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dans le XV 4 siècle, en amplifiant insensiblement lesdépendances de leurs Palais, dans lesquels le droitd’aíile étoit autrefois renfermé. En 1572, Jules IIIfulmina contre cet abus, qui avoir soustrait de sonautorité une partie considérable de la ville dc Rome,devenue par-là une retraite de lcclérats. Pie IV ScGrégoire XIII lui virent le fnême exemple, Sc en-tr’autres Sixte V. Il fit trembler les Souverains, &pendant son Pontificat, aucun d eux n’osa desendrela franchise des quartiers. Elle íembloit meme abo-lie, lorlque le Roi, en i66r, y envoya le Duc deCrequi , lequel prétendit jouir d’un privilège quel’on râchoit d aboli r. Innocent XI, parvenu au Pon-tificat, Sc choqué.d’un abus qui faiíoit regner lecrime impunément, résolut de le faire cesser. Il nevoulut point priver de la franchijé des quartiers ceuxqui en jouilloient alors ; mais il n’a point reçu denouveaux Amballadeurs (ans une renonciation cx-prell'e. L’Empire, l’Elpagne, la Pologne Sc la Reinede Suède y renoncèrent. La mort de M. d’Estrées fit/ espérer à Rome que le Roi se relâcherait aullì en en-voyant un nouvel Ambaíladeur. Le Marquis de La-vardin, Sc depuis le Duc de Chaulnes y allèrent, Sctout s’accommoda à la satisfaction des deux Cours.Louis XIV fut toujours ferme, malgré les instances duNonce Ranucci. Le Roi nomma Louis-Charles deBeaumanoir, Marquis de Lavardin, pour succéder àM. d’Estrées, Sc lui donna ordre de maintenir lesfranchises. Le nouvel Ambaílàdeurse mit en chemin,Sc apprit bientôt que son arrivée ne seroitpas agréa-ble à Rome. A peine fut-il fur les terres du Pape ,que le Légat de Boulogne Sc les autres Gouverneursde l’Etat Ecclésiastique reçurent des défcníes positi-ves de lui rendre les honneurs dûs à son caractère.Dès qu’il fut près de Rome, le Pape enjoignit aux Car-dinaux de n’avoir aucune communication avec lui.Il ne laissa pas de continuer la route. Il entra dansRome le 6 Novembre 1687 , & ion entrée eut plu-tôt Pair d’un triomphe que de l’entrée d’un Ambal-fadeur. Il étoit escorté par huit cens hommes bienarmés, la plupart Officiers ou Gardes-Marine. Iln’étoit pas naturel, après ce qui venoit de se pas-ser, de s'attendre à avoir audience. Le Marquis lademanda néanmoins pour la forme, Sc on la lui re-fusa. Ce nouvel incident acheva d’aigrir les esprits.L' Ambassadeur ayant fait ses dévotions la nuit deNoël dans l’Eglile de Saint-Louis, on vit le lende-main un placard affiché , qui contenois que cetteEglise étoit interdite , parccque le Curé Sc les Prê-tres avoíent eu la hardiclle de recevoir à l’oftice di-vin & à la participation des Sacremens le Marquisde Lavardin , notoirement excommunié, L’Ambassa-deur n’avoit garde de convenir de cette prétenduenotoriété : aussi sit-il afficher dès le lendemain desprotestations contre cette entreprise. Quelque peud’apparence qu’il eut que l’on pensat à attenter àfa personne, il prit des indurés convenables pourse mettre à couvert de toute surprise -, on faisoitexactement la garde chez lui, & l a nuit on faiíoitla ronde, ensorte que ion Palais ressembloit plutôtà une citadelle, qu’à un Hôtel d’Ambaslàdeur.
La nouvelle de ce qui íe passoit à Rome étantvenue en France , M. de Harlay, alors Procureur-Général au Parlement de Paris, interjetta appel,non-íeulement de la íentcnce du Cardinal Vicaire,qui jettoit l’interdit íur l’Egliíe nationale de Saint-Louis, mais encore de la Bulle du Pape du 11 Mai1687,’ où il déclavoit excommuniés tous ceux quivoudroient te maintenir dans la poffeilion des fran -chifes. M. Talon , ^vocat-Gcneral, parla vivementcontre la conduite de la Coui de Rome.
Cependant Louis XIV , qui avoit un grand fondsde religion, ne pouvant regarder dc íang froid cesdivisions, dont il prevovoit les íuites mieux que per-sonne, fit pour l’accommodement des dcmaiches quidévoient, ce íemble , avoir une heureuse iffuc, &qui furent néanmoins inutiles, tant la Cour de Romeétoit irritée de tout ce qui s’étoit passé à R»me de-puis 1681. Le Pape ne voulut, ni voir, ni entendre
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Une personne de confiance que le Roi lui avoit en-voyée, ni lire la lettre que le Roi lui avoit écrite desa propre main. Enfin Innocent XI étant mort, ScAlexandre VIII lui ayant succédé, raccommodementíe fit, 6c le Roi se relâcha íur les franchijes , qui fu-rent restreintes à l'enceinte du Palais.
Franchise de Chajlo S. Mard. Beau privilège de No-blesse accordé par Philippe I , Roi de France, à lafamille d’Eude le Maire. Philippe I fit vœu, l’an 1086,d’aller visiter à pied Sc tout armé le saint Sépulcrede Jcsus-Christ; mais nos Evêques l’en empêchant,Eude le Maire , l’un de (es domestiques, Châtelainde Chaílo Saint-Mard, ( c’est l’abrégé de Médard )prèsd’Etampes, l’entreprit & l’exécuta. En faveur dcquoi le Roi prit en ía garde fa femme Sc cinq fillesqu’il lailíoir, Sc lui donna la Terre de Chaílo & degrands privilèges à lui & à tous les siens; ordónnantque les femmes de cette lignée auroient droit d’en-noblir, tant leurs maris, fuilent-ils fiícalins, c’est-à-dire, serfs du file, que les enfuis qui en naîtraient.Mézer. T. I,p. 4.20. C’est ce qui s’appellc franchisedc Chajlo Saint-Mard. Ce privilège a été aboli fousHenri IV l’an 1601. Id. Foycy encore íur cela An-dré Favyn, Hift. de Navarre, !.. XVIII , p. [14$& 114-6, où l’on trouvera la Charri e de celte fran-chise de Chajlo Saint-Mard.
On appelle aussi franchises certains endroits pri-vilégiés dans les villes, où les Compagnons de métierpeuvent travailler fans être Maîtres. La franchijé duTemple, de Saint-Jean de Latran.
Franchise signifie aulîì , privilège , exemption , im-munité. /mnn/àas. Les provisions des Offices portent,qu’un Officier jouira des privilèges franchises Sc im-munités attribuées à ía charge. Ce mot en ce sensest un terme de Droit Sc de Coutumes.
On dit auffi qu’un apprentis a gagné f franchise ,lorsqu’il a tait ion temps d’apprentillage , Sc qu’il esten passe d être Maître.
Il y a aullì à la campagne plusieurs champs ou por-tions de terre qu’on appelle des franchises; ce quedu Cange croit venir de ce que ces terres apparte-noient à des gens libres Sc francs, ou étoient exemp-tes de charges; qu’en plusieurs Coutumes Sc en An-gleterre on appelle encore hhres ténemzns, quoiquedepuis on leur ait impoíé quelques servitudes, 01»charges.
FRANCIADE. f. f. PoUme épique dc Ronsard, à la louan-ge des Rois de France. Le moindre de tous les ou-vrages dc Ronsard, selon les règles de Fart, est lePoème de la Franciade ,\iu jugement de ses amis SCde íes envieux. ... Le P. Rapin nous apprend quenon-seulement il règne dans le Poème de la Fra.npciaàe un certain air dur Sc íec, qui rient peu de l’he-roïque; mais aullì que l’Ordonnance de la Fable drtPoème n’est pas naturelle, Sc que le genre dc versde dix syllabes, qu’il a pris n’est pas allez majestueuxpour un Poème héroïque. On s’étonnera moins de*défauts de ce Poème, loríqu’on iailra que Ronsardn’étoit presque plus que son omble quand il se mità le composer. Baillet. Jug. des Sav. .FRANCICA. Bourg du Royaume de Naples. FrancienIl est dans la Calabre ultérieure, à une lieue de M*'lcto, du côté du Nord.
FRANCIN. f. m. C’est le nom que les Flamands do ,rnent à cette cípèce de parchemin très-fin Sc trè- 9 'blanc , qu’on appelle du vélin.
FRANCINADE. f. f. Poème de cent vers contreFranchie. Qui ne connoît les latyres contre M- á .Franchie 6cM. l’Abbé Pic? l’Auteur ne les désirs' 0 *^pas lui-même. . . . Facium du jìeur Saurin contsJieur lioujjeau. Voyez la Francinade Sc la Picadeles œuvres du sieur Rousseau, édition de Rottcsd 11171Z. f
FRANCINE. f. f. Nom d’nnc femme qui se dit P 0 ^Françoise, en parlant de quelques pays érran8 eFrancina ,Francifca. Le Comte Frédéric de Bcnths -Steinfortépoule laComtelíe Francine, ou Fran^ .Charlotte de la Lippe-Detmold. Gaz. 17x4-?'^^
S FRANCIQUE, adj. Titre d’honneur, qui signifie Don