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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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3 6i G A A

Le G elevant les voyelles E Sc I, se prononce' com-me un j consonne; deíorte qu’onprononce, par exem-ple, gerbe y gibier, comme s’il y avoir jerbe, jibier,excepté quand g est; à la fin d’un mot, comme noussavons marqué ci-dellus. Mais devant les voyellesa, o, u, le G se prononce rudement, comme onprononce le gamma des Grecs, ou le c Sc le k,ga-ge , gorge, augure. Il y a des mots où l’on met une entré 1 c g 5 c l’a > l'o Sc 1 ’u, pour en adoucir laprononciation* Ainsi prononcez, nous mangeâmes,nous mangeons, gageure , comme s’il y avoir, nousmanjâmes, nous manjons, gajure.

Le g devant une n íe joint avec elle dans la mêmesyllabe, pour former une prononciation mouillée,ou liquide, comme en ces mots, digne, signal,agneau, Seigneur. Mais G avec Nne forme pas tou-jours une prononciation mouillée. Il y a quelquesmots où la prononciation est plus dure &: plus seche ,comme Gnomonique, Gnojliques, Progne. Il y a d’au-tres mots où le G devant une n ne íe fait presquepoint sentir. Dans le seul mot de ga-gnz-ge, on a unexemple de chacune des trois prononciations qui lonrpropres du g en François : le premier g, ou le g dela première syllabe, est dur Sc ferme; le second g,ou le g de la seconde syllabe, est mouillé & joint àl’n, Sc le troisième ou le g de la troisième syllabe,se prononce comme \j consonne dans le mot je , ego.

G Dans le Comput Ecclésiastique, est la septième& dernière lettre Dominicale.

G. On se sert de cette lettre pour distinguer lamonnoie qui se fabrique à Poitiers.

G. Cette lettre mise toute seule, signifie u n gros,soit de poids, soit de monnoie.

G. Le r dans les Médecins Grecs, est la marqued’une once.

Le G a signifié 400, suivant ce vers,

G Quadringentos demonflrativa tenebit.

Quand cette lettre étoit chargée d’un titre G, elle

' signifient quarante mille. Les Romains ne se sont ser-vis du G qu’après la première guerre de Carthage :avant ce temps-la ils se servoient du c au-lieu du g.Le C est la troisième lettre de leur alphabet, com-

1 me le g, ou ^ gamma, est la troisième lettre de l’al-phabet Grec; c’est ce qui a souvent fait prendre l’unpour l’autre.

Dans la musique, le Gfert à marquer une des clefs.G-ré-sol.

G A A.

GAAIGNAULE. adj. Terme de Coutumes. Terres gaai-gnaules, font des terres affermées, données par bailà un gaaignère. Agri locati.

GAAIGNtRE. f. m. Terme de Coutumes. Fermier, la-boureur. Colonus. Ce mot éc le précédent íe trou-vent dans Beaumanoir.

t A AS. Montagne dont il est parlé dans Josué XXIV,30. Gaas. Il paroit, par 1 endroit de l’Ecriture quel’on vient de citer, que c’etoit une partie de la mon-tagne d’Ephraïm. Ziégler croit que celle de Gaasétoit proche de Thamna. M. Réland dit la mcrnechose. La raison est que Josué y fut inhumé, & quedu temps d’Eusèbe, le tombeau de Josué se voyoità Thamna.

Gaas, est aussi dans l’Ecriture un torrent, qui tom-boit du mont Gaas, pafFoit à Lidde Sc à A rima t hie,Sc íe déchargeoit dans la Méditerranée. Il en est parléau II des Rois XXIII, 30, Sc au I des Parai. XI. P.Lubin. M. Réland n’en dit rien, sinon que ce n’estpas le mont Gaas, mais un fleuve, ou une vallée.

G AB.

GAB. f. m. Vieux mot François, qui íìgnisioit autre-fois , raillerie, plaisanterie. Jocus. Les Chevaliersde l’Amadis se divertilsoient à dire plusieurs gabs Scjoyeusetés.

GAB

Ce mot vient de l’Allemand gabhercn , qui signifiebadiner, comme dit Ménage après Voisins; d’où estvenu auisi gabatine.

GABA. Ville de la Terre-Sainte. Gaba, Geba. Quel-ques-uns dìícnt, Géba , ou Gébah, selon la pronon-ciation Hébraïque. D’autres distinguent ces deux vil-les. Cest une ville de la Tribu de Benjamin. JosXVIIl, 2 S.

Gaba , étoit auisi une ville située au pied du mont Car-mel , entre Prolémaïde Sc Césarée. Voycr Jóseph ,de Bello ,L. II, c.i ç, L. III, c. 2 ,- M. Réland croitqu’il est probable que c’est celle qui; fut ensuite appe-lée Caïpha Sc Hopha. Le Géographe Etienne l’appelleville de Galilée , Sc ses habitans Gabcriicns. Lé P. Lu-bin prétend que Gaba Sc Gabaa , font la mêmeville.

GABAA, ou GABAE, Sc GABLE, ville de la Terre-Sainte. Gabaà. Quelques-uns diíent Gibea , selon laprononciation Hébraïque ; mais ce n’est pas 1 usagede noS Traducteurs. Gabaa étoit de là Tribu de Ben-jamin , Sc la patrie de Saisi : ce qui fait qu’on lanomme Gabaa de Benjamin, I des Rois XIII, 3 ; ScGabaa dé Saisi , I des'Rois, XI , 4. Elle n’étoit paséloignée de Rama. Jug. XIX , 13. Le P. Lubin la con-fond avec Gaba Sc Géba. Réland l’en distingue. Jo-sephe dit qu’elle étoit à 30 stades de Jérusalem. Onl’appelle auisi Gabaad Sc Gebeeth. P. Lubin.

Gabaa , ville de la tribu de Juda. Au temps de S. Jé-rôme ce n’étoit plus qu’un petit village situé à 10-rient de Daroma. Id. Réland dit que c’est la mêmechoie qíic Gabaath.

La Gabaa du II Liv. des Rois, VI, 3 , 4, est lamême chose que la place de Nachon. Id.

Gabaa, en Hébreu, signifie une colline ; ainsi 011 nedoit pas être surpris de voir dans un pays de mon-tagnes, comme la Judée, un si grand nombre delieux nommés Gabaah, Gabaon, Çabbata, Gabba -thon, Gabbat, Galé, Sc c.

GABAATH. Ville de la Terre-Sainte. Gabaath, Ga-baatha. Elle étoit de la tribu de Benjamin. Jysué,XVIII, 28. Le Prophète Isaïe, X, 25), l’appcllent Ga-baath de Saill.

GABACU. Lac de la Turcomanie en Asie. GabacuusLacus, anciennement Thofpites Lacus. Il doit êtreaux confins du Diarbeck, le long du Tigre. Maty.

GABAE. Voytq Gabaa. C’est la même chose.

GABALE, s. m. Nom d’un faux Dieu. Gabalus. Voy.Elagabale. On l’appeloit auisi Gen&us, à ce quecroit Tristan, T. LI, p. i 6 j, & il ne doute pointque ce Dieu ne fut adoré à Emèse & à Héliopolisfous la figure d’un Lion à tête rayonnée , tel qu’onle volt íur plusieurs médailles de Caracalle que cetAuteur explique, T. IL, p. iÓ4&fúiv.

GABALE, ou GABALIEN, ENNE. Nom d’ancie» speuples de la Gaule. Gabalus, Gabalis. Ils avoientles Arvennes au nord, les Vélauniens &lcs Elvicn sau couchant, les Volfques Arécomicicns au sud,les Ruténiens au couchant. Leur ville capitale pot-toit le nom d 'Anderitum, Sc celui de Gabali,leur pays est celui qu’on appelle maintenant le Gc~vaudan. Maty. Les Gabales avoient des mines d’ar-gent. Sidonius Apolinaris, Carm. XXIV, dit que I epays des Gabales étoit sujet à être couvert de neig cS>

Tum terram Gabalum fatis nivosam.

Aujourd’hui la ville principale de ce paysMende. Il ne faut se servir du mot de Gabale , ° aGabalien, qu’en parlant de l’Ántiquité. Quand il S ’ a 'git de nos temps, il faut dire Gévaudan. Voyez cCmot, Sc Adrien de Valois, No(. Gall.

GABAN. í. m. Manteau de feutre à long poilporte contre la pluie. Chlatnis, subcoacla, penula^impilibus. On fait à Mequinez au Royaume de FÇ'des Albornoscs, qui font les Cabans de Turqu ie ’que l’on nomme Miquinèses, qui ont pour marq l june croix rouge Sc jaune, Sc íont les meilleurstout le pays. J lift. des Chérifs, C. 66 . <

GABAON. Ville cíe la Terre-Sainte. Gabaon. Avant