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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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F LU FOC 2it

Flux de bouche , flux de paroles. Logodiar-rhœa. Masc. un flux de bourse, en parlant d’unedépense qui se fait avec profusion. Ce dernier estburlesque. Flux de larmes, ne íe dit point élégam-ment. Mèn.

Flux , en Chimie , se dit des matières qui facili-tent la fusion. C’est en général toute matièr e destinéeà accélérer la fusion des substances, qui n’y entrentque difficilement, ou à la procurer à celles qui íontabíolument infufibles par elles-mêmes.

Flux, se dit aussi en plusieurs jeux de cartes, quandil y en a plusieurs de luire de même couleur. Jouerà la Belle , au flux , Lc au trente & un. La mêmechose au Hoc s’appclleJeWc^cc, au Piquet, quinte,quarte , tierce. Au jeu d’Ombre être à flux , c’estn’avoir que des triomphes, & ne pouvoir lâcher.

FLUXION, f. f. Chute d’humeurs fur quelque partiedu corps. Fluxus , epiphora. Les fluxions fur lepoumon font dangereules. Il lui est tombé fur lesyeux une fluxion qui le rend presque aveugle. Dé-fluxion n’est en usage que parmi le peuple.

Fluxion de poitrine, se dit en particulier de la Pe'ri-pneumonie. Voyez ce mot.

Fluxion. Terme d’Analyse. Fluxio. Newton, & aprèslui tous les Anglois, appellent fluxions , les infìni-tésimes, ou les différences infiniment petites dedeux quantités, pareequ’ils les considèrent commedes accroillemens momentanés des quantités, Sc quela ligne , par exemple , est fluxus puneli ; la surface,fluxus Une a ; lc solide , j luxus superficiei. Ce qu ilsappellent fluxions , nous l'appelons infiniment petit.M. Leibnitz a prétendu que fa méthode des iufini-rpens petits ou du calcul différentiel, est différentede celle de M. Newton, en ce que ce n’est pas pardes fluxions de lignes, mais par les différences desnombres qu’il y est parvenu. Foyers Infinimentpf.tit , calcul différentiel, o c.

FLUXION AIRE. adj. m. Sc f. Qui est sujet à des fluxions,à des rhumatismes. Fpiphorom sape patiens Poda-gre se dit, par extension d’un Fluxionaire , de celuiqui a du mal à marcher ou à se remuer. Furetière ,au mot Podagre. Le bain doit être interdit en toutesaison aux pe sonnes d’un âge avancé, & même auxjeunes gens qui font d’une complc.úon froide , pitui-teuse, fluxionaire. Mém. de Trév . Nov. 1723 3 p.211 S.

F L Y.

FLY ou FLIX, autrement FLAY. Nom de lied. Fld-vianum. Saint Geimer de Flay , cu par corruptionPty ou Flix , est une Abbaye de France dans le Beau-vaisis, dont S. Germer a été lc premier Abbé auVII e siècle.

Ces iuot$ se sont faits par corruption du LatinFlavianum. Flavian, Flavy , Flay , FU , que quel-ques-uns ont écrit ensuite Flix.

s iN r,.

FNÉ. f m. C’est une de ces fortes de bâti mens d<on sc sert encore au Japon , après la défense >y a ete laite de ne plus en avoir pour paffer la mSc aller faire commerce avec les étrangers, ll (

u 0t j^s ^ sosies charges, & à transporter les wchandues dans tour l’Fmpire , tau r fur les granrivières, que sur les chemins qui le trouvent verhaute mer, au delà des pasies & des entrées despo;& le long de la cote, d un port à l’autre.

FO. Voyt-{ FÉ.

F O.

F O A.

FOA. Petite ville d’Afnque dans la baffe Egypte, lqu’on appelle aussi Fura. Foa,Fura , anciennement^cii, Nicìa villa j Nicii vicus. EUe est dans le Delta, frlabranche occidentale du N il; elle est à 1 ; lieues envrvn du Caire vers le sud-ouest, & à 45 de RosetsiMatY , DE LA CROIX , Hlfi. d’kfi, T. I, CORN,

FÔANG. s. m. Ecrite monnoic d’argent qui á cours àSiam. Elle vaut quatre fous & la moitié d'un denier'de France, à estimer l once d’argent trois livres dixíols. Lefoang est la moitié du mayon. M. í’Abbé deChoisi, dan s le Journal de son voyage de Siam,parle de cette monneie, & des autres du même pays.FOARRE, ou FOERRE, ou FEURRE. f. m. Paille deseigle , de froment. Tous les baux des métairies doi-vent porter une clauíe de convertir tous les foarresen engrais. La rue du Foarre est celle ou l’on ven-dus autrefois la paille. Ce mot vieillit. Il vient defarrago , selon Nicor, On l’a aussi appelé en Latinfodrum yflramen y palea } farrago. Voyez Feurre»On dit proverbialement, faire gerbe de foarre àDieu, pour dire, payer les dîmes à son Curé avecla plus mauvaise gerbe, où il n’y a que de la pailledc peu de grain. Ce qui signifie, dans un sens spiri-tuel , traiter les choses de la Religion avec irrévé-rence.

O11 a aussi corrompu ce proverbe, & on a dit,faire barbe de foarre, a u-lieu de gerbe de foarre.

F O B.

FOBOURG ou ÈOBOURG. Petiré ville de Danemarck,'située fur la côte méridionale de l'íle de Funen. Fo~burgum. Fobourg est placé iur un petit golfe, vis-à-vis de file d’Arroc. Maty , Corn,

F O C,

CCF FOC ou FOCH, terme de Marine. Voiles trian-gulaires qui s’oricntent fur le beaupré & fur le mâtde misaine. Il y a le grand foc , le faux foc , le pe-tit joc.

FOCAFOCAS. f. m. Fruit de la forme & de la grosseurdune poire de bon-chrétien, qui le trouve dans1 ile de Formosa, ll vient & rampe sur la terre com-me les melons ; il est de couleur de pourpre Sc d’unexcellent goût.

FOC AGE. Voye\ Fouage.

FOCALE, f. m. Espèce de mouchoir que les Anciensportoient autour du cou, pour garantir la gorge de*injures de 1 air : il est encore en usage chez les Alle-mands. Dichon. dé James.

FOCESCHIO. roye] Fucécmo.

FOCHAN. Village de la Chine. Fochanum. Tochan està trois lieues trois quarts vers l’ouest de Canton. Celieu est réputé village; mais il y a presqu’autant demonde qit’à Canton, ll y a un nombre infini de j.enssur les barques comme à Canton. C’est un des en-droits des plus considérables de la Chine pour le com-merce. Les Jésuites Portugais y avoient une belleEglise. P. Souci et , Obferv. 172g 3 p. 127 .FOCHEU. Grande ville de la Chine. Focheum. C’estla capitale de la Province de Fokieh. Mary écrit queFocheu est situé sur une rivière dc moine nom, maisl’Auteur de l’Ambassade des Hollandais à la Chine *c. p2 , dit que cette ville est arrosée des eaux du Min& de celles de l’Océan, qui, par une large embou-chure , porte de grands vaisseaux jusqu’à ses murail-les. Cec Auteur dit que h magnificence des bâti—mens publics dc Focheu, le grand nombre de Mar-chands qui y trafiauent, la quantité dc gens savansqui s’y trouvent, la iomptuosité de ses ponts, doncl’un a cinquante perches de longueur, h fertilitédc son terroir , & l’opulence de se s habitans , luidonnent place entre les plus nobles villes de 1 EmpireChinois.

FOCHIA. Foyef FoÏa.

FOCHIEN. Foyer Fokiën^ t ,

FOCILE. f. m.'Terme de Médecine. C est le nom queles Médecins Arabes doniicnt aux os du bras qui (dé-tendent depuis lc coude jluqu*u poignet. Le plusgrand, qui s’appeile proprement le coude , est le grandfocile. Le moindre, qui ie nomme aussi ravon , estle petit focile . Il on est de me me des os de la jam-be , dont le plus giand, que les Latins nomment ti-bia, s’appeile le grand focile , Sc le moindre, oul'os

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