or nommentainsi le troisième moule de ceux qui leur fervent àéteindre l’ot ôc í’argent, fin ou faux.
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§ 3 = CHATJDERON. Quelques - uns écrivent aiû&Chaudron paroit plus usité. Voye £ ‘ce mot. (
§ 3 * CHAUDERONNÉE. Voye^ Chaudron^-H 3 > CHAUDERONNERIE. Voye^ Chaudron^
RIE.
§ 3 “ CHAUDERONNIER. Voye^ ChaUdR° n
NIER. fr;
H 3 > CHAUDE - SUITE. Terme de Coutume» vnonyme de chaude-chasle. , e9
CHAUDIER. v. n. Terme de Chaste , qui se dj 1 ^levrettes ou lices qui entrent en chaleur. Jts ® ^nereo percitus. On fait chaudier les lices en ^
donnant des omelettes avec du poivre &muscade z &c. j s
CHAUDIÈRE, s. f. Grand vaisseau de cuivrefer , sous lequel on mer du feu pour faire c ^bouillir , ou chausser quelque chose. Corti^s, (num, caldarium. Chaudière de Brasseur de vde Chapelier , de Teinturier, d’Aflineur de ' u ^ nS&c. Les Payens ont fait souffrir le martyre ' ^des chaudières d’huile bouillante. Chaudn re (Saulncrie , faite de platines de fer battu, GelMém. de Bourges, Liv. II, c. 27.
Ce mot vient de caldarium , qui fe trouvede bons Auteurs , & de caldaria , qui s’est d lCla basse latinité, pour signifier ce que nous 1»Ions chaudière,
La chaudière, en termes de Blason , est l,sie
ntf 1 'q ct
que de grande noblesse, sur-tout en Espagne ^Portugal, parce qu’elle n’étoit portée fui j 0 ; c p£que par de grands Seigneurs , qu’ils appri g qu>r ico s homlres , ou de Caldera y dependon •répondoit à nos Seigneurs Bannerets de rpatee qu’ils pouvoient non feulement ^ eV£ ^ e JeSsoldats , mais de plus , ils croient oblig eSnourrir. _ -c ni 1
Chaudière, en termes de Marine , signifie W jj 3bcnne-ch'ere. Epulum. Les Mariniers qui otlt Asijrila ligne ou au harpon , de gros poissons , e , gl pí(chaudier e , c’est-à-dire , en ion t un festin ri 1 ’
II y a en Canada un grand lac, qui
de
mètre environ douze lieues , que l’on apP^J n Ae
1 o z"’ A r* 1 o 1 — _J _ C- iA-v r rD C ^0 /
le
lac de la Chaudière, à cause de sa forme
,1K
& par allusion aux chaudières des sauvagesvers l’occident, & fe nomme aussi le lac »
salées ou de mer.
CHAUDRON, f, m. Ustensile de cuisine , ^\\\et
de
cuivre ou de fer de fonte , qui a une anjepar laquelle on l’accroche à la crsmaistiri 1 ^ stfíà faire cuire, ou à faire chausser quelque d 1le feu. Lebes. Ces Orfèvres appellent aufl 1 ^ c£dron d’une cassolette , la partie où
odeurs
Liiiu 5 Ict UU. *■ ~
, & fous laquelle on met le feu. On
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pour bl amer le son d’une cloche, que ce n cchaudron. ’
Ce mot vient du latin caldarium , d epour calidus. _ eft 111 )!
Chaudron de pompe , en termes de Marine » ^ à
pièce de plomb ou de cuivre, faire en cschaudron , & percée en divers endroits >embrasse le bas de la pompe, pour empepcune ordure n’enrre dans la pompe* !r { ce|fcT Chaudron , chez les Boyaudiers, eT* petquets cerclés de fer, où ils mettent tteboyaux
ìtf
Chaudron , chez les Bottiers, c’est u0 ^quilère aussi haute en dedans qu’en dehors j 0son égale profondeur ressemble asse z a &
dron. f 0Í it jj
CHAUDRON , est aussi une grande mesure c \û$> 0sert en Angleterre, dans le commères ^de terre : este contient ;6 boisseaux, c ° .
CHAUDRONNÉE. f. £ Si l’on veut doP?^
leur de vin rouge à la génevrette, U p efl je,des bèteraves coupées en tranches infn ^ ^
un demi-jour dans une chaudronnee d ^ S cJl& puis jeter cette eau dans le tonne 3 - ^
vrette. Jour. Hiíl, Avril 171°* ,. f fle
CHAUDRONNERIE, f. £. Marchaadile ^0