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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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Smivius, en ont auffi parlé, & celui-là dans GDiííèrtation , de Phoùo Ephemeridum Eruditoruminventote , celui-ci dans ses Supplementa ai Noti-tiam Rei Lìtteraru , Sc après lui les Mémoires deTrévoux, iyiz,pag. 21 y.

Les Tranlactions Philosophiques , les MémoiresSc l’histoire de l’Académie des sciences , celle deL Académie des Belles Lettres. Les Miscellanea Na-tura, Curiosorum , qui linirent en 1706 après avoirdure 3 o ans ; les Saggi di naturale esperiem^e jattenel Academia del cimento, c’est-à dire, les Esj’ais jdes expériences naturelles faites dans l’Académie deVEpreuve les Acla Phdoexoticorum natura & ar-tis j qui ont paru depuis Mars 1686 , jusqu’enAvril 1687, Sc qui sont une histoire de P Académiede Bresse ; les Miscellanea Berolinenfia , ou Mé-moires de 1 Académie des Sciences de Berlin , &les autres ouvrages semblables, ne font point desJournaux , on a tort de les mettre de ce nombre &de leur nom.

Juncker Sc Constantin Volíîus , qui donnent àPhotius la gloire d’être Flnventeur des Journaux ,ont plus de raiíon. Sa Bibliothèque n’est pourtantpas tout à lait ce que font nos Journaux , ni sondeíîèin le même ; ce sont des abrégés & des extraitsdes livres qu’il avoir lus pendant son ambassade dePerse.

On ne peut donc tefnsec la gloire de Fínventíondes Journaux à la France , Sc à M. Salo , conseillerau Parlement de Paris , qui commença le Journaldes Savans à Paris en 1665 lous le nom de heurd’Hédouville. Le premier parut le cinq de Janvier ;il continua jusqu’au trente de Mars. Sa mort inter-rompit l’ouvrage. On n’a de cet excellent hommeque treize Journaux de Fannée 1665, depuis lepremier de Janvier , jusqu au lundi trente de Mars.Il mourut la même année de chagrin d’avoir perdu100000 écus, c’est-à-dire , tout son bien au jeu.De Vign. Marv. M. l’Abbé Gallois lc reprit aucommencement de 1 666. Après quelques interrup-tions fur la fin de 1674, il le céda à M. P Abbé dela Roque , qui le ht pendant huit à neuf ans , &qui eut pour succelléur M. Couíîn, Président à laCour des Monnoies. Il le fit jusqu’en 1702 j queM. l’Abbé Bignon institua une nouvelle Compa-gnie , à qui il donna le soin de continuer ce Jour-nal. On lui donna en même temps une nouvelleforme, & 011 f augmenta. §CF Cette Compagnie sub-siste encore ; Sc c est M. de Malesherbes qui en al’inípection.

Les autres Journaux François font les MémoiresSc Conférences fur les Sciences Sc les Arts 3 par M.Denis, pendant les années 1672 , 1673 , 1674 ;les nouvelles découvertes lut toutes les parties dela Médecine, par M. deBlegny, en 1675? -, le Jour-nal de Médecine commencé cn 1682, Sc quelquesautres semblables discontinués auliitct que com-mencés. Les nouvelles de la République des Let-tres que M. Bayle commença en 1684 , Sc que M.de la Roque, & quelques autres amis de M. Bayle ,Sc M. Bernard , ont continué depuis Février1687, qu’une maladie obligea M. Bayle de le quit-ter jusqu’en 1689. Après une interruption de neufon dix ans, M. Bernard le reprit au commencementdc 1699 , Sc l’a continué jusqu’en 1710. L’histoiredes ouvrages des Savans par M. Baínage de Beau-val commença par le mois de Septembre 1680 , &a fini en Mars 1710. La Bibliothèque universelle Schistorique de M. lc Clerc, dont il ^ a jusqu’en1693 vingt cinq volumes. La Bibliothèque choiíìedu même commença dix ans après en 1703. LesMémoires pour Fhistoire des Sciences Sc des beauxArts, appelés communément les Mémoires de Tré-voux , ont commencé en 1701. Les Estais de Lit-térature n’ont été poussés qu’au douzième volumependant les aimées 1702 , 1703 , Sc 1704. CesEstais ne parloient que des livres anciens. L’an 1704vit naître Sc finir le .Recueil des pièces fugitives jdont il ne parue que quatre volumes. Dix ou douze

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ans après 011 a repris cet ouvrage avec auffi peude succès. Le Journal Littéraire , ouvrage du P.Hu 3 o j P remontré , commença Sc finir avec Pan-nee 1705. On a tenté deux tois à Hambourg unJournal en François , mais l’entreprise n’a pasreu.h. Il n’a paru que lìx feuilles des Ephemeri-des lavantes , & deux années d'un Journal des Sa-vans , dont M. Dartis étoit F Auteur , 1694 Sc1695. Celui que M. Chauvin entreprit à Berlin eh1697 a duré trois ans. On a fait quelque tentativesemblable à Genève. Il y a de plus en France leJournal Littéraire commencé à la Haye en 1713 , &celui de Verdun , Sc la Bibliothèque Angloise.

§ 3 ” On diroit que la fureur des Journaux Sc desDictionnaires s’elt emparée de la nation Fran-çoiie. Année Littéraire. Journal Etranger. Jour-nal Chrétien. Journal de Médecine. Annonces &Affiches. Journal Encyclopédique , qui íe fait Scshmprime à Liège, fi 1 on en croit le titre. LeConjervateur. L ObJervateur Littéraire. Annales Ty-pographiques. Journal du Commerce. Journal Eco-nomique. journal pour les Dames. Journal Villa-geois. Feuille nécejjaire , ëcc.

Les Journaux Ànglois font The hifiory of thsVorks oj the Leaoned 3 c’est à dire , ïhijloire desSavans 3 qui commença à Londres en 1699. Cen-sura temporum en 1708. En 1710 il en parut deuxnouveaux : 1 un fous le titre de Mémoires de Litté-rature ; c’est une feuille volante , qui ne contientqu une Traduction Angloise de quelques articlesdes Journaux Etrangers. L’autre est in- 4 0 . en quatreou cinq teuilles : c’est un Recueil de pièces fugiti-ves , intitulé : Bibliotheca curiosiora , &c. Ils fontde M. de la Roche.

Les Journaux Italiens font celui de l’Abbé Na-zari , qui a duré depuis 1668, juíqu’en 1681. Ils imprimoit à Rome. Celui de Veniíe commençaen 1671 , Sc finit en même temps que celui deRome. Les Auteurs étoient Pierre Morerri & Fran-çois Milerci. Lc Journal de Parme par le P. Gau-dence Roberti, Sc le P. Benoît Bacchini, Bénédic-tin de la Congrégation du Mont-Caífin. Il tombaen 1690, 011 le reprit en 1692. Le Journal de Fer-rare , entrepris par M. F Abbé de la Torre , com-mença Sc finit en 1691. La Galeria di Minerva ,commencée en 1696 , est Fouvrage d’un.' sociétéde gens de Lettres. M. Apostolo Zeno , hécretairede cette société , commença un autre Journal en1710 fous les auspices du Grand Duc. Il s’impri-moic à Venise , Sc plufieurs personnes de distinc-tion y avoient part. Les Fafti eruditi délia biblio-theca volante se faisoient à l arme.

Le premier des journaux Latins est celui de Leip-fick , A ct a Eruditorum, commencé en 1682. Pier-re-Paul Manzani en avoir commencé un à Parme.Les Nouvelles Littéraires de la mer Baltique , Novalitteraria maris Balthici , ont duré depuis 1698 ,jusqu’en 1708. Le Journal de Hambourg commençaen 1703. Les Acia Litteraria ex manuscriptis, SCla Bibliotheca curiosa commencée en 170 5 , Sc finieen 1707 sont de M. Struvius. M. Kuster & M. Sikecommencèrent en 1697 , & firent pendant deuxans la Bibliothèque des Livres nouveaux. Le Jour-nal Suisse appelé, Nova Litteraria Helvetica , com-mença en 1702, qui est de M. Scheuchzer ,les jácla Medica Hasniensa de Thomas BartholÚGqui font cinq Tomes, depuis 1671 jusqu’en 1679s

Il y a deux Journaux Flamans : l’un fous le titrede Boockp alvan Europe. T ! fut commencé en 1 ^ 9 1par Pierre Rabbus à Rotterdam, & continue de-puis 1702 , jusqu’en 1708 par MM. Sewel Sc Ga-vern ; l’autre est d un Médecin nommé Ruiter,qui 1 a commence en 1710 au mois de Juillet.

Les Journaux Allemands les plus connus ,le Monrtlichen Unterredungen , qui a dure depuis1689 j jusqu’en 1698. La Bibliothèque Curieu <-commencée en 1704 , Sc finie en 1707. Ces deux- cfont de M. Tenzel. Le Journal d’Hanovre com-mencé en 1700 , & fait pendant deux ans }