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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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séculier, un Doyen, douze Chanoines, quatre Heb-domadiers, dix Prébendes, deux Clercs, un Chantre& quatre enfans de Chœur. Gallia Christ. Nouvelleédit. T. I, p. j 2 .

GAILLARD, ARDE. adj, qui fe prend quelquefois subs-tantivement. Hilaris y facetus. On ne fair jamais sen-tir le d final, pas même devant une voyelle. £CT Cestun gaillar adroit, Sc non pas un gaillart- adroit. Sui-vant du Cange, ce mot vient de Goliardus qui, dansla basse Latinité, s’est dit pour bouffon. En effet,dans son acception ordinaire, il présente l’idée debouffonnerie & de liberté dans le propos, jointe àcelle de gaieté. On dit d’un homme qui tient despropos un peu libres, qu’il est gaillard y que c’estungaillard. On dit de même d’un homme entre deuxvins, qu’il est gaillard, un peu gaillard. Une fe^nmegaillarde est une femme trop libre, peu fcrupulcuíe.

On le dit de même des choses un peu licencieu-ses, libres. Une chaníon gaillarde, un conte gail-lard. Turpiculus , audax.

|fT L’homme gaillard est toujours gai, mais on peutêtre gai fans être gaillard.

%£T Au reste, ce terme ne peut guère être employé quedans le discours familier.

fjCF On se sert quelquefois de ce terme dans le dis-cours familier ; pour désigner un homme sain & dé-libéré. Un jeune homme gaillard Sc dispos. Frais Scgaillard. Vegetus , firmus.

Uá* En termes de Jardinage, on le dit méthaphorique-ment des plantes bien vives, qui se portent bien.Greffez une branche sur un pied bien vif & biensain, il en viendra un arbre vert gaillard. La QurNT.Vivax , vegetus.

(£T On appelle vent gaillard, un vent un peu froid.

jpCP Gaillard sc dit austì des choses hardies, péril-leuses, nouvelles, extraordinaires. Il a attaqué luiseul six hommes l’épée à la main, cela est gaillard.Le coup est gaillard. Acad. Fr.

fiZs Enfin, l’on dit d’un homme que c’est un gaillard,cautus, afìutus, pour dire un homme capable desurprendre Sc de tromper les autres, dont il faut sedélier.

fJCT Dans toutes ces acceptions, il est du discours fa-milier. _ ê

Borcl observe que tous les mots terminés en ard,font composés du Gaulois ard, qui íìgnisioit natu-rel. Ainsi gaillard veut dire naturel gai. On peut dire lamême chose de babillard, couard,pillard, paillard,Scc. Du Cange dérive ce mot de goliardus, qii’on adit dans la baise Latinité, pour signifier un bouffon,un jongleur. Voyez ci-apres Goliard, 8 caliger le faitvenir à Gallica audacia. Voísius à Gallico ardore,d’autres de vahdtis Sc de validior .Guichard de l’í lebreuSia, fe réjouir, d’où l’on a fait, dit-il, y*x«gcVen Grec,dé gaillard en François, Sc l’Auteur du jardin desracines Grecques d’-i^aXAi-ÔM,, je tressaille de joie,je me réjouis.

En termes de Marine, le gaillard est le châteauou élévation qui est au-deííùs du dernier pont. Il ya !e gaillard d’avant Sc le gaillard d’arrière , fur lapoupe. On le dit auíïi du vent. Nous naviguâmes parun vent frais &C gaillard.

Gaillard. Château-Gaillard. Guallardum, Guaillar-dum Castrum , Rupes Guaillarda. C'étoit autrefoisun fort château, aujourd’hui ce n’est qu’u n villageproche des Andeli en Normandie. Philippe Augustene put prendre Château-Gaillard qu’après plus decinq mois de siège. V oyep Rigord à lan izi i , ScGuillaume le Breton dans fa Philippide, L. VII, ScDe Geflis Philips 1 Augustu

GAILLARDE, f. f. Terme de Musique Sc de Danse.Espèce de danse ancienne qu on dansoit tantôt terreà terre, & tantôt en cabriolant* tantôt allant lc longde la salle, & tantôt à travers. On l’appcloit auílìRomanesque, à cause qu’elle venoit de Rome, Thoi-not Arbeau dans son Orchesographie, dit que c’e-toit une danse composée de cinq pas, & de cinq as-siettes de pieds que faisoient les dament s 1 un de-vant l’autre avec plusieurs paliages, dont il donne

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la tablature, qui est de six minimes blanches, & dedeux meíures ternaires. Elle est hors d’usage. On n’cna coníervé qu’un pas.

Pas de gaillarde. Pas de danse ainsi appelé, parce-que ce pas fe répète souvent dans la gaillarde. Lepas de gaillarde est composé d’un assemblé, d’un pasmarché Sc d’un pas tombé. Il fe fait en avant Sc decôté.

Gaillarde, f. f. Terme d’Imprimerie. Caractère quiest entre le petit Romain Sc le petit Texte. C’estundes corps de caractères qu’on appelle interrompus,& qui n’ont pas de proportion avec les autres. Pourles distinguer, le Fondeur met ce qu’on nomme lecran au-dessus, au-licu qu’aux corps réguliers, ils lemettent dellcu".

GAILLARDE. L’Abbaye Gaillarde. Voyez Bristol,le petit Bristol.

GAILLARDELETTES, ou GALANS. Terme de Ma-rine. Pavillons arborés íur la misaine Sc íur l’arti-mon. Ce terme est peu usité.

GAILLARDEMENT, adv. Joyeusement, d’une manièregaillarde. L<ttè, hilariter , fefihè , f aceté, alacriter.ifiF Vivre gaillardement. Quelquefois, légèrement,hardiment, témérairement. U a fait cela un peu gail-lardement. Il lui a répondu gaillardement-, c’est-a-dire, cavalièrement, brusquement.

GAILLARDET. s. m. Terme de marine, qui se dit dupavillon échancré qui est arboré íur le mât de misai-ne. On lc dit aussi des pavillons qui fe mettent auxmâts des galères.

GAILLARDISE, f. f. Propos ou action où il y a quel-que chose d’un peu hardi, d’un peu libre, d’un yeugaillard. Hilaritas. Ce n’est que gaillardise. Mot. sin’a pas dit cela pour vous offenser, mais par simpl egaillardise. Il n’a guère d’usage que dans ces phrales-

GAILLE-FONTAINE. Goijleni, o\xGosleni sons. Celieu est en Normandie, dans le diocèse de Rouen,à une lieue de Forges , & à trois ou quatre de Neuf'Châtel en Brai, vers les confins du Beauvailî$, danslequel quelques-uns renferment. Quelques-uns lenomment Gallionis sons-, mais mal. Voycq la Des-cription Géogr. & Hst. de la Haute-Ncrm. T. /, f*7 / 7 *

GAILLON. Bourg de France, situé dans la Normandie*íur la Seine , à sept lieues au-dessus de Rouen. Gaislio. L’Archevêque de Rouen a un magnifique Ch»'te a u à Gaillon, Sc les Chartreux y ont un Monastèreà une petite dcmi-lieue. C’est le Cardinal Georgesd’Amboise, Archevêque de Rouen, Sc Ministre d’E'tat sous Louis XII, qui a fait bâtir le château de Ga'd'Ion Sc son avant-cour. Le Cardinal de Bourbon en»fút bâtir la galerie. On trouve un Châtelain de Gafi'Ion sous Philippe Auguste. Gaillon semble à de Va-lois être le nom de celui qui a le premier bâti ce châ-teau ; car chez les Romains, dit-il, Gallio est 1111nom propre. Cependant Rigord, à lan ciOcxcV*l’appelle Castrum Gaallonii, Sc Guillaume le Breton >au cinquième Liv. de fa Philippide, Gaillo. Il lc ap-point comme un fort château pose sur une hautesescarpée. Le Cartulaire de Fécamp l’appelle Gai*'lum. De Valois , Not. Gall.p. 220 . Long. 19 d. l at *

49 d. 18 m.

IjCFGAlN.s. m. Terme qui renferme l’idée d’accroiu e 'ment, d’avantage que l’on tire de son commerce,' 1son industrie, de Ion jeu. C’est l’oppoíé de p e ' te 'Le gain, dit M. l’Abbé Girard, semble être c l ue ^j llchoie de très-casuel, qui suppose des risques Schaíard. Voilà pourquoi ce mot est d’un grand ul ‘-pour les joueurs Sc pour les commerçans. . t

IfT Le profit est plus íur, Sc paroîr venir d’un u0habituel, soit du fonds, soit d’industrie. Lucf e a ,rapport particulier à la paillon de l’intérêt.ment se dit de la finance réglée des appoin^"'

Sc des autres revenans-bons, en parlant des .x Qn -Bénéfice fe dit pour les Banquiers, les Coin 011naires, Voyez ces mots Lucrum , emolurtti 1 .jIl y a des gains honnêtes Sc légitimes, com* ^y en a de sordides Sc d’infâmes. Le gain du ) cdonne point d’action en Justice. On peut h»