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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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litis. La Sirène, 1 a Maligne, &c. font des noms defrégates. Le Terrible, le Foudroyant, &c. font desnoms de gros vaiíleaux.

Frégate est aussi un gros oiseau de couleur grise, queles Voyageurs rencontrent fur mer en rravcríant descôtes de la Guinée au Brésil. Cet oiseau a les jam-bes courtes, les pattes comme une oie, la queuefourchue, 8c ses ailes ont quelquefois sept à huitpieds d’envergeure. íl vole avec beaucoup de vîteíle,(ce qui lui a fait donner le nom de frégate) 8c l'onen voit jusqu’à 300 lieues au large. |CT II s’élèvetrès-haut ; cependant il apperçoit toujours les pois-sons volans ; & dès qu’ils parodient au-delìusdel’eau,l’oiseau s’abailse précipitamment pour les enlever aveele bec ou avec les serres. On rencontre aussi des fré-gates en allant d’Europe aux iles de FAmérique. Lagraille de ces oiseaux , quand ils sont petits, est ex-cellente pour la sidatique, la goutte & les rhuma-tismes. On l’appelle l’huile de frégate. Ces oileadxfont ordinairement noirs ; mais il y en a de gris àtête blanche. P. Plumier. Voye ç LonvilLers dePoiNcy, H'ijl. Nat. des Antilles , L. I > C. XV,art. 1 .

Frégate, f. f Nom d’une espèce d’insccte de mer. Lafrégate n’est pas plus grossie qu’un œuf de poule, &présenté à l’ceil une figure semblable à une barque.La frégate est toujours lur l’eau, & s’y íourient parune espèce de petite voile couleur de pourpre. Elleenvenime la peau de la main de ceux qui la touchent,8c y cause une espèce d’éréíipèle. Il y a toute apparenceque ces insectes font de véritables animaux vivans,mais dont le mouvement vital est très-lent, ìk commeimperceptible. Anonyme, Trév. 174.0 , p. 2224& fuiv.

FRÉGATE, adj. terme de Marine. On dit qu’un vaisseauest frégate , lorsque sa construction, son gabari ap-proche de la frégate. ,

FRÉGATON. s. m. Bâtiment Vénitien coupé à coupecarrée, qui porte un artimon, un maître 8c un beau-pré, 8c qu’on charge jusqu’à dix mille quintaux.

FREIDENTEIN. Nom de 1 a Citadelle de la ville deGotha. Freidensteinum. Voyez Gotha.

FREIN. s. m. Fer qui se met dans la bouche du chevalpour la tenir sujette. C’est la partie du mors qui tra-verse la bouche du cheval. Frenum. Ce mot, au pro-pre , n’est pas st usité que mors, En termes de Ma-nège , on Tappelle aussi embouchure . Ce cheval mâ-che son frein. Pline dit qu’un certain Pélethroniusinventa le frein & la selle des chevaux. Voyez Liv.VII, c. jó. Virgile, Georg. III, v. 11 c, dit quece furent les Lapithes, auxquels il donne l’épithètede Pelethronii , d’une montagne de Thessidie appeléePelethronius , où l’on commença à dompter les che-vaux. Voyerj Turnebe, Adverf L . XXI, c . ç.

Les Médecins 8c Anatomistes appellent aussi freince qui bride & retient une partie. C’est ainsi qu’ilsappellent frein de la langue, le filet qui est au boutdu ligament qui la soutient. Voye^ Filet. Ils nom-ment aussi le frein ou le filet de la verge, un petitligament fort délié attaché fous le gland. À la partieinférieure du clitoris, il y a aussi un petit frein com-me à k verge. Dionis.

Frein se dit aussi d un grand cercle de brin de châ-taignier, avec son ecorce, qui environne le rouetd’un moulin, Sc sert à l’arrêter tout d’un coup, quoi-que le vent donne à plein dans les volans.

En termes de Marine, on appelle freins ou re-freins les houles ou vagues qui frappent rudementcontre les rochers, & qui bondssient bien loin.

#T Frein se dit plus souvent au figure. Sc dans le stylenoble de tout ce qui retient dans le devoir. Une ci-tadelle est un frein qui retient une ville dans l’obéil-fancc. Les loix sont un frein qui retient les hommesdans leur devoir.

Quel frein pourroit d’un peuple arrêt d" la licence ?

Rac.

Seigneur, mettez un frein à ma langue. God.

ERE

Aristote disoit que Calisthènc avoit besoin d’un ai--giiillon pour être excité, & Théophraste d’un//'ri/rpour le retenir. Isocrate diloit 1 a même choie de deuxde ses Disciples, Ephore 8c Théopompe. Il faut quel’Orateur lâche mettre un frein à la langue. S. Evr.Dès que la licence n’a plus de jrein , les sectes somultiplient à l’infini, & l’opiniâtreté est invincible.Fl. Le loin de la réputation est un frein capable deretenir les femmes mêmes qui ont le plus de pen-chant à la galanterie. M. Esp. Il faut donner un freinà l’efprit humain pour le contenir , c’est pourquoion le bridé, & on le garrotte de Religions 8c de loix.Mont. La présomption n’a point de bornes quandelle n’est pas retenue par le frein de la connoillancede loi même. Nie. La retenue d’une femme qui adu mérite est une espèce de frein pour contenirles plus hardies dans le devoir. Bell. Quand on apassé les bornes de la pudeur, on s’abandonne à degrands désordres, pareeque \t frein <yaì nous retenoitest ôté. Id. La crainte de la mort est le premier freinde l’amour-propre. Nie.

Pour être heureux y pour être sage,

II faut savoir donner un frein à ses désirs.

Des-Houl.’

On dit proverbialement, ronger son frein , pourdire, cacher le dépit qu’on a de quelque chose, leressentiment qu’on a d’une injure dont on ne peut levenger. On dit aussi, à vieille mule jrein doré, poursc moquer d’une vieille qui le pare encore pour fairek jeune : on le dit aussi au propre, quand on parebien une mule ou cheval pour mieux le vendre.

FREINDRE. v. a. Rompre, briler. Frangere. Ce verben’est plus en usage; 011 en trouve quelques tempsdans nos vieux Auteurs.

FREISHElM. Bourg oU petite ville du Palatinat en Al-lemagne. Freisheimum. Ce lieu est lur les confins duComté de Linanges * à trois ou quatre lieues deFrankendal ou de Worms , du côté du couchant.Maty.

FREISINGEN. F’bye^.FRisiNGUE.

FREÎSQUE, FRISQUE. vieux adj. m. & f. Gai, vif,'enjoué. L&tus , jucundus.

FREISTAT. Freijladi'um. Petite ville ou bourg de kPrusse Ducále, située dans la Pomérelie, à lix lienesde la ville de Marienwerder & de 1 celle de Graudents,du côté du levant. Il y a un autre lieu de même nomdans le quartier de Muhl cn Autriche, à la sourcede la rivière de Waldayst, & à six lieues de la villede Mathausen , du côté du nord. Maty.

FRÉJUS. Nom d’une ancienne ville des Gaules. Fo-rum Julii , Forojulium, Forojuliajis Civitas. Elleest en France, lur la côte de Provence, où elle aun petit port à l’embouchure de la rivière d’ArgenS,dont elle est éloignée d’une lieue, de lept de la villed’Antibe 8c de quatorze de celle de Toulon. On vossen cette ville , qui a un Evêché suffragant d’Aix, unamphithéâtre presqu’entier, un aqueduc de six lieueSde longueur , qui y conduit des eaux de la rivièrede Ciagne, & plusieurs autres marques de Ion an-cienneté. Maty. Voyey fur Fréjus 8c le Diocèse deF ré j us , Bouche, Hisi. de Provence, T. I, p. 24^&’/uiv. L’Eglise de Fréjus ayant élu tout d’une voi<pour Ion Evêque Accepte, les Pères du Concile d cValence tenu en 374, ne crurent pas devoir violes kCanon qn’ils venoient d’établir, & en écrivirentune lettre à l’Eglise de Fréjus. C’est la première oc-casion où l’FIstoire de l’Egliíe parle de Fréjus. On c 1peut tirer, avec beaucoup de probabilité, qu’el‘ cavoit déja eu des Evêques avant sélection d'Accepte tmais on ne les connoît peint. Tillem. Hij't. Ecclej•T. VIII, p. SS3‘ Long. 28 d. 27 m. la t. 44 d. i.f st 1 '

FRELAMPE. f. s. Nom d’une espèce de menue monitosqui valoir douze ou quinze deniers , 8c qui étoit d ° ldinaire entre les mains des pauvres gens, que le P clí ^pie appelle Frelampiers. C’est le peuple q u*pelle cétte monnoie frelatnpe. AS, ou AS cutn q uadrante.

FRELAMPIF-P*