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& sut leur Roi. C’est sur cette fable qu’eíl fondéela Franciade, Poeine de Ronlard. Voyc-ç les étymo-logies du mot Franc.
M. le Marquis de Saint-Aubin, dans son Livrede l’Antiquité de la Nation & de la Monarchie Fran-çoise, après un long Sc savant examen de toutes lesopinions furies étymologies & fur l’origine des Fran-çois j expose son sentiment, Sc prétend d’abord engénéral, que l’opinion delorigine Troyenne des Fran-çois est si générale Sc si ancienne, qu’il ne fe peutFaire qu’il n’y ait en cela du vrai, qu’il faut démê-ler & éclaircir, Sc voici comment il s’y prend. Enlgénéral il est, dit-il, très-assuré que les François ti-rent leur origine de l’Asie, berceau commun des na-tions, mais en particulier des deux Phrygies Sc desenvirons.
Une partie des Cimmériens, oudefcendans de Go-mer s’étant embarqués íur le Pont-Euxin, allèrents’établir au nord de cette mer, furies bords des ma-rais Méotidcs, où ils portèrent le nom de Franc ,qu’Hérodote explique par celui à’ÌAívgt^í. Ainsi il ya trois mille ans que ce peuple est distingué des au-tres par le nom que portent encore aujourd’hui lesFrançois. Long-remps avant la’gucrre de Troye, cesFrançois ou Scythes libres étoient établis fur lesbords de ces marais ; car Hérodote raconte que lesGrecs ayant vaincu les Amazones fur les bords duThermodoon, ils emmenèrent dans trois vaisseauxroutes celles qu’ils purent prendre envie; mais queces fières captives s’étant saisies des armes de leursvainqueurs, les tuèrent tous; que comme elles na-voient aucune expérience de la navigation, elles fu-rent poussées par les vents dans les marais Méoti-des, Sc quelles vinrent échouer au promontoire desScythes libres. Elles entrèrent en ennemis dans lepays deces Scy thés libres ou francs ; mais les hostilitésfurent bientôt suivies de leurs mariages. Ces Scythesfrancs, chassés de-là par les Scythes Nomades, le re-tirèrent vers la Médie : poursuivis encore là par lesmêmes ennemis, ils fe replièrent fur l’Asie, & íe ren-dirent maîtres des Sardes. Vers l’an 580 avant J. C.ils furent obligés par Halyattes de désemparer Sar-des. Poulies hors de la Lydie, manquant de terre,Sc toujours en bute aux poursuites des Nomades &des Lydiens, ils quittèrent l’Asie, passèrent en Eu-rope Sc rétablirent en Pannonie , où ils ont séjournéenviron 83; ans, jusque vers le milieu du III e siè-cle de l’Ere Chrétienne, qu’une nation Scythe lesobligea encore d’abandonner la Pannonie , Sc dequitter les bords du Danube Sc de la Suave , pouríe transplanter íur les rives du Rhin, d ou l’on faitqu’ils font passés dans les Gaules.
François, ne en France. Les Ecrivains de la basse La-tinité ont usé d c Francifcus pour Francicus. S. Fran-çois d’Assife, qui au baptême avoir été nommé Jean,fut, à cause d’un voyage qu’il fit en France, surnom-me à Ion retour, le François , Sc en Latin de ce temps-là, Francifcus. Bèze, dans son Passavant, a dit plai-samment du Pape Jules III, qu’il n’étoit pas bonusFrancifcus. Glossaire Bourguignon, au mot Fran-çois . ,
' ()n avertit dans la Préfacé de la nouvelle éditionde la Henriadc in- 8°. 1737, ^u’ona imprimé Fran-çois pat un u, comme dans sédition de Zaïre, pourfe conformer à l’ufage très- raisonnable de prononcerFrançais , & non pas François. Cette orthographeçtoit d autant plus necestaire dans la Hemiade, quily est parlé dc S. François, Fondateur des Cordeliers.
Sous l' habit d’Augustin, fous le froc de François.
(Chant IV.)
L’Auteur des Observations fur les Ecrits moder-nes , T. FI, a curieusement recherche la ration pour-quoi de tous les noms de nations termines en ois,les uns íe prononcent comme ils foM ecuts, Sc lesautres en ais. On est un peu étonne aj voir Por-tugais 3 qui n’ayant point varié dans 1 écriture, mdans la prononciation, ne devoit pas, ce semble,
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être mis au rang des autres,qui ont eu jusqu’ici une •terminaison différente, quoiqu’ils le prononcent demême.
Les Poètes, qui pour la commodité de la rime,prononcent tantôt ais, tantôt oìj, devroient du moinscommencer toujours par les mots dont la pronon-ciation est invariable, Sc qui donneroient le ton auxautres, comme a fait la Fontaine , en mettant Bour-goís avant François.
FRANÇOIS, OISE, estaulîî adj. Le courage François,la bravoure Françoise. L’humeur Françoise , le génieFrançois. Les François Sc les Gots fe craignoientles uns les autres, Sc malgré la fierté que Théodo-ric avoir fait paroître en rompant d’abord avecThierri, & en l’obligeant à conclure avec lui un traitédésavantageux, il n’aimoit point dans le fonda avoiraffaire à la nation Françoise. P. Daniel.
François, oise, adj. fe dit en particulier de ce quiappartient à la France propre, Sc de quelques paysqui lui ont été attribués dans la fuite, ou plutôt,peut-être, qui furent les premiers que les Françoisconquirent, Sc qu’ils ajoutèrent à la France , ou pe-tite ïlc dans laquelle ils s’étoient établis d’abord. Cespays font le Vexin François, opposé au Vexin Nor-mand , le Gâtinois François au nord du Gâtinois pro-pre, Sc la Brie Françoise au couchant de la Cham-penoise.
Le Port François, portus Francicus 3 port dcl’A-mérique Méridionale. Il est dans le Fernambouc, pro-vince du Brésil, à l’embouchure de la rivière de S.Michel. Il y en a un autre dans Hie Espagnole, oùles François ont établi quelques Colonies. Maty.
Cap François, promontorium Francicum, Ce Cap estdans l’Amérique Septentrionale, fur la côte de laFloride Françoise, au midi de l’embouchure dc larivière de Mai. Maty.
La rivière des François , Fluvius Francorum. Rivièredu Canada, dans l’Amérique septentrionale. Elle sortdu Lac des Nilsipitiens, Sc fe décharge dans celui desHurons. Maty.
François, f. m. íe dit pour la langue Françoise, de lalangue qu’on parle en France. Lingua Gallica, ouFrancica. Apprendre le François. Savoir le François .Parler bon François. Tous les étrangers qui ont del’efprit, le piquent de lavoir le François. Boun. iln’y a guère de pays en Europe où l’on n’entende leFrançois. Id. Un Allemand qui écorche le François ,nous fait moins de peine, qu’un faux bel esprit quine dit que de beaux mots. Id. Le François est douxSc élégant. Parler François, signifie deux choses,i°. Parler la langue des François, parler le langa-ge des François. Loqui Gallice. Cet étranger neparle point encore François, mais il l’entend bien.Où avez-vous appris à parler si bien François? Vousparlez François comme si vous aviez toujours été àla Cour. Les Normands, les Picards, les Proven-çaux, les Languedociens, les Gascons Sc la plupartde nos Provinces du midi, parlent très-rnal Fran-çois, Sc le prononcent encore plus mal. Blois a passépour une des villes de France où l’on parloir le mieuxFrançois. z°. Parler François, signifie, parler net,dire franchement & nettement ce que l’on pense,fans détour, fans équivoque, fans ambiguïté, euquelque langue ou jargon que l’on s’exprime. Clarè,perspicue, loqui. Ainsi l’on dit, pourquoi tant de dé-tours? Parlez François, qu’on vous entende. Ah -voilà parler François, dit-on à un homme qui enfi?parle net, accorde ou refuse nettement ce qu’on H 1demande. Cette expression est du style familier.
$ 3 ' On dit dans le même sens, parler bon François)pour dire franchement & fans ménagement.
ípt Et parler François à quelqu’un, lui parler avec au-torité & d’un ton menaçant. 0
Entendre le François , se dit aulîî en deux sens, 1Entendre la langue, le langage des François. Scire, í7î 'telligere gallicè. Je commence à entendre le ^ ra st"çoïj, mais je ne puis encore le parler. z°. Entends®le François, c’est entendre ce qu’on nous dit. S’d v °Varrive jamais de prendre avec moi ces libertes, 1