Band 
Tome quatrieme. [F - JAM.]
Seite
370
JPEG-Download
 

37° GAG

brûles en cet endroit, & que c’est pour cela qu’cnlui donna le nom de Caieta , du verbe Grec x.cu'u ,brûler.

Diodore de Sicile dit, L. qu’elle a pris sonnom de Aeta , Roi de la Colchide. Strabon, L. V 3dit qu’il lui vient de l’anse que fait son petit gol-fe , ou son port ; que les Lacédémoniens appeloientKaia , ce que les autres Grecs appeloient Ko<A<t.

Plusieurs de nos Cartes écrivent Gaeta , qui est lemot Italien. M. Corneille dit Ga'éte. Santon, dansfa Carre -de la Méditerranée dit Gaeta 8c golfe deGaète. Berthelot dans fa Carte Marine dit Gaeta. Mi-chelot 8c Thérin dans la leur disent Gaïete. Ce der-nier n’est pas le moins ordinaire. En parlant de l’Anti-quité il faut dire Caïete. Du reste, royef Ga'ete.

G A F.

•

GAFFE. f. f. Terme de Mer, espèce de croc de fer àdeux branches , dont l’une est droite , 8c l’autrecourbe, 8c est emmanchée d une perche de dix àdouze pieds de long. Contus ferro armatus. Ons’en sert pour éloigner, ou pour approcher la cha-loupe.

Gaffe, dans le commerce de Morue. C’est la plusgrande de toutes les sortes de morues vertes, &qui tient le premier rang dans le triage qui se faiten Normandie des différentes espèces 8c qualités demorues.

GAFFER, v. a. C’est accrocher quelque chose avec lagaffe. Conto arripere.

GAFFÉ, ÉE. part.

GAFFES, en termes de Marine, font des instrumenspour pêcher, §CT des espèces de paniers d’oliers, oude verveux dont on se sert, particulièrement surquelques côtes de l’Océan.

GAG.

GAGATE, f. f. Pierre noire 8c dure , quoique bitumi-neuíe , ce qui se remarque en la brûlant. Elle est ap-pelée Jay , Jais ou Jayet. Voyef ces mots dans leDictionnaire.

GAGE. f. m. Nantissement, ce qu’on met entre lesmains pour la íure'té de quelque dette. Pignus. Il luia donné son lit en gage. Si le gage périt, celui quil’a reçu , n’est point tenu du cas fortuit : il ne répondque du dol , ou d’unc extrême négligence. Le créan-cier ne peut retenir ^ gage ; il le faut vendre. Onle dit aussi quelquefois des héritages. Je ne veuxpas laitier vendre cette terre fans m’y opposer ; c’estnion gage. §3* Mais le gage ;proprcmcntdit, qui estla merne chose que le nantillëment est le meuble quiest donné pour fureté de la dette au créancier jui-qu'au parfait paiement : 8c on appelle hypothèque,la convention par laquelle on engage & oblige à ladette un immeuble ; ensorte que quoiqu’on ditevulgairement de l’hypothèque comme du simplegage : ceci est mot) gage ; cependant donner engages’entend des choses mobiliaires , 8c hypothéquer deschoses immobiliaires.

IP’Gage 8c hypothèque différent donc principalementen ce que le gage ne se forme que par la traditiond’unc chose mobiliaire ; 8c Yhypothèque se constituesans tradition fur un immeuble , qui devient obligé8c hypothéqué au créancier pour la íureté de fadette , demeure cependant en la possession du

débiteur. A

âCF Quand on dit absolument preter fur , on en-tend prêter à usure, en prenant en nantissement del’argenterie , des bijoux , ou autres effets mobi-

li y a de petits jeux où Ion donne des gages.Jouer au gage touché. Qu’ordonnez-vous au gage

touché ? ,

Il se dit quelquefois d’une simple perte qu on aurafaite. J’eus peine à me tirer de cette foule ; monmanteau , mon chapeau y demeura pour les gages.$3*Qn dit figurément 8c familièrement de ceux qui í

GAG

ont été pris ou tués dans un combat, d’où les a ti-tres te font sauvés, qu’jls font demeurés pour lesgages.

Ce mot vient de radium , 8c de radiare , Latin,Ménage. On a dit dans la baffe Latinité wadium ,guadius , & guadia , & inradiare , pour dire , en-gager; 8c dijvadiare , pour dire , dégager. Guicharttrouve dans la langue Hébraïque la racine de ce niot,comme celle de presque tous les autres, veutdire travailler, & yty travail 8c salaire , bien, ré-compense de travail. A la vérité signifie travail,fatigue, lassitude, défaillance ; mais non pas salaire,récompense du travail.

Gage , se dit aussi au figuré de toute sorte d’assuranee,de quelque nature que soient les choses que l'ondonne pour en servir, pour en tenir lieu. Ce Princea donné une telle place au Roi pour gage de la fi-délité. Un Général qui se marie , baille des gages àla Fortune , & ne hasarde plus tant. Pal.

Gage , se dit encore pour, raison de croire on d es-pérer quelque chose, pronostic, signe. Signum yargumentum. Avoir des gages fûts de la victoire.

On le dit des témoignages ou assurances d ami-tié. Indicium , pignus , argumentum , monimentum.Il faut qu un testateur laisse quel ;ues présens à sesamis pour gages de son amitié. enfant qu il a eu decette femme est un gage de ion amour.

Ce fils, malfeule joie , & Vimage d’Ihclorj

Ce fils , que de fa flamme il me laissa pour gage?

Racine.

je te laijje mon jiis pour gage ae ma foi ;

- S’il me perd , je prétends qu il me retroure en toi •

Id.

Gage , se dit aussi du défi qu’on faisoit autrefois pourun combat. Il y a une Ordonnance de Philippe leBel touchant les gages de batailles ou combats : c’é-toit un gage que ì’accusateur, ou l’assaillant jettoit à. terre, 8c que l’autre relevoit pour accepter le défi,comme un gant, ou un gantelet, ou un chaperon,&c. Voyez DueI. C’est ce que fait encore le Gasterd’Angleterre, à l’avénement de chaque Roi à la Cou-ronne.

On appelle en termes de Coutumes, prendre gage;lorsqu’on prend le chapeau, ou quelques pièces del’habit de celui qu’on trouve qui fait dommage enl’héritage d’autrui, afin de l’accuser & d c le convain-cre en Justice.

Autrefois le mot de gage signifioit saisie.

Gage-Pleige ou gage-plege , comme on le trouve écritdans les anciens livres imprimés & manuscrits. Ter-me de Coutumes. Assemblée de tous 1^ vassaux re-levant d’u n même fief pour élire un Prévôt, 8c re-connoîrre les rentes dont ils font redevables. LeSeigneur féodal outre ses pieds ordinaires , peut te-nir en son fief, un gage-pleige par chacun an. Art-r d f de la Coutume de Normandie. Voyez Basiiage,sur cet article de la Coutume de Normandie.

Le mot de gage-pleige est composé de deux mots,dont le dernier signifie caution , garant ; on a joint8c uni ces deux mots pour désigner celui qui s’obligÇà payer des redevances à un Seigneur, si le vassal cfliles doit n’est pas refféant fur le fief pour lequel il l cSdoit.

Gage-Pleige , est aussi en Normandie l’obligationcontracte quelqu’un pour le vaílal qui n’est pas tesséant sur son fief, de payer pour lui rentes & rede-vances dues pour l’année suivante , à raison de (° fí .fief. Il doit donner pleige, c’est-à-dire caution , fl 0 *demeure sur le fief, 8c qui s’oblige de le payer. >

Clameur de gage-pleige. Terme de Coutumes.une action propriétaire 8c poff'essoire tout entenssi-'quand aucun se doute qu’un autre fasse entreprissesaisine poffeffoire, ou droiture à lui apparre»an lC 'Ragueau. .

Gage-pleige de duel, est aussi un terme de C° u , ^mes. Ceux qui se battoient en duel, donnossnt