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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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de Pe'peron, ou de la sousgrève, le périr focile, 6cen Latin sibula. C’est l’apophyfe ou l’éminence quiest la partie inférieure de celui-ci, qui forme la che-ville externe du pied. La cheville interne est forméepar Papophysc qui est la partie inférieure & la-térale du tibia.

F O D.

FODRINGAYE. Foye\ Fotheringue.

FODWAR. Ville de Hongrie, vis-à-vis de Colocza &de l’autre côté du Danube.

F O É»

FŒHEEN. Ville de la Chine dans le Pckeli, fur lagauche d’une rivière, qui, un peu au-deílous, tombedans celle de Caoleang, qui coule a Peking.

FŒSNE ou FOU ANE. t. f. En termes de Marine, estun instrument de fer propre à la pêche. 11 est com-posé de quatre ou cinq piquans ou harpons, en ma-júère de trident. Il a une corde attachée à son man-che, pour le retirer après l’avoir dardé fur le pois-son. On s’en sert particulièrement pour le MarsouinSc la Dorade, à Pavant du navire.

FŒTATION ou FÉTATION. Acte par lequel lefœtus est formé dans le corps de la femelle, c'est-à-dire, par lequel les rudimens de Panimal contenusdans un œuf, reçoivent un principe de mouvementSc de vie. Le mot de fœtation est relatif à l’embryonvivifié. Le mot de fécondation est relatif à la femelledans laquelle cet acte s’exécute.

FŒTUS. f. m. Prononcez l’j finale dans cC mot, pourle distinguer par la prononciation de set u. Terme deMédecine. Il se dit en général de Panimal qui est for-mé dans le ventre de la mère; mais on le dit plus par-ticulièrement de Pensant qui est formé dans le ven-tre de la femme. Voye% Embryon. Fœtus ✓ La géné-ration du fœtus, selon les Médecins modernes, sefait par le moyen des œufs qui font contenus dansles ovaires des femelles, & qui font rendus fécondspar l'a semence du mâle. Ces œufs contiennent enraccourci toutes les parties de Panimal, de forteque la semence du mâle ne fait que les étendre ôcles développer; ils passent des ovaires, par les trom-pes de fallope , dans la cavité de la matrice, où ilsprennent leur nourriture Sc leur accroissement. Lefœtus est enveloppé de deux membranes, qui fontle chorion Ôc ïammos : il y en a une troisième dansquelques animaux, appelee allantoïde : elle reçoitPurine du fœtus , laquelle y est portee par. l’oura-que. On trouve dans 1 es fœtus quelques choses par-ticulières, qu’on ne voir point dans les adultes. A l’em-bouchure de la veine cave, il y a le trou ovale parlequel cette veine se joint avec la veine pulmonaire.Il y a aussi une communication entre Partère du pou-mon Sc 1 aorte, par le moyen d'un canal artérieuxqui est éloigné de deux doigts de la baie du cœur,Sc qui fort de 1 artere pulmonaire, ôc va s'inférer dansl’artère-aorte, pour y porter le sang qui fort du ven-tricule droit. C’est par le moyen de ces deux passa-ges que le sang circule, pendant que le fœtus est en-fermé dans la matrice ; mais quelque temps après qu’ilest né, ils se bouchent. Le fœtus se nourrit par labouche : il reçoit auili une partie du suc nutritifdont il a besoin par la veine ombilicale : il ne res-pire point. Foye\ Gaspard Bartholin , Speci-men hiíloru anatomies, imprimé à Coppenhaguc en

r 7 oi ïW°. Albert-le-Grand ditqu’une femme jettadans un bassin i f o fœtus ou embryons tous formés,grands comme le petit doigt. Et quant à ce qu’ondit de Marguerite » Comteíie de Hollande, qui ac-coucha de 4 enfans qui tutent baptises, on croitordinairement que c’est une fable. On voit pourtantencore un tableau de ce fameux accouchement dansl’Eglife de Losdune, pour servir de monument decerte aventure. Antonius Deusingius a écrit un livrefort curieux de la génération du fœtus . Dclcartesen a fait aussi un Traité. Drelincourt a fait un nou-veau système du fœtus humain, imprimé à Leydcn

F O 1

en 1 68 $. LéS curieux conservent des fœtus dans unebouteille avec de Peau-de-vie. Il faut écrire fœtus ,c’est le mot purement Latin que nous avons adoptédans notre langue. L’Académie des Sciences écrittoujours fœtus , même dans l’Histoire dont l’Auteur ,tout partisan qu’il est du nouveau , n’a point écritfétus. M. Tauvry a donné une espèce d’histoire dufœtus.

FOEULX. s. m. Vieux mot qui signifie fau. C’est Icnom d’un arbre que les Latins appellent fagus.

FOÉURRE. Ce mot s’est dit autrefois pour jourrageì

F O F.

FOFE. f. m. Animal qui fe trouve à la Chine. 11 a pres-que la forme humaine, les bras fort longs,. Sc le corpsnoir Sc velu. Il marche avec beaucoup de légéreté Scde vitelle. Il dévore les hommes.-

F O G.

FÒGGIA. Nom á’iine petite ville du Royaume de Na-pies, en Italie. Foggia , Fovea. Foggia est dans laCapitanatc, fur une rivière que Maty nomme Cer-varo, Sc quelques Cartes Cetraro; elle est dans lesterres, non pas à l’orienr de Manfredonia, commedit Maty, mais à son midi; à 1 orient il n’y a que lamer. Charles cf Anjou, Roi de Sicile, mourut »Foggia Pan iz8y le 7* Mai.

FOG1A. Voye% Foia.

FOGLIA. Nom d’une rivière d’Iraliê. Foglia, ancien-nement Pisaurus ou Isaurus. Elle a la source auxconfins septentrionaux de la Toscane , au nord deBorgo, traverse le Duché d’Urbin, Sc se déchargedans le Golfe de Venise à Pelaro. Voye\ aussi Foia.

F O I.

FOI. s. f. Terme dogmatique. Fides. Consentement del'esprit, jugement que l’on forme, Sc dont le motifn’est point une évidence intrinsèque, grande ou pe-tite, mais Pautorité, le témoignage de quelqu’un quia révélé, rapporté la chose que Pon croit. Foi divi-ne , foi humaine.

Foi. Fides. La première vertu Théologale. C’est un donde Dieu, ^ui sait acquiescer fermement aux véritésqu’il a révélées à son Eglise. Saint Paul dit, que lafoi est le soutien des choses que l’on espère, ôc unedémonstration de ce'qui ne se voit point, aux Hébr.chap. 11 3 v. 1 . Si on avoit de la foi gros commeun grain de moutarde, on transporteroit les. mon-tagnes dans la mer, dit le Sauveur. La vie de la foiqui est la vie des Justes, consiste à servir Dieu lansle connoître d’une manière senhble. Nie. Il ne fautpas prendre pour de la foi ce qui n’est bien souventque de la superstition. Dje Vill. A moins que la foi'n’assujétissc la raiíon, nous passons la vie à croireSc à ne point croire. S. Evr. Si c’est Pautorité quifait que l’esprit embraíle ce qui lui est proposé, c’estce qu’on appelle foi. Log. La foi ne triomphe pasde la raison; elle ne la renverse, Sc ne Panéanritpas. Cl. Il est nécessaire que la raison répande futles vérités de la foi la clarté de ses lumières, afinquelle rassure l’elprit, Sc qu’elle lui apprenne dumoins à íe soumettre. Maleb. C’est la foi seule quiembrasse vivement les mystères de la Religion. Mont.L’objeynatéricl de la foi, comme parlent les Théo-logiens, est tout ce qui est révélé de Dieu. L’objetformel de la foi , est ía raison qui fait que l’on croitfermement les vérités que Dieu a révélées ; c’est luvérité Sc la véracité de Dieu ; c’est que Dieu ne peut,ni fe tromper dans fes connoissances, ni nous trom-per en nous les révélant. C’est là ce qui nous dé-termine à croire les choses même auxquelles notreraison ne peut atteindre, Sc les mystères les ph lSinconcevables.

La Théologie distingue une foi habituelle Sc unefoi actuelle ; une foi implicite Sc une foi explicite;une foi vive Sc formée, Sc une foi morte Sc informe-

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