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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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Eccard j sous la direction de M. le Baron de Leib-nitz , Sc continué eníuite par d’autres. Le JournalThéologique de M. Lœscner , ious le titre , Altesund N eues , c’est-à-dire, Anciens Sc Nouveaux.Un ttoihème qui se vend à Leipíik & à Francfortdepuis 170S , Sc dont les Auteurs íont MM. Chris-tophe Woltcrek, Sc Jean-Henri Krause , & Jérô-me Augustin Groíchuíiìus ; &c un quatrième deHall, dont l’Auteur eit M. Guillaume i urk. Fryc^les Auteurs cités d’abord.

Jo urnal , en termes de Marine, est un registre qtìeles Pilotes tiennent de tout ce qui est arrivé au vais-seau , par chaque jour & d’heure en heure, pourservir à taire leur estime Sc leur pointage, commeles rumbs 3 les vents , le listage , les hauteurs, lestourmentes , les rencontres , &c.

Journal ou Journau , est une mesure de terre03 ” en usage dans pluíïeurs Provinces. L'étendue duJournal a été hxée fur ce qu'une charrue peut labou-rer eu un jour : Sc comme il y a des terres plus ai-sées à labourer que d’autres, le journal n’a pas lamême étendue par tout. Jugerum. En pluíïeurs en-droits on donne les terres par journaux , au lieudarpens. Ce mot n’est en usage qu en quelquesProvinces, par exemple en Champagne. Cotgravcstui a mis ce mot dans son Dictionnaire , fait dé-valuation du journau de quelques Provinces de Fran-ce. On nomme ainíì en quelques endroits de laGuienne , ce qu’aux environs de Paris on nommeDemi arpent. Quatre quartonnats font le journaltCe mot est fort ancien en ce íens. Par acte de's e i ntc i Hit la trente & troiíìème année du Régné deCharlcmagne , & par conséquent l’an 801 , BettOncedea S. Ludger, entre autres choses , un journau deterre labourable , Et uno j urnali in terra arabili.Foye^ les Bollandistes. Acla Sancl. Jan. T. II ,JP- 6 3 S- A.

v 3 * Journau. Terme de Coutume. Droit de corvée.C’est proprement une journée d’homme par formede redevance , que quelques Seigneurs du Royau-me étoient en droit d’exiger de leurs hommes.Ceux qui étoient obligés au journau étoient nourrispar leurs Seigneurs.

JOURNAL ou JOURNAIRE. f. m. J or nanum , Li-ber diurnalis. C’étoit autrefois dans l’Ëglise Latinece qu’est l’horloge dans l’Église Grecque , c’est à-dire , un livre d’Églisc qui contenoit l’OfHce dechaque jour. Quelques uns disent que c’étoit la mê-me choie que le Graduel. Il y a cependant bien dela diírérence entre le Graduel & l’Office de chaquejour ; ilparoit plutôt que c’étoit ce que nous appe-lons Bréviaire } ou bien ce que nous nommons- Dimnal.

URNALIER , IÈRE. adj. Ce qui se fait chaqueDur. Quotidianus. L’exercice journalier d’un Chré-ll en. Travail journalier. Occupation journalière. Onat tri bue aux Planètes des mouvemens journaliersRu ils font chaque jour ; Sc des mouvemens pro-Hes , qu’sts ne font que dans certains périodes. Onj lc j la révolution journalière du premier mobilejQ ^ soleil. On dit mieux mouvement diurne.

UR-Nalier , se dit aussi de ce qui est inégal, tanCot d’une façon, tantôt de l’autre. Dubius , varius ,ln eertus. Les armes font journalières ■ tantôt onÇ er d _> tantôt on gagne des batailles. Les beautésJo ° nt: ^ ° Urn alières. Un Auteur est journalier.urnalier 5 f c en quelques endroits , d’un ouRm travaille à la journée. Alors il est subs-ai p,‘ , e st un bon, un pauvr 0 journalier.r ] aies IX , par une Ordonnance, défend l’ulab lU Vm aux mercenaires , journaliers , valets deourcuts, 8 c il ne leur permet qu’à certainsJOTm S d ’ en user. -

ou ^.^sHTE. s m. Celui qui fait un Journal,de f 1 ^ travaille. On le dit de tous les Auteursjj ouinaux, quoiqu ils ne portent point cé titre.m 11 - v a guère d’écrits mieux reçus du public, niJ_. a » ec P- Us d’avidité , que ceux des Journalistes.Journalistes de Leipíìk , les Journalistes del omé V 1

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Trévoux. Un Journaliste de Paris de Holláncíe ?&c. c’eít-à dire , un de ceux qui travaillent astxJournaux de Paris , de Hollande , or.

On appelle plus particulièrement Journalistes 3ceux qui font les extraits des livres. Les Journalistesde Paris font ceux qui travaillent au Journal desSaVans , qui s est long temps imprimé toutes lèssemaines , & qui s’imprimé à présent tous lèsmois à Paris.

Parmi les Journalistes qui a voient accompagnéPhotius, il en choiítt quatre. Sallo fut le premier j,& à juste titre. L’Abbé Gallois fut le second. Unde Trévoux obtint la troiíìème place 3 Sc un deHollande la quatrième. La difficulté fut dc savoirsi este íeroit accordée à Bayle oU à Basnage. On au-roit souhaité de les placer tous deux. Chacun eUtpeur de perdre son avantage : ils Raccommodèrent,& convinrent qu’ils occuperoienr cette place tourà tour.... Car. des Auteurs anciens & mod.

Un Journaliste passionné a beau jeu pour satis-faire fa passion. Il a , suivant Martial, trois côtéspar où il peut prendre un livre ; le bon, le mé-diocre , Sc le mauvais.

JOURNAU ou JOURNAL, f. un Fóyeij le dernierarticle de Journal.

JOURNÉE, f. f. Durée du jour artificiel : le temps quéle soleil est sur l’horizon. Dies. ifT On le dit par-ticulièrement par rapport à la manière agréable oupénible dont on remplit la durée du jour. Heureusejournée. Mauvaise journée. Travailler toute la jour-née. Passer tristement ou gaiement toute la journée *

Depuis cette journée,

Dois-je dire funeste , hélas ! ou fortunée ? Racì

§ 3 * Nous avons pris certe façon de parler des Italiensqui disent giornata. On dit beau jour , par rapportau beau temps ; & une belle journée , par rapportaux occupations agréables.

Tenir la journée. Manière de parler fort en usagedans notre Histoire. Quand une ville étoit assiégée,Sc qu’elle capitulent fous la condition que li dansun temps marqué este n’étoit pas secourue par deplus grandes forces que celle des Aílìégeans : si lesecours arrivoit après cette espèce de capitulation ,cela s’appeloit Tenir la journée.

Journée , íe dit aussi pour marquer le jour de quel-que bataille signalée, ou la bataille même. La jour-née de Pharsale. Les journées dTssus , & d’Ar-belles. Us le Vinrent prier de leur rendre leurs ci-toyens qu’il avoit fait prisonniers à là journée duGranique. Ablanc. La journée de Cannes fut fortsanglante. Là journée des éperons. Là journée de Poi-rier , la journée de Rocroi, la journée de Norlinghem

Journée , est aussi un espace de chemin qu’onpeut faireen un jour , le chemin qu’on fait d’un lieu à unautre. Iter diurnum , itineris dies. Les journées sontrégléespàr la Justice à dix lieues, tant pour les assi-gnations qu’on donne, que pour la taxte des fraisdes voyages. On dit, Marcher à grandes journées ,Magnis itineribus ; à petites journées , pour dire „Aller diligemment , ou lentement. Lès voyageursd’Orient comptent les distances des villes par jour-nées. Us étoient à trois journées du Danube. Abl.On distingue les journées des voyageurs en journéesde voyageurs ordinaires en journées de caravanesde chevaux 3 Sc en journées de caravanes de cha-meaux. Les journées des voyageurs fans marchan-dises , en valent deux de caravanes de cheval, Sccelle-ci deux de caravanes de chameaux. L’Infan-térie Venoit après à ses journées. Bussi Rab. c’est-à dire , faisant le chemin qu’elle a coutume de fairesans se presser ni s’arrêter.

Dernière journée. C’est l’écroue du dernier jourde chaque mois de la dépense de la maison duRoi.

gCF Journée , se dit aussi du travail d’un homme pen-dant un jour. Opera diurna. On le dit de mêmedu salaire qu’on donne pour le travail d’un jour»

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