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Tome second. [BOU - CRA.]
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q u’un homme est dans le bon chemin , dans le che*mm du salut, quand il est vertueux : & au contraire,qu’il est dans le chemin de perdition, dans le cheminde la Grève, qu’il prend le chemin de l’hôpital ; pourdire, qu’il est vicieux , qu’il se sera pendre, qu’il seruine. On dit aussi montrer le chemin à quelqu’un ,donner exemple.

On appellecsletfzhzde velours, un chemin fur unepelouse, vui herbosa , cespititia. On dit figurémentchemin de velours, pour dire, une voie facile,agréable. II est arrivé à la fortune par un cheminde velours. Façon de parler familière.

On dit figurément. Chemin faisans, pour dire ,par occasion, en même-temps. Obiter , eodemtempore. En nous détaillant cette assure, il nous dit,chemin faisant, les observations qu’il avoit faites.

Chemin , se dit proverbialement en plusieurs phrases.On dit d’une chose longue Se étroite, que c’est lechemin de Ville-Juifve, long-boyau. Ce nom luivient d’une maison seule qui est sur le grand chemin ,où loge la poste, qu’on appelle Long-boyau. Ondit qu’un homme est toujours par voie 8c par che-min , lorsqu’il n’est jamais au logis, qu’on le faitaller ça 8c là. On appelle le grand chemin des vaches ,les chemins où on va par terre. Le grand chemin desvaches , dans un sens figuré, est l’usage commun,ordinaire. On dit aussi, bonne terre , méchant che-min ; parce que dans les bonnes terres qui fontgrasses, les chemins font mauvais. On ditqu’cn toutpays il y a une lieue de méchant chemin ; pour dire,qu’il n’y a point d’affaire où l’on ne trouve des dif-ficultés. On dit aussi, à chemin battu il ne croît pointd’herbe; pour dire, qu’il n’y a pas grand profit àfaire dans un trafic connu de tout le monde. On ditaussi, il n’en faut point aller par quatre chemins ;pour dire, il en faut passer par là. On dit, bien dé-penser 8c peu gagner , c’est le chemin de l’hôpital.On dit aussi, tous chemins vont à Rome , ou touschemins vont à la ville, fCT ce qui signifie au propre,qu’on peut arriver au même endroit par divers che-mins ; 8c au figuré, que divers moyens conduisentau même but. On dit aussi en menaçant, je le me-nerai par un chemin où il n’y aura point de pierres ;pour dire, je le ferai marcher droit, je lm don-nerai bien de l’exercice. On dit aussi en menaçant,il me trouvera toujours en son chemin ; pour dire ,je lui susciterai toujours des obstacles dans toutesles affaires qu’il entreprendra. On appelle le cheminde Paradis , un chemin étroit, un défilé où l’on neva qu’un à un. On dit, qu’un homme va son grandchemin, va son droit chemin, pour dire, qu’il agitfranchement, 8c sans user d’aucune finesse ni su-percherie.

De grand Seigneur , grand fleuve & grand chemin ,Fuis ,Jì tu peux , d’être voisin.

ÇHEMINEAU. s. m. Sorte de pain que l'on sait àRouen durant le Carême.

Le mot latin Simenellus , est l’étymologie qu’endonne le P. Dargonne , dans ses Mélanges publiésfous le faux nom de Yigneul Marville. Panis fimi-laceus ex jimila grcecis C’est ce qu’on

appelle en Picardie J'eminiaux , selon la remarquede M. Du Cange, à laquelle on peut ajouter que lesNormands qui changent aisément se en che , disentchemineaux.

CHEMINÉE, s. f. Lieu où l’on sait le feu dans lesmaisons. Camini spiraculum. La cheminée a plusieursparties. L’âtre est précisément le lieu où on fait lefeu, qui est garni de carreaux de brique, ou de pavés.Caminus , focus. Le contre-cœur de la cheminée estune plaque de fer de fonte pour conserver la mu-raille qui est auprès de l’âtre. Camini lamina ferreaarreBaria. Les pies droits de la cheminée qui sou-tiennent le manteau. Paraflatcz. L’enchevêtrure dela cheminée. Funda. Le manteau de la cheminée , estla partie du tuyau qui est dans la chambre, 8c quiA souvent divers prnemens d’atchitecture 8c de me-

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nuiserie, & sur-tout des corniches fur lesquelles ôrtmet des vases, des bustes 8c autres ornementAdversa spiraculi quod supra focum efl lorica ,adversa camini lorica. La partie de dedans s a PPla hotte de la cheminée-. Camini sauces. Le tuyaula cheminée est le canal de pierre , de brique , ouplâtre , par où s’élève la fumée, qui est divisée io ,vent en plusieurs languettes ou petits tuyaux*nalis, spiraculum. Ondit,qu’une chemineelorsque la fumée entre dans la chambre, au lieus’écouler par le tuyau, ou languette. t

|Gf Ce mot se dit quelquefois de la partie feulentde la cheminée qui avance dans la chambre, Chetnide plâtre , de marbre : quelquefois aussi de la P at .du tuyau qui s’élève au-dessus du toit. Unvent abat les cheminées. , ; ct

Octavius Ferrarius prouve que les chemineesété en usage chez les Anciens, contre l’opinip l f^plusieurs. II rapporte fur cela l’autorité de Virg

Etjam summa procul villarum culminas 11 ^

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Celle d’Appien Alexandrin , qui, raeontan^pquelle manière se cachoient ceux qui étoient rcrits par les Triumvirs, dit, L, IV desCiviles , que les uns descendoient dans des p ^ou des cloaques ; les autres se cachoient datoits & dans les cheminées, 8c il croit que ie r (Sfgrec jcasrviwhis úzrapfptai, fumaria sub teclo fne peut s’expliquer autrement. Aristophane > p,une de ses Comédies, introduit le vieiU at ”cléon enfermé dans une chambre , d’ou n (ìide se sauver par la cheminée. Cependantd’exemples qui nous en reste des Anciens, ^

soutiré des préceptes de Vitruve fur ce jes

juger que l’usage des étuves, dont ils aVOie 0 £les >appartemens entiers échauffes par des Pleur faisoit négliger cette partie du bâtimen ’lé froid de .notre climat nous a contraint ^dre un des principaux ornemens de nos habf ^II est certain que les Anciens avoient $minées dans leurs cuisines ; mais, selonsavans, ils échauffoient leurs chambres ou 1 t£Í rîpoêles , ou avec une espèce de charbon u 0 tíqui brûloir sans faire de fumée, 8c q lie ... snous apprend que la chambre de Estel foCbrûlée, parce que le feu prit à la chernin c so ;i j ïante in Praetorium rediit , quàm flagrante * j ktex conceptu camini. Horace écrit à so slfaire bon feu dans la cheminée.

Dissolve srigus, ligna super focoLarge reponens,

Cicéron demande la même chose à ssin

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ticus : Camino luculento , dit-il , stéi ^s\\ fcenseo. Cette question n’est pas décidée* V f $8^a de constant, c’est qu’ils avoient despour échauffer leurs chambres 8c íes aUtt /temens de leurs maisons - , on les appeloit jvaporaria ; ils avoient aussi des poel eS ^c>í,hypocaufla. Ces fourneaux, selon Philand^ g’oH *sous terre : on les plaçoit dans le gros n 1 c&$ e>par differens tuyaux qui traversoient chflils échauffoient toute la maison Dict. F& d’Architecture. . $

II parut en 1713 ,à Paris, un livre ínri £l1 eí J £chanique du feu , ou l’Art d’en aissf? às,effets , 8c d’en diminuer la dépef rsofl f’ _lequel on examine qu’elle est la disp 0 ^ p rNcheminées la plus propre à augurentleur ; 8c on démontre géométriquem £ p h ot ^disposition des jambages parallèles , pas r ,inclinée des cheminées ordinaires , ne 1 .

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prés pour réfléchir la chaleur dans

que les jambages en lignes paraboliques , L l (l

«on horizontale du dessous de la tablette » fift

plus propres à répandre la chaleur. IIoiirçfentes ÇQtiítruétjQns de fes nouvelle 5 ^