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Du Barras a ainsi appelé les étoiles , quand il a ditde Dieu : Toi qui guides le cours du ciel, porte-flambeaux. Cœlum. stellis ardentibus aptum.
On appelle aullì les flambeaux de Sainte-Reine ,certains météores qui s’enHamment la nuit íur lesmontagnes voisines de cette Eglise.
Flambeau , est auili le nomqu’on a donné à un arbrequi íe trouve dans l’íie de Sainte-Catherine, au Pé-rou & ailleurs; on Pappelleautrement cierge épineux.Cereus spinosus. Voyez ce mot.
F lambeau de la mer, est le nom d’un ouvrage oud’un livre qu’a fait Voogt pour i’uíage des Pilotes.O'est un livre de route de mer.
La rivière des Flambeaux. Voyei{ Hacha, rivière.
FLAMBÉE, f. f. Terme de Conchyliologie. Nom d’uncelpèce de coquillage marin. La flambee est une bellevolute. Gersaint.
FLAMBER, v. n. Jettcr de la staminé. Arderc. Il fautsouftlcr le feu pour le faire jlamber.
On le dit auffi à l’actif, & c’est un terme de Rô-tisseur, qui signifie, passer par-dessusla staminé d'unfeu clair, quelque volaille ou quelqu’autre oiícauplumé, pour en ôter seulement les petits poils qu’onn'a pu arracher avec les mains. Ustulare , flammisadurere , accendere. Flamber un chapon, un canardau feu. On dit auísi flamber un cochon, ou autreviande qui rôtit, pour dire, y faire tomber quelquesgouttes de lard qu’on allume , & qu’on fait flamberpardessus.
C®* Flamber un chapeau. Terme de Chapelier, lamême chose que tondre un chapeau. C’est faire palierun chapeau sur la flamme d’un feu clair, pour enôter les plus longs poils, Sc le rendre ras. Voye%Tondre.
fer Flamber le cuir. Terme de Corroyeur. Le fairepasser par-dessus la flamme d’un feu de paille, poul-ie préparer à recevoir le luis; Sc quand il Ta reçu,pour que le suif le pénètre davantage.
Flamber, se dit aussi de toutes les choses qu’on passepar-dessus le feu pour en ôter le mauvais air oul’humidité. Il fau t flamber une lettre quand elle vientd’un pays pestiféré ou suípect. Flamber une chemisequi n’est pas bien sèche.
Flamber une pièce de canon, c’est, en termes d’Ar-tillerie, y faire brûler de la poudre pour la nettoyeravant que de la charger.
FLAMBÉ, ËE. part.
Flambé , pris figurément, se dit comme terme deplaisanterie, pour ruiné, perdu, consilqué, dont onne peut rien espérer de bon. C’est une assure flambée.Mon argent est flambé. On le dit auísi des personnes.C’est un homme flambé. Je fuis flambé , c’est-à dire,je fuis perdu. Un des Livres qui furent faits contre leCardinal Mazarin , pendant les troubles de la mino-rité de Louis XIV , avoir pour titre : Le Ministreflambé.
FLAMBERGE. f. f> Mach&ra. Grosse épée du ChevalierRégnant de Montauban, l’amé des quatre fils Ay-xnon.
On dit proverbialement & par plaisanterie, mettreflambe ge^ auvent, pour dire, dégainer, tirer l’épée.J’eus l’aífurance de m’avanccr vers le Chirurgien,Sc de mettre flamberge au vent. Le Sage.
Flamberge au vent deux Suisses but à butAprès bon vin se battoient dans la rue ;
Mû de pitié } le gros Simon courutLes séparer à traverp la cohue. R. de V.
FLAMBOYANT, ANTE , adj- Qui jette des flammesou qui éclate comme la flamme. Rutilans , fulgens ,flammis ardens. Bombe flamboyante. Les éclairsétoient si fréquens pendant cette tempete, que le cielpatoissoit tout flamboyant. Les Cometes font desastres ftamboyans. On le dit de metne des météoresenflammes. On d;t auísi une épee flamboyante , Scparticulièrement celle qu’avoit l’Ange commis à lagarde du Paradis terrestre. Malherbe a dit, le soleilflamboyant ; quelques-uns ont blâmé ce mot, Sc ont
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voulu le tourner en ridicule. Il est très-beau& tr.es-,poétique. Mén. Chapelain a dit du Roi :
Quel astre flamboyant fur nos Provinces erre?
Les Chevaliers se battent avec des épées flam-boyantes : tout se réduit en feu, & ainsi le terminele combat ou l’cnchantemcm. Genest.
' Flamboyante. í. f. ou plutôt adj. pris íublhintivcmenr.Terme d’Artificier. C'cst une eípece de tuíée, dontle cartouche est couvert de matière enflammée, Sccontiguë au feu de la queue; ce qui la fait reiìem-bler à une Comète.
Flamboyante, Nom que les Fleuristes donnent à di-verses tulipes, l.a flamboyante , tout court, est co-lombin Sc blatte. Éa flamboyante blanche est pana-chée d’un beau rouge brun fur du blanc. La flam-boyante columbine est d'un beau colombin & blanc.Flamboyante Maximis , minime brûlé, feuille morteSc citron ; le tout brouillé. Flamboyante du Saucier,rouge & jaune fort vif. Flamboyante de Tudcr, rou-ge & jaune régulière. Flamboyante de Tunis, rougebrûlé Sc jaune brouillé, tirant íur ia couleur du ci-tron. Morin.
ìfj" En termes de Peinture, on appelle flamboyans , lescontours coulans, balancés Sc souples, que l’on peutcomparer à l’effec de ia flamme. Acad. Fr.
îfT FLAMBOYER, v. n. Jetter un grand éclat. Ceterme est peu usité, Sc ne íe dit que de l’éclat desarmes Sc des pierreries, des choies polies Sc lui—lantes. Rutilare , coruscare. On voyoit flamboyer lesépées. Ce diamant semble flamboyer.
$Zt FLAMBURES. í. f. pi. Terme de Teinture. Tachesou inégalités qui íc voient dans une étoffe, quandelle n’est pas teinte également, ou qu’elle n’a pas étééventée.
FLAMENGEL. vieux f. m. Conteur de fleurettes, trom-peur de filles.
FLAMET. f. m: 'C’est le nom d’un oiseau qu’on voiedans les îles, principalement dans celle qu’on nom-me l’Antégo. Le flamet est de la grosseur d’un oiesauvage. Il a le cou & les jambes fort longs, le corpss’élevant de terre plus de trois pieds; ion bec estcomme une cuiller; les plumes íont blanches dansfa jeunesse, elles bruniíìent dans la fuite, & quandil est vieux , elles deviennent d'un incarnat brillant.Ils vont ordinairement en troupe; maison les voltrarement, parcequ’ils ont l’oreille Sc l’odorat d uneiì grande fineíìe, qu’ils sentent & entendent les chas-seurs de fort loin. ils le retirent dans les marais, oùil y en a toujours nn en íenrinclle, qui, au moindrebruit, ou sitôt qu’il voir quelqu’un , prehd son volen faisant un grand cri pour avertir les autres.
FLAMINE, si m. Terme de Mythologie. Prêtre , sacri-ficateur chez les anciens Romaips. Flamen. Il y avoirautant de sortes de Flamines à Rome qu’il y avoirde Dieux, quiavoient des Sacrificateurs Sc des Prê-tres. D’abcrd Numa cn institua trois, un pour Ju-piter, Flamen Dialis ; un 'autre pour Mars, Fla-men Martialis , Sc le troisième pour Romulus ouQuirinus , Flamen Quirinalis. Voyez Tite-Live,L.s j C. 20 ; Denys d’Haliearnaflc , L. /. Dans lá
v fuite on cn ajouta douze autres, ce qui fit quinzeFlammes. Les trois premiers étoient tirés des Pa-trices, Sc étoient d'un rang, d'une distinctiond’une considération plus grande que les autres. Onles appeloit Flamines majeurs ou grands Flammes ,en Latin Flamines majores. Les douze autres, qu’onnommoit petits Flamines 3 Flamirres mineurs, FJa-mines minores , étoient ordinairement Plébéiens, àce que dit Festus. Le Flamine de Jupiter avoir éré lepremier institué, Sc c’étoir le plus considérable S: leplus respectable de tous. U portoit un ornement detete nommé bonnet ou chapeau blanc, Albegalerusqui devoir être fait d une victime blanche immoléeà Jupiter. Le bonnet des autres s’appeloit Flamineumou Galerum ; il étoit fait d’une peau de brebis aveiísit laine. On y attachoit, dit Festus, une petite bran-che d’olivier. Celui du Flamine de Jupiter se ter-