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culièrement de ceux qui ne t o nt pas Prêtres ; car onhonore ordinairement les Prêtres du nom de Peres ,au lieu qu’on nomme les autres simplement Freres.Frère lai , ou Laïque, ou Frère Convers , est un Re-ligieux quine parvient point aux Ordres, & íertlesautres. On sappelle ainsi par opposition à Frère duChœur. Cet Ordre de Frères lais fut établi pour va-quer aux ouvrages pénibles & manuels : ce font, aproprement parler, les valets de la maison, Sc onne prend d ordinaire pour ce dernier emploi des Mo-nastères que des gens de métier , qui cherchent à ícconsacrer au lervice de Dieu Si. à se retirer du mon-de. Auífi dans quelques Ordres on íe contente deles engager par un contrat civil, & de les obligerpour toute leur vie. En d’autrcs on leur fait faire ouquatre années de probation, comme chez les Jaco-bins, ou sept, comme chez les Feuillans, &c. LesCapucins ne les admettent qu’à l’âge de dix-neufans. Les Jésuites les nomment frères coadjuteurs,temporels, ou simplement coadjuteurs. Dans les Or-dres anciens de Religieux, comme chez les Bénédic-tins, les Frères laïcs s’appellent Jrères convers , ouConvers : dans des Ordres plus recens, comme chezles Religieux Pénitens du Tiers-Ordre de S. Françoison les nomme frères servans Sc frères au chapeau.Frère donné. C’est chez les Chartreux un jeune hom-me couvert de drap Minime, Sc portant un cha-peau, dont semploi est de servir dans la maison. C’estce que quelques Religieux appellent frère oblat, ousimplement un donné.
Frère, se dit encore de certains Ordres Religieux. LesReligieux de Saint Dominique se font appeler les Frè-res Prêcheurs ; ceux de Saint François, les Frères Mi-neurs ; on appelle ceux de la Charité les Frères igno-rans. Voyez les articles fui vans.
Dans les Ordres Militaires les Chevaliers s'appel-lent austì Frères quand ils ont fait leurs vœux ; Scdans l’Ordrc de Malte il y a des Frères Servans quifont les Chevaliers du second ordre, qui n’ont pasfait leurs preuves de Noblesse. En Latin on les ap-pelle , Fratres clientes.
Frère Agache, ou a Gâche. Voyt\ ci-après FrèrePie.
Frère de S. Alexis. Les Frères de S. Alexis étoientdans les Pays-Bas, un Ordre ou Société de gens quiavoient foin des moribonds, K qui ensevelissoientles morts. Frater d Sancio Alexio. Alexianus fra-ter , ou focius. Avant que l’hérésie eût fait révolterles Pays-Bas, il y avoir à Utrecht des Frères de S.Alexis.
Frère de l'Avé Maria. Voyc{ Servite.
FrÈre de la Charité. Les Frères de la Charité étoientautrefois des Religieux Hospitaliers fondes vers l’an1297, par Guy de Joinville, Seigneur de Dongiers,aujourd’hui Dongens, au Diocèíe de C hâlons, &mis dans un Hôpital qu’il avoir fondé en 1297, àBourchernmont, fur la rivière de Roignon au mêmeDiocèse. Philippe le Bel leur donna en 1299, sa maison de la rue des Jardins à Paris. Ce font ceux qu’onappeloit les Billettes. Leur Ordre se nomme dans lesanciens titres, l’Ordre de la Charité de Notre-Dame.Le Seigneur de Dongiers leur fit prendre le tiers-rdre.de Saint-François & le Scapulaire, Sc faireles trois vœux ordinaires fans mendier. Voy. le Mar-tyrologe de M. Châtelain au premier de janvier n30 & suiv. '
Frère de la Charité. Aujourd’hui c’est un ReligieuxHospitalier íervant les pauvres malades, tant en cequi concerne le spirituel, que le corporel, Sc vivantdans l’Ordre établi par S. Jean de Dieu. Hofpìtala-rius à Charitate diclus. Les Frères de la Charité. C’estainsi qu’on nomme en France ces Religieux Hospi-taliers dont nous avons rapporté rétablissement aumot Charité. On les nomme Frères , &: non pasPères de la Chanté 3 parce qu’ils font presque touslaïques, ne permettant qu’à un petit nombre d’entreeux d’être promus au Sacerdoce, pour administrerta Sacremens aux malades de leurs Hôpitaux ; cesPtêtres ne peuvent être élus aux dignités de l’Ordre,
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afin que l’hospitalité, qui est le motif principal deleur institution, n’en souffre point. Il n’y a ordinaire-ment qu’un Prêtre dans chaque maison; cependantles autres prétendent n’être , ni Frères convers, niFrères laïques, parce qu’ils ne font point exclus desOrdres Sacrés, Sc qu’ils peuvent y être destinés parleurs Supérieurs. C’est une question de nom. Les Frè-res convers, ou laïques, dans les autres Ordres,peuvent aussi être promus aux Ordres, Sc le fontquelquefois par leurs Supérieurs. Les Sciences Sc lesArts que les Frères de la Chanté cultivent ordinai-rement , font la Botanique , la Chimie, la Pharma-cie, l’Anatomie Sc la Chirurgie, qu’ils pratiquentavec succès. Les Frères de la Charité font appelésen Espagne Frères de VHospitalité , Sc en Italie Faceben Fratelli, ou Bens rat elli , parcequ’autrefois endemandant l’aumône, par une coutume qui venoit deleur S. Fondateur, ils disoient ce mot, qui signifie,faites bien , ou faites du bien, mes frères.
Leur premier établissement fut fait à Grénade,par le Fondateur lui-même. Le second à Madrid eni/yz. Pie V approuva cet Ordre par une Bulle du1 Janvier 1/72. Grégoire XIII, son successeur, leconfirma, Sc lui donna plusieurs privilèges, que Gré-goire XIV confirma en 1591. Sixte V leur permit cn1586, de tenir un Chapitre-Général à Rome, &dedresser des constitutions. Grégoire XIV, par un Brefdu 13 Février 1592, leur défendit d’entrer dans lesOrdres sacrés, & de faire profession íolcmnelle, vou-lant qu’à l’avenir ils ne fissent que vœu de pauvreté
6 d hospitalité, Sc ordonna qu’ils ne seroient plusgouvernés par un Majeur, & qu’ils seroient soumisaux Evêques. En 1596, il les remit dans le droit d’é-lire un Général. En 1609, ils obtinrent de Paul Vla permiilìon de faire promouvoir aux Ordres (acresquelques-uns de leurs Frères , pour administrer lesSacremens, tant à leurs Religieux, qu’aux malades;mais à condition que ces Prêtres ne pourroient exer-cer aucune charge. Le même Pape, par un Bref du
7 Juillet 1611, leur rendit la permiilìon de faire laprofession solemnelle des vœux de Religion, en yajoutant un quatrième, qui est de servir les malades.En 1 6 19, le 1 6 Mars, il les exempta de la JuridicFiondes Evêques. Urbain VIII, en 1638, restreignit cetteexemption aux Hôpitaux où il y aurrir au moins 12Religieux. Ce que Alexandre VII confirma le s No-vembre 1679. Depuis le Bref de Clément VIII del’an 1592, les Frères de la Charité dEtpagne fontséparés des autres, Sc ont leur General à part; ceuxde France, d’Allemagne , de Pologne & d’Italie, enont un autre qui réside à Rome. Les premiers ontdeux Provinces cn Europe, celle d Andalousie Sc cel-
. le de Castille, & quatre dans les Indes, celle du Pé-rou , celle de la nouvelle Espagne, celle de la Terreferme, Sc celle de Philippines.
Les Frères de la Charité furent introduits cn Francelan 1 60 1, par Marie de Medicis, qui leur donna uneMaison au faubourg Saint-Germain, où ils ont bâtiun fort bel hôpital. Henri IV leur accorda des Let-tres-Patentes en 1602, Sc Louis XIII en 1617. Lameme annee Paul V approuva leurs constitutions.Tout ceci est tiré du P. Hélyot. T. Ifs C. 18.Frère de la Charité de S. Hippolyte. Vers l’aniy8s, Bernardin Alvarez, Bourgeois du Mexique,s’associa quelques personnes pieuses pour prendrefoin des malades, fonda un hôpital hors des mursde la ville, & fit des réglemens que Grégoire XIIIapprouva. Ce Pape étant mort avant que le Bref enfût expédié , Sixte V , son successeur, le sir expédier.Le nombre des hôpitaux s’augmcntant, il le formaune Congrégation fous le titre de la Charité de S.Hyppolite, à cause que le premier hôpital fut dédiéà ce Saint, en mémoire de °e quc laulle de Mexi-que tomba entre les mains des Chrétiens le 15 Aoûtfête de ce Saint. En ij' 5 , 4 > par un Bier du 2 e AvrilClément VIII leur accorda tous les privilèges des Frè-res de la Charité de S. Jean de Dieu. 11 s nc fuioientque deux vœux, lun de charité, & l’ autre de pau-vreté, Sc sortoient de la Congrégation quand bon