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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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HOS

ques aux lettres qn > & dans fa Synagogue Juive, c.XXL

HOSANNA . s. m. Terme de Bréviaire. C’est le nomque l’on donne au Dimanche qui précède celui dePâques, & qu’on appelle autrement le Dimanche desRameaux. On l'appelle le Dimanche Hosanna , à causequ’il est ainsi marqué dans les Almanachs, & que 1 onchante Hosanna dans l’Office de ce jour.

HOSCHE. f. f. Ce mot, dans quelques Coutumes, si-gnifie une terre de peu d étendue qui est autour d unemaison, & sert à ses commodités. Oscha dans lestitres.

Ce mot, selon Coquille, vient d Osca , qui sc trou-ve dans Columclle.

HOSI. Ville de la Chine, qui est de la dependance decelle de Lingan, troisième capitale de la Province deJunnan. Voye ? l’ Ambass des Holl. c. p 2.

HOSIES de Delphes, f. m. pi. Terme de Mythologie.

C etoient des Ministres d’Apollon , au nombre decinq , dont l’office étoit d’être auprès des Devins «Scde la Pythienne , «Sc de lacrisier avec eux. Cet officeétoit à vie. On en faisoit remonter l’institution àDeucalion. La victime qu’on immoloit à leur initia-tion s’appeloit Hosoter. trie «, signifie Saints.HOSPICE, f. m. Petit Couvent que des Religieux bâ-tissent en une ville pour y recevoir les étrangers dumême Ordre, qui auront besoin d’y venir séjournerquelque temps. Hospitium. Cette maison n’est pasune ancienne fondation, ce n’est qu’un hospice bâtidepuis peu. La plupart des hospices deviennent enpeu d’années de grands Couvents fixes 8c bien rentés.Quelquefois hospice signifie la partie d’un Monastère,d’un Couvent, où est le logement destiné à recevoirles hôtes.

Hospice , se dit austì d’une maison bâtie dans unegrande ville , pour y retirer pendant la guerre , &dans des temps fâcheux, les Religieux & les Re-ligieuses des Convens bâtis dans la campagne.U hospice de Lille , V hospice d’Anchin à Tournai.En quelques endroits on les nomme austì Refuge. Re-fugium.

HOSPICE. C’est austì le nom d’un Saint Reclus, quivivoit dans le VI e siècle, dans la Province d’Arles,près de Nice. Hospitius. Voyez Sospis.

HOSPITAE. Voyeï Hôpital.

HOSPITALIER , IÈRE. adj. & subst. Hospitalis.Qui loge , qui nourrit, qui soulage les pauvres ,les pastans.

Les malades d'alors étant tels que les nôtres ,Donnoient de V exercice au pauvre Hospitalier,Chagrins , impatiens , «Sec, De la Font.

Le Père Hospitalier, dans quelques convens d’hom-mes, est le Religieux préposé à recevoir les hôtes 8cles étrangers qui viennent pour visiter , ou pour af-faire. Otiandi aut negotiandi causa.

Ce mot se dit proprement de certains ReligieuxHospitaliers. Ils suivent la règle de S. Augustin, parceque tous les hôpitaux croient gouvernés par desClercs.

Il y a austì des Hospitaliers qui font des Chevaliers des Ordres militaires : comme les Chevaliersde Saint Lazare , & de Saint Jean de Jérusalem,qui ont été institués comme Religieux Hospitaliers.Hojpitalarii. Voyez fur leur origine Guillaume deTyr. On les nomme tout court Hospitaliers. Onporta des plaintes au Pape contre Jean de Brien-nss, Roi de Jérusalem , & contre les Templiers8c les Hospitaliers , que l’on accusoit de tourner àleur profit les grandes sommes que l’on envoyoitd’Europe pour les frais de la Croisade. Voye% au motJean.

La plupart des Religieux Hospitaliers prétendentque Sainte Marthe est leur fondatrice ; c’est-à-dire ,qu’ils la prennent pour leur patrone , parcequ’ellêreçut Jésos-Christ chez elle. D’autres remontent juf-qu’au Patriarche Abraham. Les Religieux Croisiers,qui sont austì Hospitaliers , ne vont que jusqu’au

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Pape S. Clef. Voyez la Préface du Père Hélyot, pag.xxiij.

Hospitalier, ou Grand -Hospitalier. C’est la troisièmedignité de l’Ordre de Malte après le Grand-Maïtre.

Elle est attachée à la Langue de France , dont leGrand -Hospitalier est le chef & le pilier. Le Grand-Hospitalier est le chef de l’hôpital que les Cheva-liers de Malte entretiennent dans cette île , dontla dépense est de cinquante mille écus par an. Uprésente au Conseil 1 Infirmier, le Prieur de l’In-firmerie , 8c deux Ecrivains , pour y être agrééspour deux ans , temps que durent routes ccs char-ges. Pour les autres emplois, le Grand -Hospitaliery pourvois de la feule autorité. Comme l’Ordredoit fa fondation aux François, les grandes chargesétoient affectées aux Chevaliers François. Celles quisont attribuées à d’autres langues , sont d’une créa-tion plus récente , 8c n’ont été érigées que pourappaiser des troubles que l’ambition & la vanitéavoient fait naître. Telle est celle de Grand-Chan-celier.

Religieux hospitalier de e’Hopital d’Aubrac.L’un des plus célèbres hôpitaux de France est celuid’Albrac ou d’Aubrac, qui est devenu un bénéficeconsidérable en commende , sous le titre de Dom-merie. Il est situé fur les confins de Guicnne , dcLanguedoc 8c d’Auvergne, ou plutôt du Querci , duRouergue & de l’Auvergne, fur une rude & hautemontagne , le plus souvent inaccessible, à cause desneiges 8c des brouillards épais dont elle est couvertependant huit mois de Tannée , à sept lieues de Rho-dez, 8c à trois de tout autre bourg ou village, en-touré de forêts 8c de marécages, & dans une affreusesolitude > où il n’y a point d’autre maison qu’un mé-chant cabaret à la porte de l’hôpital.

Cet hôpital fut fondée par Adalard ou Alard , Vi-comte de Flandres, qui, à son retour d'un pèleri-nage qu’il fit à S. Jacques en Galice , étant tombé furcette montagne dans une embuscade de voleurs , 8cse voyant en danger de perdre la vie, fit vœu, s’ilréchappoit de ce danger, de fonder un hôpital en celieu pour recevoir les Pèlerins , 8c de purger cettemontagne de voleurs. 11 fe sauva, & exécuta son vœuvers Tan 1120. Les Rois d’Arragon, les Comtes deToulouse , de Rhodez, de Valentinois, de Comin-ge , d’Armagnac, les Seigneurs de Canillac , de Caf-telnau, de Roquelaure, d’Esteing, 8c plusieurs autrescontribuèrent austì beaucoup dans la fuite à la gran-deur «Sc la splendeur de cet établissement, par di-verses donations ou fondations. Cette Communautéetoit composée de Prêtres, pour desservir l’Eglife 8cpour assister les pauvres, 8c leur administrer les Sa-cremens ; de Chevaliers pour escorter les Pèlerinsdonner chasse aux voleurs, «Sc défendre la maison Ide Frétés Clercs & Laïques pour le service de Thô-

sonnés, qui avoient soinC âc 1 hôpital Sc des fermes qui en dépendoient; 8cenhn de Dames de qualité, qui demeuraient aussi dansinopital & avoient plusieurs servantes par qui ellesfailoient laver les pieds aux Pèlerins, & nettoyer leurshabits 8c faire leurs lits. Alard s’y consacra lui-mêmeau service des pauvres, 8c fut le premier Supérieur decet hôpital. En 1162 , Pierre, II du nom, XXII e Evê-que de Rhodez, leur donna une règle, tirée, en partie,de celle de S. Augustin & qui fe trouve dans la Collec-tion du P. Martêne. Élie fut confirmée par Alexan-dre III -, par Lucius III, Tan 1181 ; par Innocent III,Tan 1216 ; par Honorius III, Tan 1226 ; par InnocentIV, Tan 12qô; par Clément IV, Tan 1267 , «Sc par Ni-colas IV , Tan 1289. Les Chevaliers de S. Jean de Jé-rusalem & les Templiers ont tâché de réunir cet hô-pital à leurs Ordres. Il y eut dans la fuite d’autres hô-pitaux qui dépendirent de celui d’Aubrac, comme ilparaît par des réglemens faits Tan 1419, par RaymondMeyrosi, Archidiacre de Toulouse , en qualité deCommissaire ApostoliqueduPape Martin V. Ce Com-missaire Apostolique fixa le nombre des Religieux 8cReligieuses à soixante Sc dix, portant tous l’habit del’Ordre. Quarante dévoient être Prêtres ; savoir, vingt