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tra point la particule de dans ces phrases. Un jour de-vant , un jour après.
> On dit en style populaire : Bon jour & bon soir ,<-\:c. Bon jour Sc bon an. Bon jour Sc adieu. On dit auí-ii bon jour à ceux qu’on n’a pas vus depuis long-temps.
II isa fait que dire bon jour Sc adieu : pour dire ,d est venu , Sc s’en est allé auíiì-tot -, il n’a point étélong temps.
Au Jour la Journée. Phrase adverbiale. Vye^ Jour-née dans les proverbes: en Latin , in diem.
■Jour , se dit proverbialement en ces phrases: Quandon veut témoigner qu une chose ennuie & dure trop,on dit qu’elle est longue comme un jour sans pain.Pour bien louer un enfant , ou une autre períonnede'fa beaute, on dit qu’il est beau, qu’elle est bellecomme le jour ; Sc pour la mépriser , ont dit qu’elleest belle à la chandelle , mais que le jour gâte tout.On dir aulïì, bon jour bonne œuvre ; pour dire , queles scélérats font les jours de Fêtes les meilleurscoups. On dit encore , quand on veut penser à unecnoíe , ou la remettre : Demain il sera jour. On ditaulh, pour montrer que deux choses ne se ressemblentpas : Il y a de la diftérqice comme du jour à la nuit.A chaque jour suffit sa peine. Ce proverbe est forméde ces paroles de l’Evangile : Sufficit diei malitiaffia. On dit qu’un homme fait de la nuit le jour& du jour la nuit, quand il passe le jour à dormir ,dc la nuit à se divertir. On dit aulïì qu’un hommevit au jour la journée , quand il dépense chaque jource qu’il a gagné. On dit : les jours se suivent, mais ilsne se restemblent pas , pour dire que les choies ontchange ou changeront de face.
On dit qu’une personne tient ses grands jours ,quand elle reçoit chez elle beaucoup de monde. Ondit de M. de Marillac , Garde des Sceaux , qu’il avoir1 art de trouver plus de vingt-quatre heures au jour.De Vign. Mar. On pouvoir le dire avec plus de rai-son de M. d’Argenson, Garde des Sceaux, régiííànt enmême temps les Finances.
JOURA. Petite île de l’Archipel. Gyaros 3 Gyari. Elleest entre les îles d’ Andri , de Ténos Sc de Zéa. Jouraest inhabitée ; on n’y volt que quelques cabanes de pê-cheurs. Elle íe nommoit autrefois Gyare , Sc c’étoit unlieu d’exil, comme il patent par ces vers de Juvénal,Satyre , I. vers. 77.
Aude aliquid brevibus Gyaris & carcere dignum ,
Si vis ejje aliquid.
Holstenius croyoit que Fancienne Gyaros n’étoitpoint Joura , mais Caloïro , ou Caloïera ; mais il y abeaucoup plus d’apparence que c’est Joura. Le nomnacme n’est qu’une corruption de celui de Gyaros.l r °ye\ Spon, Voy age de Grèce, T. I. Le P. Flardouincroit que Philostrate parle de cette île dans la vieb Appollonius 3 L. VIL c. 8. p. 34.1 , Sc qu il y fauthre r >*{« } au n eu <3^ iM. Corneille dit Giaros,ttiais puisque l’usage a fait un autre nom à cette île ,j n est point nécessaire de retenir l’ancien mot. OnJOr fourroit pourtant en parlant de Pantiquité.
URDAIN, s. m. Nom d une rivière de la Terre-Sain-I e > qui s’appelle aujourd'hui Scheviah. Jordanis. C’esta feule rivière considérable de la Palestine. Elle naîtdailS le mont Liban de deux sources, lesquelles, à ceque l’on dit , forment par leur union la rivière duç° Ur dain. Elle traverse le lac de Samachonite , Sc en-jUite celui de Genésarerh , & se va enfin perdre dans1T1 er Morte. Le Jourdain étoit anciennement lanstf 16 ^ Terre de Chanaan , ou de la Terre Pro-s /, e > ^ il la séparoit des pays qui furent conquis fur^ on ’ Roi des Amorrhéens , Sc fur Og , Roi de Ba-q V ^ qui furent donnés aux Tribus de Ruben , dea j & a une moitié de la Tribu de Manassé. Cettelite C ] C E îà-célèbre dans Phistoire sainte, les Israë-P S a pallerent à sec , comme ils avoient paste la mer. °uge. Elie Sc Elisée firent ensuite la même choie.r a , am an , Ministre d’un Roi de Syrie , fut guéri mi-ouleusement de la lèpre , en s’y baignant. JÉsus-iirist y fut baptisé par Jean-Baptiste.Quelques-uns disent que cette rivière sort de deux
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fontaines, dont l’une se nomme Jor , Sc l’autre Dan ;Sc que c’est de-là que vient le nom du tìeuve. MaisJoseph ne parle que d’une fontaine du Jourdain, Sc1 antiquité n’en a jamais reconnu deux. D’autres ti-rent ce nom de nv, jored , qui iigmhe descendant, deTT 1 , Jarad ; c’est-à dire , descendre , Sc de Dan ,parce que ce tìeuve deícendoit de la partie du montLiban , qui étoit dans la Tribu de Dan : mais laTribu de Dan etoit au midi de la Terre-Sainte , Scbien loin du Liban Sc de la source du Jourdain. Ufalloir dire que Jourdain lignifie descendant de Dan ,parce qu’il descendoit de la partie du mont Libanqui étoit proche de la ville de Dan, Sc dans son ter-ritoire, Sc non pas de la Tribu de Dan. En suppo-sant cette étymologie vraie , Jordan , Jourdain , estune corruption Sc une abréviation pour Joreddan ,P"VP , avec un daghès dans le Daleth.
U ne faut jamais ni écrire, ni prononcer en Fran-çois Jordain ; mais toujours Jourdain.
Jourdain , en Astronomie. Le tìeuve Jourdain. Nomd’une constellation formée par Augustin Royer , dequelques étoiles informes. Elle est dans l’hémifphèreseptentrional. Elle est placée entre la grande ourse Scle lion, Sc composée de 3 x étoiles, depuis la secon-de juíqu’à la sixième grandeur. Voye^ ies Tables deRoyer.
Jourdain , f. m. Nom d’homme. Jordanus. Jourdain deSaxe , touché des prédications de S. Renaud , en-voyé à Paris par S. Dominique , entra dans l’Ordrede ce Saint en 1220 , Sc en fut créé Général en
1ZZZ.
JOURNAIRE , f. m. Voye^ Journal. Bréviaire.
JOURNAL, adj. Sc f. m. |f 3 “ Comme adjectif 3 il se jointavec livre , papier. Livre 3 papier journal 3 papiersjournaux. Livre 3 papiers qui contiennent ce qu’onreçoit , ce qu’on dépense , ce qu’on vend , ce qu’onachete chaque jour. Comme substantif, il signifie unerelation jour par jour de ce qui se paste , ou de cequi s’est passé en quelque endroit , ou en quelqueassure. Diarium , &c. Un homme d’ordre tient un pa-pier; journal de ce qu’il reçoit , de ce qu’il dépense.Les Marchands tiennent des livres journaux de cequ’ils vendent , Sc de ce qu’ils achettent. Quoiquel’Ordonnance porte que les Journaux des Marchandsseront signés , cottés & paraphés, l’usage consulaireconfirmé par les Arrêts les a dispensés de cette ri-gueur. Cette Histoire est réduite en forme de jour-nal 3 jour par jour. Le Journal d’un siège contient jourpar jour tout ce qui íe paste à ce siège. Les relationsdes Voyageurs íe font souvent en forme de Journal.Le Journal d Hen ri III. Le Journal des Audiences duParlement en trois volumes in-folio : c’est un recueildes arrêts les plus notables. Le Journal du Palais endouze vol. i/2-4 0 . a été composé par MM. Guéret &Blondeau : c’est un recueil d’arrêts de divers Parle -mens. Les questions fur lesquelles ils ont été rendus,y font traitées savamment. Ménage dérive ce mot deDiùrnale.
§ 3 “ On appelle Journal desSavans, un ouvrage pério-dique qui s’imprime tous les mois, contenant l'ex-trait des livres nouveaux , avec un détail des décou-vertes que l’on fait dans les arts Sc dans les sciences.Les Journaux des Savans ont été inventes pour lesoulagement de ceux qui sont ou trop occupes, outrop paresteux pour lire les livres entiers. C’est unmoyen de satisfaire fa curiosité, Sc de devenir savantà peu de frais. Ils gâtent par-là bien des gens ; néan-moins comme ce dellein a paru tres commode, &.très-utile, il a été imite fous^des titres disterens. Ce-pendant l’on a donne inditreremment le nom deJournaux , aux Ouvrages composés fur le mêmeplan que le Journal des Savans de Paris; comme lesTransactions Philosophiques de Londres, les Actesde Leipsick , la République des Lettres , la Biblio-thèque universelle , les Mémoires pour VHistoire desSciences & des Arts. En 169a. M. Junckerus apublié en Latin un Traité historique des Journauxdes Savans publiés en divers endroits de VEurope jus-qu à présent j Voisins & Burchardus, Gottelfius,