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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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F L À

ils

tonnés , & aiguises en forme deflammes , 8c d’ordi-naire mouvans de l’Ecu vers le chef.

Flambant , est auffi le nomd’un oiseau. Vrye% Flam-mant.

FLAMBART. s. m. Charbon qui n’a été qu’a demi con-sumé, qui jette encore de la flamme & de la fumée.Ce motn’est pas usité.

Flambart, est auffi une espèce de graisse que les char-cutiers tirent des viandes de porc qu’ils font cuire ,A: qu’on emploie quelquefois pour 1 en (image desdraps & des serges contre la défense des statuts, quipermettent seulement le saindoux de porc.

Flambart. C’est le nom qu’on donne sur mer à depetits météores , ou feux folets qui Rattachent auxmâts ou aubans des navires. On les appelle autre-nient Feu S. Elme , suroles j flammeroles , Castor& Pollux .

f£3 ° Flambart. Terme de pêche; C’est un nomqu’on donne en quelques endroits à un petit bateauà l’tisage des pêcheurs.

FLAMBE, f. f; Iris. Plante dont la racine est charnue,grosse comme le doigt, ridée, traçante , garnie dequelques fibres, 6c d une odeur de violette, lorl-qu’elle est sèche. Elle pousse des feuilles qui ont lafigure d’uneépée plate à deux tranchans, larges d’unpouce ou deux, longues d’un pied & demi,. pointuesà leur extrémité, & de couleur de vert de mer. Latige est arrondie, garnie à son extrémité de quelquesboutons de fleurs qui font enveloppés d’une coiffemembraneuse , sèche 8c comme transparente. Cesfleurs (ont d’une feule pièce, en forme d’entonnoir,découpées en fix quartiers, dont trois font courbes &rabattus fur le calice, Scies trois autres font commedroits. Le pistil qui occupe le centre, se divise en troiscornes rabattues fur les trois premières découpuresde la fleur , laquelle porte fur un fruit qui lui íert debase, 8c est divisé en trois loges, ou cellules rempliesdetemenccs aplaties pourl’ordináire. La flambe ordi-naire’, ou iris vulgaris , porte ses fleurs d’un pourpretirant fur le violet ; elles font cependant couvertesvers leur centre d'un poil jaune fur un fond blancrayé de quelques lignes bleues , ce qui donne à cettefleur le nom d’itis ; ce mélange de couleurs ayantquelque rapport avec celles de l’arc-en-ciel. Les autresespèces d t flambe font ou plus grandes ou plus bai-ses , ou donnent des fleurs jaunes panachées, oublanches, ou bleuâtres, 8cc. M. Tournefort en rap-porte (oixante 8c leize elpèces, ou variétés; La flambede Marais , accrus adulterinus , a ses fleurs jaunes ,&sses racines rougeâtres, semblables à celles de Yaco-rus verus. L’iris de Florence diffère de la flambe ordi-naire parles fleurs , qui font blanches , & par ses raci-nes plus charnues , blanches, lorlqu’elles font lèches,8c d’unc odeur de violette très-ágréable. Nicot lanomme raptunilis , une autre iris, ou gladiolus, 8ch.flambe bâtarde ou glaïeul de rivière 8c de marais ,acorum. La racine de la flambe est fort bonne pourvider les eaux des hydropiques. Il y a une elpèce deflambe qu’on appelle/?tf/7zée , ou iris de Florence , quiest semblable à la précédente , excepté que ses fleursne font pas de diverses couleurs ; mais blanchescomme la neige. Sa racine est auffi unpeu.plus petite& de (ort bonne odeur , sur-tout étant sèche. Ons en sert dans la toux , dans l’asthme , dans la réten-tion des mois , 8c dans les tranchées des petits enfans.U y a plusieurs autres espèces de flambe.

Il y cn a qui prennent le nom de flambe pour unnom générique , qui signifie la même chose qu’irir.fìCT Cette plante plus communément appellée iris ouglayeul , ne porte le nom de flambe , que pareequeía fleur semble repréíenter la lumière d’un flambeau.

Flambe, vieux mot, qui lìgnisioit autrefois la flammédu feu. Flamma.

FLAMBEAU, f. m. Assemblage de plusieurs grosses mè-ches entourées de beaucoup de cire, qui sert à éclai-rer la nuit dans les tues, aux enterremens , 8cç. Le■ flambeau est distingue de la torche. Voy. ce mot. Fax,Funale. On fait auffi des flambeaux de poix , oude branches de pin , ou autres bois rélineux. Mal-Tome 1F.

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herbe aécri x. tuer un flambeau : il falloir dire éteindre :cette façon de parler figurée est trop commune , &n’est pas assez noble. Mén.

Les flambeaux des Anciens n’étoicnt pas commeles nôtres ; ils étoient faits de bois léchés au four ,ou autrement. On les faisoit de dissérens bois, leplus souvent de bois d’épine. Pline dit que de (ontemps ils étoient communément de bois de charme8c de coudrier. Il est parlé dans le Livre 7 de l’Enéi-de , d’un flambeau de bois de pin. Servius a remar-qué qu’on enfailoit auffi de bois de Cornouiller.

03° Flambeau , se dit auffi des chandelles de ciré oude suif qu’on allume dans la maison.

Flambeau , se dit auiìì d’un chandelier qui porte Unegrosse bougie , ou chandelle. Un flambeau á'argent jde vermeil, de filigrane. Il est composé d’une em-bouchure , ou bobèche, où (e met la chandelle ;d’un tuyau, 8c d’unc patte > ou pied rond, ou carré jou oòtogonc.

Flambeaux , se dit auffi de plusieurs lumières qui éclai-rent en un lieu. Les Comédies font plus belles quandon les joue aux flambeaux.

Flambeau de poing. Termed’Epicier-Cirier. FYd/níerf.àque les Pages , ou Valets de pied portent ordinai-rement au poing;

Flambeau d’Eglise. On nomme ainsi de gros flambeauxde cire blanche , longs depuis cinq juiqu’à sept pieds,& du poids de quatre juiqu’à six livres , dont on seíert dans les cérémonies Ecclésiastiques.

Flambeau de table , que quelques uns nommentauffi Flambeau de chambre'. Espèce de bougie carrée,d’environ un pied de long, de forme pyramidale,dont les angles font arrondis.

Flambeau , se dit figurément des personnes qui ontbrillé & éclaté dans l’Eglise , & dans l’Etar, par leurdoctrine 8c par leur vertu, leur bon goût, leur éru-dition : mais c’est seulement dans le style sublime ,Sc dans la Poésie. Lumen. S. Augustin étoit un des plusgrands flambeaux qùi aient éclairé l’Eglile primitive.On dit auffi, le flambeau de la vertu , le flambeau dela parole de Dieu. Est-ce que le monde n’aplus besoinàvéflambeau de la doctrine ? Patru.

Iéillustre d’Ablancourt repose en ce tombeau.

Son génie à son siècle a servi de flambeau.

On le dit auffi en mauvaise part, pour désignerFauteur d’une guerre , d’une sédition , &c. Fax. Ccséditieux a été le flambeau de la guerre civile. Ce futde-la que Darius. & Xerxès avoient apporté le flam-beau d’une détestable guerre. Vauc. Paris fut leflambeau fatal qui alluma la guerre de Troie. Leflambeau de la discorde s’allume de toutes parts. FlÌc.Le Furies font peintes avec Un flambeau à la main.

Les Ilollandois hardis , <5- les fiers Âllemans,

Allumoient le flambeau de leurs tristes querelles ,

B. t fembloitnt commencer des guerres éternelles.

FlÉch.

On dit auffi le flambeau de Cupidon ; pour dire ,•les flammes de l’amour. L’amour se mêla de 1 en-treprise , & prêta son flambeau pour allumer idguerre. Mez.

De notre amour mutuelle

On ne verra jamais éteindre le flambeau.

On dit auffi, le flambeau de l’hymen.

Ils n ont point à nos yeuxAllumé le flambeau d’un hymen odieux. Rac.

On dit par reproche à un homme , qu il a porté leflambeau ,• pour dire , qu’il a été laquais ou valet,qu’il a porté \m flambeau devant son maître.

On appelle auffi poétiquement le soleil, le flam-beau du jour.

Sous ces climats glaces , ou U flambeau du mondé

Répand avec regret fa lumière féconde. Cer,

' Et le* étoiles , les flambeaux de la nuit.

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