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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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teur des François. Francicus. Lc sujet de l’atiimositede Théodeberc I contre Justinien, étoit que ce Prin-ce se laissoit donner par ses flatteurs, lc nom de Fran-cique 3 c’est-à-dire, dompteur des François.

FRANCISCAIN, f. m. Religieux de l’Oidrc de S. Fran-çois d’Aiìiíe. Franesanus. Il ne se dit que de ceuxque l’on nomme communément Cordeliers & Frè-res Mineurs. On ne le dit point des Récollets, desCapucins, des Picpus, &c. Les franciscains ont eude grands hommes, & ont fort bien (ervi 1 Eglise.Sixte V étoit Franciscain. Voyez Frère Mineur ,c’est leur véritable nom que S. François leur donna.

FRANCISCO. Foy. Francisque. Nom propre d’hom-mc.

FRANCISCUS. f. m. On donnoit ce nom fous Fran-çois premier à une monnoie valant un fou ou douzedeniers, & qui pour cette raison étoit appelée Dou-zain.

FRANCISER, v. a. Terme grammatical. Rendre Fran-çois, donner la forme &: l’analogic Françoise à unmot étranger, Rhabiller à la Françoise. Gallicum fa-cere. Nous avons bien des mots Latins Sc Italiensque l’on a. francisés.

M. Andri , dans ses Réflexions fur l’usage présentde la langue Françoise, met franciser parmi plusieurstermes qui font du bel usage. Ménage, p. 214 de sesObservations fur la langue, emploie ce mot deuxfois. Le nouveau Traducteur des Entretiens de Ci-céron fur la nature des Dieux, s’cn sert dans la notesuivante. Amyot, dit-il, m’a donné l’exemple àc, fran-ciser le mot pinne , comme les Romains l’avoient la-tinisé. Ceux qui voudront d’autres autorités, pour-ront consulter le Journal des Savans du mois de MaiI72J-

Franciser, se dit ausii dans le discours familier enparlant des personnes. Alors il ne s’emploie qu’avecle pronom personnel, pour dire, prendre l’air, lesmanières Françoises. Les gens de qualité font par-tout (par toute la Hollande) tr ès-francisés 6c fortà la mode. Mad. du Noyer. Cet étranger s’est bienfrancisé.

FRANCISÉ, ÉE. part. pals. Qui vit à la manière desFrançois.

FRANCISQUE, f. f. Arme faite -en façon de hache,dont se servoient particulièrement les anciens Fran-çois, qu’on appeloit autrement Ancon , securis. LesFrancs nommoient leur hache d’arme francisque dunom de la nation. P. Jour dan , T. II, p. ij. Sonfer avoir la figure d’une de nos fleurs de lis, Sc c’estde-là que la plupart des Auteurs savans en Blasonen tirent l’origine. Papias Sc Joannes de Janua la pren-nent pour ces enseignes ou marques d’honneur qu’onportoit à Rome devant les Consuls & les Magistrats.

On ne fait pas bien quelle étoit la figure de la Fran-cisque. Aimoin dit, que la francisque d’un soldat queClovis jetta par terre, est la meme chose que cequ’on appeloit spata. Quelques manuscrits expliquentlc nom de francisa , francisque, par ces mots te-lum quoddam , une espèce de trait, de dard. Dansle tombeau de Childéric qui est dans la bibliothè-que du Roi, on voit le fer d’une coignée toute rouillée & semblable aux nôtres, & une épée courte Sclaige. On prend la coigncc pour la francisque dc ccPiince. Lorsque le butin fut raiíemblé, Sc qu’on étoitsur le point de tirer au sort,selon la coutume de lanation, lc Roi témoigna qu’on lui feroit plaisir demettre un certain vase à part Sc de le lui donner. Tousle lui accordèrent à l’instant, excepté un soldat, qui le-vant sa francisque ( c’étoit une espèce dc hache, dontles François se íervoient dans lc combat) en déchargea un grand coup fur le vase, en disant insolem-ment , que le Roi n’auroit rien que ce que le sortlui donneroit. P. Daniel, Est. de Fr. T. /, p. 7.Environ un an après, Clovis fit, selon la coutume,la revue générale de ses troupes dans le champ deîdars... Dans cette revue, le Roi examinoit l’equi-page de chaque soldat, & voyoit si ses armes étoientc î) "ar, si elles n’étoient point rouillées, si I c bou-ger étoit bon, si la francisque étoit bien aiguisée.

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Etant venu sur la fia de la revue à ce soldat, doncil trouva les armes mal en ordre, il len répriman-da, Sc lui ayant arraché fa francisque, il la jetta à terre.Le soldat s’étant baissé aussi-tôt pour la relever, leRoi prit la sienne & lui en fendit la tête, en lui di-sant , souviens-toi du vase de boissons. Id.

Francisque, f, m. Nom d’homme, François. Fran-ciscus. Les Italiens disent Francesco , Sc les Espagnols >Francisa. De-là Favyn Sc quelques autres anciensAuteurs ont fait en François Francisque, au lieu deFrançois, en parlant des Italiens.

FRANCKENBERG. Petite ville de la basse partie duCercle du haut Rhin. Francoberga, Francorum mons.Elle est dans la Hesse fur l’Eder, à sept lieues de Mar-purg, du côté du nord. On dit qu’elle a été fondéepar Thierri, Roi de France, l’an 550.

FRANCKENDAL. Ville d’Allemagne située dans le Pa-latinat du Rhin, à six lieues d’Heidelberg du cotedu couchant. Francodalia , ou Francorum vallis. C’e-toit anciennement une Abbaye, que Frédéric III,Electeur Palatin, fit fortifier, Sc que fes successeursavoient rendu une des plus fortes places d’Allema-gne. Les François s’étant rendus maîtres de Franc-k endal l’an 1689, font entièrement détruite j maisl’Electeur Palatin l’a fait rebâtir. Davity écrit Fran-kental. Long. 27 d. 4 m. lat. 49 d. 28 m.

FRANCKEINSTEIN. Bourg d’Allemagne. Franckens-teinum. Il est défendu par un bon Château, Sc situéfur une montagne dans le Duché de Deuxponts, en-tre Caseloutre Sc Neustat.

La Seigneurie de Franckenfiein. FranckenftienseDominium. C’est un petit pays de la Franconie. Il estune partie du Comté de Hennebcrg, Sc il appartientau Landgrave de Hesse-Cassel, de même que la ville& le bailliage de Smalcalde.

, FRANC-LIAIS. f. m. Espèce de pierre fort dure.

FRANCO-CASTRO. Franco-Castro, anciennement,S tr atonica, Stratonia. C’étoit autrefois une ville >maintenant ce n’est qu’un petit lieu de la Macédoi-ne, situé au pied du Mont-Athos, & fur le Golfe deMonte-sancto.

^ 3 “FRANÇOIS, OISE. Nom de nation. Francus, Gal-lus. Prononcez Français (plusieurs même l’ecriventainsi, pour le distinguer de François, nom propre. )François, dans son origine, étoit le nom des Francsqui conquirent les Gaules fur les Romains au com-mencement du quinzième siécle ; mais depuis cetteconquête, il s’est donné au peuple conquis auffi-bien qu’aux conquérans, Sc tous les hommes quiont habité le pays que ces conquérans soumirent,Francs, Gaulois ou autres, se sont appellés François,du nom des conquérans. En Latin il n’en est pas demême, car encore aujourd’hui on retient l’anciennom du peuple conquis, Sc on le dit pour le moinsaussi souvent que celui des vainqueurs, c’est-à-dire,Gallus Sc Gallia, aussi ordinairement que FrancusSc Francia. Quand on parle de ceux dont les Fran-çois font sortis, il est mieux de les appeler Francs,^ ne donner le nom de François qu’à ceux quis établirent dans les Gaules. Nous avons parlé de l’ar-mure des François au mot Arme. Voye-ç ausii Fran-

, RISQUE. Le Père Daniel décrit leur manière de cam-per, dans son Est. de Fr. T.I,p. 136,Sc leur ma-nière- de ranger leurs troupes en bataille, P- ï 4 °-Leurs troupes Sc leurs armées fous le fils de Clovis,P- 197 - Foyeç aussi ci-dessus au mot Armée. Il faitle devoir de bon François, il est attaché aux inté-rêts de fa patrie.

Charles-Quint disoit, que le François est íage lanslc paroure, que TEspagnol le paroit lans 1 eu c, maisque l’Italien l’est Sc le paroît.

On ne donne guère le nom de François, qu’auxpeuples qui habitent dans les douze Gouvcrnemensgénéraux, que nous avons marques lur le Royaumede France. v . .

Hunibaldus, Tritheme âpres lui, Gaguin, PaulEmile, &c. disent, que le nom de François vient deFrancus, fils d’Hector, qui âpres la prise de Troye,vint dans le pays des Celtes, soumit ces peuples,

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