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conquête des Israélites, Gabaon étoit la ville capi-tale ou Royale des Hévécns. Jof X, 2 . Elle fut don-née ensuite à la Tribu de Benjamin. Jof XVIII ,
2f. Ce fut une ville Lévitique 6c de refuge. JofXXI, 17 ■ Elle est auffî appelée Geba. Comparez les2 L. des Rois, V, 25, avec leI des Paralipom. XIV,
16. Il est fait mention de la vallée de Gabaon. Jof.XXVIII, 21, & dans Jérémie XLI, 12, d’un grandamas d’eau près de Gabaon. Joseph, Antiq. L. Vil ,
C. 10 , la place à 40 stades de Jérusalem. Selon S.Jerôme, Gabaon étoitprès de Rama, à quatre millede Béthel.
GABAON. Ancienne ville du pays de Chanaan en Sy-rie. Gabaa, Gabaon. Elle étoit située íur une col-line, à trois lieues de Jérusalem, vers le nord-ouest.Ce rie st plus aujourd’hui qriun village qui porte lenom de Garaandavid. Cette ville est célébré dansl’Histoire-Sainte, par la rufe des Gabaonistes fes ha-bitans, pour obtenir de Jofué la paix, & ie coníer-ver; & par une grande victoire que Jofué remportaprès de-là fur plusieurs Rois confédérés du pays deChanaan, dans laquelle Dieu combattit pour lui,en accablant fes ennemis par des pierres de grêledune grosseur extraordinaire, & par le prodige inouiqui arrêta le cours du ioleil pour lui donner le tempsd’achever de les détruite. '
GABAONlTE. f. m. & f. Qui est de Gabaon. Habitantde Gabaon. Gabaonita, Gabaonites. Lorsque Jofuéentra dans la terre de Chanaan, les Gabaonites crai-gnant d être chaífés de leurs villes, ou détruits com-me les autres peuples Chananéens, envoyèrent à Jo-fué des Ambassadeurs en équipage de gens qui ve-noient d’un pays fort éloigtié, pour faire allianceavec lui. Jofué qui ne crut point qriils fussent dupays de Chanaan, leur accorda l’alliance qriils de-mandoient, & tous les principaux Chefs des Israé-lites la leur jurèrent, fans coni ulter Dieu auparavant.Trois jours après, Jofué continuant fa route 6c fesconquêtes, arriva à leurs villes, qui éooient Gabaon,Caphira, Béroth & Kariathiarim, & reconnut qu’ilsétoient Chananéens. Il ne voulut pas néanmoins lesdétruire à cause du ferment qu’on leur avoir fait;mais il les condamna à servir 6c à couper le bois,& porter l’eau nécessaire au tabernacle 6c au minis-tère des autels. Vcye% Jofué X, XI. Les Gabaoni-tes étoient Hévéens, comme il paroît par le texteHébreu, 6c Jofué, IX, 7.
'GABARA, ou GABARE. Gabara, orum, ph Gabarectoit une ville de Galilée, 6c Lune des principalesde cette Province. Joíephc, dans fvvie. Gabare étoiteloignee de 40 stades de Jotapata. Joseph au mêmelivre. Voyez Hadr. Relandi Palejíina. On la met dansa ^"02 âe Zabulon, où quelques-uns, après S. Jé-. rôme, trouvent encore un bourg de même nom versles confins de Diocélarée. M. Réland remarque qu’ilest appelé Gabaroth 6c Gabara , par Joíephe, dans favie, d’où il conjecture que c’est la même chose quela ville de Gabare dont nous avons parlé d’abord.GABARDAN, ou GAVARDAN. Territoire de Gabaret. Gabarctanus ager. Le Gabardan est dans le Con-domois, contrée de Gaícogne, entre Eufe & Bazas.
r'inarsit a-g" 1 nom Cabaret, fa capitale.GABARD AN , ou GAVARDAN, ANE. f. m. & f. Nomdes habitans de Cabaret & du Gabardan. Gabarcta-nus, a. Voyez de Valois, Not. Gall. p. 0 ,GABARE. f. m. Eípèce de nacelle, ou bateau plat enusage sur les cotes & les rivières de Guienne Ons’en sert auíìi fur'la rivière de Loire au-dessous deNantes pour transporter les cargaisons des vaisseauxqui ne fauroient monter la rivière faute de pro-fondeur. Navicula , cymba. Elle sert particulièrementà lester ou délester les navires, & à la cargaison desvaisseaux. Ce bateau est plat & large, & va à voiles& à rames. 11 y a auflì des gabares qui fervent enflollande à transporter les boues des canaux.v' 3 * On appelle aussi du même nom certains bâtimensa »crés dans les ports ou dans les grandes rivièresPour la visite des vaisseaux qui entrent ou qui for-
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ter.t, & pour la perception des droits d’entrée & désortie. Acad. Fr.
0 CT La gabare est encore une espèce de filadière otide bâtiment de Pêcheur. C’est encore une espèce dehlet qui ne distère de la Seine que par la grandeur.
Ménage le dérive du Latin carabus , ou dú Grecxagagiw; Borel du Grec x.x,u.dç-. Etienne Guichard,cité par du Cange, dit qu’il vient du mot Hébreurnux dont plusieurs en effet prononcent la premièrelettre commes. Ce mot signifie un ponton, un bac,un bateau à passer une rivière.' M. de Laurière dit,que de carabus on afaft garrabot, 6c ensuite gabare6c gabarier.
CABARET, ouGAVARET, Gabaretum. Ville de Fran-ce, du Condomois en Gascogne, aux confins de l’Ar-magnac, furlaGelife, entre Condom 6c Roquehortde Marsan, à l’occident de la première & à l’orientde la seconde, capitale d’une petite contrée qu’onnomme le Gabardan. Cabaret a eu fes Comtes par-ticuliers, comme il paroît par une lettre de Geofroy,Archevêque de Bourdeaux à l’Abbé Suger. Long. 17d. 3 6 m. lat. 43 d. s p m*
GABARIER. f. m. Portefaix qui sert à charger & à dé-charger les navires, ou celui qui conduit les gabares.C’est aussi le conducteur d’une gabare,
Dê/ GABARIT, ou GABARI, f. m. Terme de Marine.C’est proprement le modèle de construction fur le-quel les Charpentiers travaillent, en donnant auxpièces de bois qui doivent entrer dans la composi-tion d’un vaisseau, la même forme, les mêmes can-tons & les mêmes proportions en grand, que cespièces ont en petit dans le modèle. Modulus, men-sura. On le nomme autrement ferse , calibre, eu mo-delée. Gabarit signifie aussi la figure d’un vaisseau,la forme que lui donne sa construction. On dit qu’unvaisseau est de bon gabarit, quand il est bien coupé,6c que la construction en est bonne. Le premier ga-barit est la varangue qui se mer fous le maître bau,6c qui y répond. Le second 6c troisième font la se-conde & troisième varangue, tant du côté de Lavant,que de l’arriere. Gabarit de gouvernail, faire lcs^a-barits d’un vaisseau.
GABAROTE. I. f. Petite gabare.
Gabaroth. voye ^ gabara.
GABATHA. Bourg de la Terre-Sainte, à douze millesd’Eleuthéropolis. Gabatha. Le sépulcre du ProphèteAbacuc étoit entre Gabatha 6c Kela. Voyeq Relan-di Palestina.
GABATHON. Ville de la Terre-Sainte. Gabatkon.C’étoit une ville des Danites, ou de la Tribu de Dan.Jof. XIX, 44. Elle fur assignée aux Lévites. Jof. XXI,23. Elle fut prise par les Philistins. On ne fait pas àquelle occasion, ni en quel temps; mais elle est appe-lée ville des Philistins; 6c fous le règne de Nadab 6cd’Ela, Rois d’ifraël, elle étoit en leur pouvoir, 3 L.des Rois , XV, 27 _> XVI, 14 , 1 7* Joseph la nom-me Gabatho , & les Hébraïsans Gibbethon, sui-vant la prononciation du texte Hébreu. On dit aussiGebbethon.
GABATINE. s. f. Promeste ambiguë, 6c faite en fe mo-quant, qu’on ne veut pas tenir; tromperie. Dolus,phalerata verba. Il est en usage en cette phrase pro-verbiale. Donner de la gabatine. Il vient du Latingabbatina , 6c semble avoir été introduit dans notreLangue par Sarrasin ; qiloi qu’il en soit, il ne fe ditqu’en plaisantant,
II eft vrai, notre nationDcmne souvent la gabatine;
Mais je donnerai cautionDe ne point tromper Socratìne. ar,
Galans fiés es , donneurs de gabatine,
J’ai beau prêcher qu’on risque a vous ouïr.
r Mad. Des-H.
Par quoi privé du don de gabatine,
Son gagne-pain, Vespoir de fa cuisine. R,
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