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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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des Prêtres qui ont vécu autrefois en réputation desainteté; Sc que leur emploi est de fournir les cho-ses nécelîaires au salut. Le même Auteur avoir ditnéanmoins dès le commencement, p. 48, qu’AmidaSc Xaca, & les autres Dieux du premier ordre ,font appelés Fotoques , Sc que ceux de l’ordre in-férieur qui ne donnent que l’argent, la santé, lesen fans Sc les néceíîìtés du corps, íont appelés Ca-mis. Il répète la même chose, p, 101, 8c il paroîtque c’est à cela qu’il faut s'en tenir. Massée qui écri-voit fur les Mémoires & les Relations des Portu-gais Sc des Missionnaires qui demeuroient au Ja-pon , en peut être cru,

L'ancien Traducteur d’Óforius dit Fotoquies 3 com-me il dit Bonzies, Il faut dire Fotoques. Les unsfendent le culte divin au Soleil Sc à la Lune ; lesautres aux Camis & aux Fotoques 3 les Dieux de laChine. Bouh. Sc non pas les Fotoques , comme onlit dans l’Amballade au Japon. Du reste, je ne faisoù le P. Bouhours a trouvé que les Fotoques fontdes Dieux de la Chine; jusqu ici je n’ai rien lu desemblable. Spizélius, De Re Litterar, Sinens, Secl.XIII _> p. 26 p , parle d’uri Fotoque Législateur desJaponois, c’est apparemment de lui que tous lesautres Dieux ont été appelés Fotoques.FOTTALONGÉE. f. f. Etoffe des Indes, rayée, mêléede foie Sc d’écorce d’arbre.

LOTTES, f. f. pi. Toile de coton à carreaux, qui estapportée des Indes Orientales, particulièrement deBengale.

FOU,

FOU, FOLLE. adj. Sc f. m- Sc f. On prononce, Scmême on écrit fou, excepté lorsque ce mot étantà sadjectif, il est immédiatement suivi d’un subs-tantif qui commence par une voyelle, alors on écritfol pour le' masculin. Voye% Fol. Ses íentimensfont tous vrais, font tous faux, font tous froids,font tous brulans, font tous fripons, font tous sin-cères; enfin, son cœur est fou. Madame de Sév.Généralement parmi les Turcs, les fous font révéréscomme des Saints. Du Loir, L. V , p. /y p.

On appelle aiguill e folle, celle d’une boullole quitourne toujours, fans s’arrêter à un point fixe. Quandles Mariniers approchent du port d’Abo en Suède,il y a un rocher dans la mer qui rend toutes lesboussoles folles; on croît que c’est qu’il y a de Pal-mant dans ce rocher. Aux approches des Terres Aus-trales , toutes les aiguilles des bouílolcs deviennentfolles. La chute du tonnerre dans un lieu où il y ades boussoles, en rend les aiguilles folles.

H y a des pièces de canon qu’on appelle piècesfolles , parcequ’elles n’ont pas l’ame bien droite, cequi est cause que le boulet ne va jamais droit oùIon le vile; c’est un grand défaut dans une pièced’artilleric. C’est la faute du Fondeur.

On dit d un homme qui détruit le feu à force detisonner , qu un fou Sc un feu ne peuvent vivre en-semble.

J_es Fous. Espèce d’Ordre. Société des Fous. Stulto-rum societas. Ellè fut instituée à Clèves en 13S0,par Adolphe, Comte de Clèves, conjointement avectrente-cinq Seigneurs, qui dévoient porter fur leursmanteaux un jou d’argent en broderie, vêtu d’unpetit juste-au-corps & d un capuchon, tissus de pièces jaunes Sc rouges, avec des sonnettes d’or, deschausses jaunes & des souliers noirs, tenant en famain une petite coupe pleine de fruits. Us s’assem-bloient le premier Dimanche d âpres la S. Michel.Voyez les Lettres-Patentes données pour l’étabhsse-ment de cet Ordre, rapportées par Schoonebeck Scparle P. Hélyot, T. FIH3 c. 4p.

FOU. f. m. Nom d arbre qu’on appelle aussi, ou qu ona appelé fouteau , faine , fene , faux, fau Sc hêtre.Il n’y a point d’arbre qui ait eu tant de noms. Fagus.

FOU. Gros bourg de Lorraine, à trois lieues deToul,fur le chemin de Ligni en Barois.

FOUACE. Panis fubcineritius. Pain cuit fous les cen-dres , ou forte de pain blanc que les Boulangers cui-

FOU

sent à Dijon la veille de Noël, Sc dont ils font untrès-grand débit, parcequ’il n'est pas jufqu’aux pluspauvres gens qui, à l’honneur de la fête, ne veuil-lent manger de la fouace. Gloílaire Bourguignon, aumot FoiJJe. Ce qu’on a dit aussi de quelques gâteauxou galettes, telles qu’on en fait aux villages. On lesappelle en quelques lieu x fougasse. Voyez Fougasse.La Fontaine a dit : Rendre fèves pour pois, Sc painblanc pour fouace.

Ce mot vient du Latin focacia , selon Ménage & duCange, après Isidore, On a dit aussi fogata, fogasa ,fugacia Sc fuacia.

FOL ACIER, f, m. Marchand de fouaces. Rabelais faitmention des Fouaciers de Lerne.

LOUAGE, f, m. Droit qui est dû en quelques endroitsau Roi, à un Seigneur fur chaque feu, masson oufamille, Fumerium tributum , vecligal, tributum ìndomos Jìngulasi Contribution annuelle que l’on rirede chaque feu. Pasquier, RechiL. VIII , C, 48. Onl’appelle en quelques lieu xfournage , à cause du four-neau Sc cheminée. La première fois qu’on s’est servide ce mot defouage fut pour signifier un impôt queCharles V, en l an 1379, leva fur chaque tête ou cha-que feu, pour un an feulement, qui étoit d’un franc.Charles VI, en i;88, l’augmenta fous le même nom ,Sc depuis Charles VII le rendit perpétuel, Sc on l’ap-pela taille. Imposer un fouage de 17 fous 1 denierspar feu. Savaron , Origine de Claifmonti II paroîtpar une Ordonnance de Humbert II, Dauphin, de13Z4, que l’impofition d\i fouage fe fit alors par feuou par famille, feuper lares focum habentes. Val-bonnet , p. 7/. On l’a appele en Lati nfocagium, prosingulis focis , & en Grec K a-ituxl, de jca-Ws, fumusiOn troUve aufti focagiumdans Guill.deTyr, De Bello.Sacro j L. XXII , C. 23. Car les Rois de Jérusaleml’impoferent aussi , à 1 ’imitation de ceux de France. LesComtes Sc les autres Seigneurs imitèrent aussi les Rois.Voye% FLodoard, HifL Rhemenf. L. IV, C. 4Ç .Froissard, vol. y , c. 244, 246 , 27p.Ch.cz lesGrecs ce fut le Général Nicéphore qui í’établit, ainíîque le disent Zonaras Se Cédrénlis, p, 3p4. Voycz-en l’ufage encore dans le même Cédrénus, p. 411,fous l’EmpereurMichel le Bègue. De Hauteserre trahode l’origine da droit defouage dans son ouvrage DeDucibus & Comit. Provinc.D II,C. 2, p. 122&suivi

On a dit aussi en François effouage 3 Sc on le trouvo.quelquefois ainsi dans les vieux titres.

D c focus s’est fait feu, foyer, fouage. Pasquiercité. Apparemment qu’on a fait de foyef foyage 3foiage , fouage.

Quelques -uns écriven tfouaige , mais mal.

Chorier, Hif. du Dauphine, T. II, p. 407 , âfocage. Cet accord fut suivi d’une imposition sous lenom de focage ,'pareeque le régalement s’en faiíoitpar feux fur les contribuables.

On a dit aussi fouage en quelques Provinces, d*droit de chauffage dans un bois.

Bouche appelle affouagement le régalement ou 1 erôle du fouage. Voyez Hijl. de Prov. T. 1 3 p. 246-FOUAILLE, f. f. Terme de Vénerie. C’est la part qu’oj*fait aux chiens d’un sanglier quand il est pris ; aim>dit, pareeque c’est une curée qui fe fait fur le feu>qu’on a aussi nommé cuierie. A la chaise du cerf oaàhcurée.

FOUAILLER, v. a. fréquentatif. Donner souvent dfgrands coups de fouet. Ce terme est populaire, à-vient de flagellare.

Fouailler. 17 m. On appelle ainsi en basse Normandsce qu’on appelle ailleurs un bûcher, c’est-à d\ce, ^lieu où l’on met le bois. De f ocularium , fait de J 0 ^cale 3 qui signifie une provision de bois à brûler, d'-'sta été fait de focus. Ménage , addition à sonlogique. , -, u

fCF FOUANG. f. m. Monnoie. Voye £ Foang. C emême chose. r \ ^

FOUASSE. f. f. La pomme de fouasfe. Nom d’une elp cde pomme. „ r r de

FOUBER. f. m. Terme dc Marine. Les foubers f° n ^gros bâtons, au bout delqucls il y a de la toile

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