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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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IME

Ecuyer, lequel a trois ducats d’état par jour, outretrente n\ille aípres, qui font íìx cents écus de timar ■,ou revenu annuel qu’il tire des prairies de l’Anato-lie. 11 a íous lui mille Saracilers , dont 400 des plusadroits font destinés pour les écuries du Serrait deConstantinople. Il y a plus de 45 mille chameaux,douze cents Voinglers ou Faucheurs5 300 Maréchaux,tant maîtres que valets ; deux ou trois cents Selliers& Éperonniers. VImbroorbajsi est donc l’une des plusbelles charges & des plus lucratives de tout le Serrai!,parcc qu’outre qu’il ordonne de tout ce qui dépenddu fait des écuries Sc haras, tant à la guerre que pen-dant la paix, Sc qu’il a de fort gros profits, c’est lui quimonte le Grand Seigneur Sc le soulève de sa main íiirson cheval, ce qui n’est pas une petite faveur. C’estce qu’en écrivoit, il y a plus de cent ans, Vigenere ,dans ses Illustrations fur l’Histoire de Chalcondyle,p. 34 7 & 34 8.

IMBU j UE, adj. Qui est imbibé. Imbibutus. fjCF Cemot ne se dit point en propre ; au figuré , en parlantdes choses íprirituclles & morales, il lignifie,, Pré-venu , rempli, pénétré. Esprit imbu d’une fauíîé doc-trine. Son ame étoit imbue des principes de cettescience. Son imagination étoit imbue Sc frappée decet objet. Tout le monde est imbu de cette nouvelle.O11 ne trouvoit personne qui ne fût imbu de ces nou-veautés. Maucroix.

I M E.

IMÉRÉTI, ou IMIRÉTE. Nom d’un petit État de laGéorgie, en Asie. Imerctïa, Imiretia. Il est dans unepartie de l’ancienne Colchide. Ses bornes sont,au levantle Carduel, au nord le mont Caucase, qui le sépare desTartares Circalles', au couchant la Mingrelie, & le Gu-riel, & au midi le Royaume de Baratralu, ou la Samsée,laquelle Sanson y renferme. Ce pays est fort monta-gneux, il né laisse pas d’avoir de bonnes vallées, & quel-ques belles plaines abondantes en vin, en grains, 8c enpâturages. Les habitans font Chrétiens Grecs, mais ex-trêmement ignorans & vicieux. Leur prince porte le ti-tre de roi, & il étoit autrefois maître de la Mingrelie Scdu Guriel ; mais maintenant ces deux pays ont leursPrinces particuliers, tributaires du Turc, de mêmeque lui. Cotatis, la capitale de cet Etat, est entre lesmains des Turcs, & le Roi d ’lméréti tient les châteauxde Scander , de Régla Sc de Scorgia.

IMEROS , f. m. ou le Désir , fut divinisé chez les Grecs.Du verbe , cupio. On trouve Ion nom avec ceuxd’Eros & de Pothos, qui signifient Amour Sc souhait :tous les trois fous la figure de trois Çupidons ou troisAmours.

I M I.

IMISIMIS. Ville ancienne d’Afrique au Royaume deMaroc j Sc dans la Province particulière de Maroc.

IMITABLE, adj. m. & f. Qui peut ctre imité , ou quimérite de 1 erre. Imitabilis. Cette action n’est pas imi-table. La vie de S. Siméon Stylite est plus admirable<pa imitable.

IMITATEUR , ATRICE. f. Qui imite. Imitator. SaintPaul nous exhorte à être les imitateurs , comme ill’étoitlui-même de JÉsus-Christ. Les imitateurs íontbien moins estimables que les inventeurs. Les imi-tateurs tombent plutôt dans les défauts de leurs modeles, qu’ils n’atteignent leurs perfections. Caïus Sévérus compare les imitateurs à des voleurs qui chan-gent les armes de la vailîèlle d’argent qu’ils ont voléeP°ur la vendre, comme si elle leur appartenoit. Ellesentraînèrent après elles plusieurs imitatrices de leurzèle.

rnMITATlF, IVE. adj. m. Sc f. Qui imite. L’harmo-nie imitative est une convenance, une proportion quele son des mots doit avoir avec les pensées pour con-tenter lame. Virgile ne la manque point, Claudienne l’attrappe jamais. Il contente l’oreille , mais il fâ-che l’esprit. Racine.

IMITATION, s. f. C’est en général la représentationartificielle d’un objet. Imitatio. On dit qu’un tableauTome Z 7 !

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n’est qu’une imitation de Raphaël, du Pouíîìn. SiPart imite par les couleurs, cette imitation s’appellepeinture ; s'il imite avec 1c bois , la pierre , &c. cetteimitation s’appelle sculpture , &c.

Imitation se dit auíìi de faction par laquelle oníe conforme à un modèle. L ’imitation des vices, desvertus. Ceux qui ne íe conduisent pas par raison , selailìent d’ordinaire conduire par l’imitation. M. Scud.Loin d ici cette piété d’imitaùon & de complaisancequi, íous un femt amour de Dieu, couvre les defirsSc les eíperances du liécle. Fl. Se proposer pour laconduite de la vie l ’imitation des grands hommes.

Dans les productions depArt, comme dans la pein-ture, sculpture, &c. c’est la maniéré de se formersur un modèle, d’en prendre le goût, le caractère.Dans les ouvrages d'esprit, en Poésie, en Rhétorique,c’est un emprunt des peníées d’un auteur qu’011 s ap-proprie par l’usage qu’on en fait, par la tournurequ’on leur donne. C’est dans ce íens qu’on dit queles plus beaux endroits de Virgile font des imitationsd’Homère. Combien de gens assoiblissent leurs ralensnaturels par une mauvaise imitation. La Br. Tout cequi sent P imitation dégoûte ; parce que rien ne sau-toir plaire qui ne soir naturel, ou qui ne le parodié.Le Ch. de M. L 'imitation en général n’est point blâ-mable : 011 ne doit condamner qu’une imitation baiseSc servile, qui Rajoute, ou n’inventc rien. Dac.

E’imitation acheva de former le goût des Romains. Etvoilà pourquoi Horace rccommandoit avec tant defoin d’étudier nuit & jour les écrits des Grecs, quiétoient si utiles. Mac. Dacier. Le P. Edmont Cam-pien , Jésuite, a sait un petit Traité de l 'imitation deCicéron ; & Caíaubon , à la fin de son Perse, en adonné un intitulé, Perjìana Horatii imitatio.

Mon imitation nefi point un esclavage. La Fon.

Il fiai t allusion à cc passage d’Horace. O imitatores ,servum pecus.

A Limitation. Façon dc parler adverbiale : A l’exem-ple de, sur le modèle, &c. Ac. Fr.

On dit d’une choie qu’on ne íauroit imiter , qu’elleest au dessus de toute imitation.

Imitation , se dit en Musique lorsqu’une partie imitele chant d’une autre partie, ou pendant toute une piè-ce , ce qui est une des espèces du canon, ou bien seule-ment pendant quelques mesures , qui est une imita-tion simple. § 3 *En un mot elle consiste à taire répéter àson gré Sc dans telle partie que l’on veut , une certainefuite de chant, fans autre régularité. Quelquefoison imite seulement le mouvement ou la figure des no-tes , Sc cela ou par un mouvement contraire, ce quifiait l ’imitation renversée, ou en rétrogradant , &c.limitation dissere de la figure en ce que dans {'imi-tation il fiant que la répétition fie faste, ou une 2 e ,ou une 3 e , ou une (T, ou une 7 e , ou une 57 e ,&c. au-dessus ou au desious de la première voix sila répétition fie fiaisoit à l’unisson, à la 4 e , à la f ,ou à la 8 e , plus haut, ce seroii! une fugue.

|UT Limitation de J. C. c’est le titre d’un livre de dé-votion, communément attribué à Thomas à Kernpis.Ce livre, le plus beau qui soit parti de la main d’unhomme , puiíque l’évangile n’en vient pas, n’iroitpas droit au cœur , comme il sait, & ne s’en faiíiroitpas avec tant de force, s’il Ravoir un air naturel Sctendre, à quoi la négligence même du style aide beau-coup. Fonten.

IMITATRICE, s. f. Les austérités qu’elle a pratiquées( Sainte Thérèse ) Sc qu’elle a fait pratiquer dans lcChristianisme à tant d'imitateurs Sc d ’imitatrices defa pénitence. Bourdaloue , Exhoft. T. I. p. 308 .IMITER, v. a. Copier quelque chose fur une autre qu’ona choisie pour modèle. Imitari. Un tel Peintre imitebien, mais il destine mal. Le perroquet imite la voixde l’homme, le linge , ses actions. Tout le mondevous imite , madame, mais personne ne vous restemble.S. Évr. Pour exceller en quelque chose, U ne faut pasimiter. Le Ch. de M.

Imiter , soit en Sculpture , soit en Peinture, en Poésie,

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