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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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instrument que les Latins appeloient ratis ; que cemot /lutta oa flotta, vient deflotten ou vlotten , iur-parger ; qu’on le dit métaphoriquement de toute unearmée naval e ; parceque les navires voguent conjointe-ment ensemble , comme les poutres qui composentl’efpèce de bateau qu’on nommoit flotte ou flûte.Acta Sanci. T. III, p. j2 /.

O11 appelle aulïï un vaisseau armé en flûte , ouéquipe en flûte , tout bâtiment qui sert de maga-sin ou d’hôpital à I’armée navale, ou à transporterdes troupes, quoiqu’il soit à poupe carrée , Sc ait etearmé en guerre.

Flûte. -Espèce de navette, dont se servent les balse-lilîlers , Sc fur laquelle font devidees les laines,

ou autres matières qu’ils emploient à leurs tapisseries.

Flûte se djr proverbialement en ces phrases , il sou-vient toujours à Robin de ses flutes , pour dire qu unhomme fait toujours retomber la conversation sur cequi l’intérellè. On dit aussi ce qui vient par la flûte ,s’en retourne par le tambour, pour dire que ce qui estacquis par de mauvaises voies, s’en retourne com-me il est venu : Male parta , malè dilabuntur. On ditaussi de deux personnes qui font toujours en diffé-rend , que lents fiâtes ne s’accordent pas ensemble.

Mette\, pour me jouer, vos flûtes mieux d’accord.

Mol.

C’est préparer les moyens pour faire réussir unechose.

O11 dit aussi qu’il y a de l’ordure à fa flûte ; pourdire qu’il n’est pas exempt de reproche, qu’il méritepunition. On dit, avoir toujours la flûte au der-rière ; c’est prendre souvent des lavemens.

Greffer en flûte, terme de jardinier. Tout lemonde fait que la manière de greffer les Châtaigniersest en flûte , & se fait à la fin d’Avril, ou au com-mencement de Mai, quand l’écorce commence à sedétacher aisément. La Quint. T. I, p. //.VoyezGreffer.

Flûte. Vieux mot tout-à-fait inusité. Troupe, multitu-de. Multitudo, turma.

Flûte de berger, plante. Voye\' DamasoniUm.

FLUTER, v. n. Jouer de la flûte. Ludere fistula. Il estvieux , & ne se dit guère qu’en badinant ôc parmépris.

On dit, se fair eflûter au derrière ; pour dire, entermes burlesques, sc faire donner un lavement.

On dit aussi flûter en verbe actif, pour dire, perdre,dépenser, consumer. U a flûté tout son bien, tout sonpatrimoine, pour dire , it s’est ruiné en folles dé-penses.

Fluter. Terme populaire, dont se servent les Com-mis des Aides en visitant certaines choses. Flûter unpot de beurre, c’est le fonder pour voir s’il n’y apoint au fond du sel, ou autre marchandise de con-trebande. Explorare butyrum.

On dit flûter absolument, pour boire. Il a flûtétoute l’apres-dînée. Il va flûter au cabaret. Ces ex-pressions font basses ôc populaires.

Comme nous avons de grands verres en forme deflûte, nous avons dit flûter, figurément, pour dire,boire à longs traits : ce mot est encore aujourd’huien usage parmi le peuple en cette signification. Voye\Bellingen dans son explication des Proverbes Fran-çois. Dicl. Etym. de Ménage, au mot Laricot.

FLUTE, ÉE. adj. Harmonieux, qui a le son de la flûte.On appelle voix flûtée , une voix douce. M. l e Comtede Fiesque auroit chante , s’il avoit eu encore cettebelle voix , dont il charmoit autrefois tout le monde ;mais par malheur elle a quitte ce beau gosier flûté,depuis que le vin de Champagne s en est empare....Abbé de Chaulieu.

Ai de leur conducteur la gofge fi flutee^ ,

A force d’entonner Je trouve un peu gatee,

II doit, essayant maint tonneau ,

Ne Je rebuter point d’entonner de nouveau.

Réponse de M. Genest.

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FLUTEUR. f. m. EUSE. si f. Qui joue de la flûte.Tibicen, fistulator , tibicina. Il ne se dit qu’en riantôc par mépris. On dit un joueur de flûte , en par-lant sérieusement. Flûteur est offensant. On dit pro-verbialement , en la maison du Flûteur tout le mondedanse. Ce proverbe vient d’Espagne, où on dit : Encaja del alboguero todos son baylatores.

ifT Fluteur de Vaucanson. Voye^kai ouate.

FLUVIA, si f. Rivière de Catalogne en Espagne. Fluvia,anciennement Albia. Elle a sa source dans la Vi-guerie de Campredon, traverse le Lampourdan , Scse décharge dans la Méditerranée à Ampurias.MATY.

FLUVIATILE, adj. Terme de Conchyliologie. Il sc ditd’un coquillage d’eau douce.

0 C? FLUVIATILES. ( plantes ) Terme de Botanique.Plants, fluviatiles. Voyez Aquatique.

FLUX. 1 . m. Fluxus , f lucius , fjhts. Qui se dit de cemouvement périodique & réglé de la mer, qui se faitdeux fois pendant le jour, en pou liant les eaux versle rivage ; & c’est leflux qu’on appelle aussi le flot, oule montant , ou en se retirant du rivage, ôc ce mou-vement s’appelle reflux, ou le joufant, le jujfant,

1 ’ébe , le descendant « 11 y a toujours une eípece derepos qui dure un quart-d’heure entre le flux ôc lereflux, Sc alors , comme la mer est dans fa plus grandehauteur, on l’appelle pleine-mer. Le flux arrive,lorsque les eaux de la mer venant de l’Equateur, ôccoulant vers les pôles des deux côtés da monde, serépandent Sc s’élèvent fur les côtes. Le flux est unmouvement des eaux qui sc fait des Tropiques versles pôles ; le reflux est un mouvement contraire.Roh. Ce mquvement fuit en quelque façon le coursde la lune; car il recule chaque jour de trois quartsd’heure. Il s’élève davantage dans les pleines lunes,ôc encore plus dans les Equinoxe*. Ce flux est ordi-naire dans l’Océan, où il croît beaucoup. Au MontS. Michel, il s’élève de quatre-vingts pieds, ôc remonteen quelques fleuves plus de quarante lieues. Il estplus rare dans la Méditerranée. Il est fort sensible àVenise, ôc un peu sur la côte de Gênes Sc de Pro-vence , où il n’est que de deux ou trois doigts. Il n’yen a point du tout vers la M orée, quoiqu’il y en aitdans l’Euripe ; & les courans y font si fort sensiblesôc changeans, qu’on a débite qu’Aristote s’y étoitjetté pour ne les pouvoir pas comprendre. En pleinemer l’eau ne s’élève jamais que d un pied ou deux.Au milieu du détroit de Magellan les deu s.flux, ve-rtant des deux mers contraires, se heurtent avec gran-de violence.

Les vents augmentent beaucoup les marées, quandils portent vers les côtes, ôc ils les diminuent, quandils portent au large. Les différens détours qu’il fautque les courans prennent dans les côtes, lorsque 1*mer monte dans l’Océan, retardent l’heure de Upfeine mer dans différens endroits ; de forte que plusles ports font avancés daiis les terres ôc leurs em-bouchures étroites, plus la mer est long-temps à ymonter, Sc moins elle y est haute.

Les différentes manières dont les courans frappentles côtes, ôc font renvoyés vers d’autres côtes, 1font monter la mer beaucoup plus haut. Par exem-ple, les courans de l’Océan allant frapper les côtesd’Angleterre, font renvoyés fur les côtes de France*ôc y font monter les eaux jusqu’à 45 pieds enq lie .ques endroits des côtes du nord de Bretagne, quo^qu elles ne montent qu’à 16 ou 18 pieds fur les cotesdu sud de Bretagne, & jusqu’à 12 ou iy pieds íu rles côtes du nord d’Espagne.

L’établistement des marées, ou l’heure de la psern emer en nouvelle & en pleine Lune , est fur les co-tes de France de la manière qui fuit. ^

A z heures o min. dans toutes les côtes de Gacogne & de Poitou, elle monte r y pieds.

3 h. 4y m. dans les ports de Bayonne , Arcad 10 ^Royan, aux entrées des rivières dc Charente,Seutre, de Garonne, dans les rades de l’îlcChef de bois ôc de la Rochelle, elle monte t f P ,c /3 h. 4y min. A l’entrée de la rivière de t^ ice >bonne Anse. .

y h.

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