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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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Rouge j en Pologne. Latic^ovia. Elle est dans la hautePodolie , fur le Bog , à vingt cinq lieues au dessus dela ville de Braclaw. Laùqpw est le liège d’une Châtelenie. Mat y.

LATIER- f- m. Terme de Coutumes. Celui qui exigel’amende appelée laie.

LATIN , ou LATINÚS. si m. Nom d’homme. Latinus.Le Roi Latinus , ou Latin, qui a le premier portéce nom j & de qui il a eníuite passé aux autres hom-mes , au peuple , au pays, Sc aux autres choses quil’ont porté , fur un Prince qui regna en Italie avant

. Tarrivée d’Enée , qui lui succéda. Selon Eufebe ,Latinus fut le cinquième Roi depuis Janus. D autresn’en mettent que trois , Sc donnent à Latinus trente-six ans de régné ; selon le P. Pétau , il regnoit environ1248 ans avant Jésus Christ. Foyei Rat. Temp. P.IL. L. Ll. c. 10. Il étoit, selon Hésiode, dans faThéogonie, v. 1013. fils d’Ulysse & de Circé-, &selon d’autres , de Faune & de la Nymphe Marica.Foye\ Denis d’Halic. L. L. Tite-Live, L. L. c. /.Aurehus Victor, de Orig. Gent. Rom . Syncellus,Virgile , Enéide , L. XLI. Sc Hésiode cité.

LATIN ,INE. f. m. 8c f. Nom d’un ancien peupled Italie, qui h^bitoit le Latium. Latinus, a. Les La-tins , ou les peuples Latins , avoient pris leur nomdu Roi Latinus , ou d li nom de leurs pays, Latium.Les Latins n'croient proprement que les habitans deTancien Latium ; on y comprit ensuite ceux du nou-veau. Foye\ Latium.

Latin, ine. adj. Qui appartient aux Latins, 011 au peu-ple Latin. Latinus , a Les peuples Latins furent despremiers que les Romains vainquirent. Les fériesLatines. Latins, Feria. Voye% Latiar. Une VersionLatine , un Auteur Latin, les Livres Latins ne fontpresque plus lus, tant les sciences font déchues. Lesvilles Latines, une phrase Latine, une harangueLatine. Un Dictionnaire Grec Sc Latin, François ScLatin. Un proverbe Latin, la langue Latine, Sec.

Pays Latin , ou Latium. Foye\ Latium.

On appelle l’Université Sc les Collèges, le paysLatin , ce qui fe prend souvent pour pédanterie : Scon dit d un mauvais Ecuyer, qu i! pique en Latin,pour dire qu’il fe tient à cheval de mauvaise grâce ,comme un Ecolier. Scaliger dit, que les LanguesFrançaises, Italienne Sc Espagnole , font des avorte-mens de la Langue Latine.

Régnier a dit, les gens de Latin, pour les Savans:

Si la science pauvre, affreuse & méprisée,

Sert au peuple de f able , aux plus grands de risée ;Siles gens de Latin des sots font dénigrés ,

Et Ji l’on ejl Docteurfans prendre ses degrés.

Régnier.

Latin , Ce dit quelquefois par opposition aux Grecs ;& alors il fe dit des peuples Sc des nations. Latini.Corneille a dit de Rome , dans fes Horaces :

Et que tes bons destinsNe fe borneront pas ckc3_ les peuples Latins.

L'Église Grecque a souvent eu des différends avecTÉglife Latine. On appelle ainsi f Eglise Romaine,ou l’Églife d’Occident pour la distinguer de TÉglifeGrecque ou d’Orient. Les Peres Grecs , Sc les Latins,ont eu les mêmes fentimens pour la Foi. Dans ledroit on distingue deux fortes de Latins ; les Latinsdes Colonies , Latini Colvnarii, e ctoit ceux qu oninenoit dans les Colonies : 1 es Latins de Junius , Lati-ni Juniani , ainsi nommés parce qu’ils furent établispar la Loi Junia , que Junius Norbanus Flaccus avoirportée. Ceux ci ne jouissoient pas d’une liberté pleineSc entière, laquelle etoit un caractère efîentiel descitoyens Romains.

Féries Latines. Latine. Ferle. Foyers Latiar.

En termes de Marine, on appelle des voiles lati-nes, des voiles faites en triangle , ou en tiers point,qifon appelle autrement oreilles dô lièvres , quiaboucillent en pointe par en bas. On s’en sert lur la Mé-

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diterrânée, & dans les Galères. Dans les vaisseaux ksvoiles d'artimon font cfordinaire latines. On ditauìsi en proverbe fur la mer , une marchandise lati'ne , c est à dire , austi-tût vendue qu’apprêtée, ou debon débit ; telle qifest i’huiie de la baleine.

LATIN. f. m. Langue morte qu’on parloir autrefois dansle Latium , Sc puis a Rome , Sc qui est aujourd’hui lalangue de l’Egliíe, Sc celle de tous les Savans. Latine,lingua. Le Latin , que quelques-uns mettent aUnombre des langues originales , n'en est point une:il s elf rormé du Grec, Sc lur tout du dialecte Eolien dccette langue, Sc des divers mots des langues des Os'ques , des Etruriens, & des autres anciens peuplad’Italie. Le commerce Sc les guerres étrangères y pot'terent dans la fuite beaucoup d’aurres mots. Le Latinest une langue ferme , qui nous repréíente bien I ecaractère noble de ceux qui font parlé. On a desouvrages en tout genre bien écrits en Latin , quoiqu ms’en soit perdu une infinité. Le Latin est plus figu-ré que le François, moins abondant que le Grec >moins fastueux que f Espagnol, moins délicat que l’Ttalien. Du Latin fe íont sonnées les langues Françohfe, Italienne, Espagnole & Portugaise, avec leuridialectes.

Au commencement la langue Latine étoit renfict'mée dans la ville de Rome , & les Romains n’en pct'metcoicht pas communément l’uíàge à leurs voisins,ou aux peuples qu’ils avoient subjugués. Ci-étoudifoit encore de son temps, que le Grec íe lifoit pa rtout , Sc que le Latin n’étoit entendu que dans un petitpays. C’estdans fa harangue pour le Poëte ArchiasGreca leguntur in omnibus ferè gentibus. Latina s ulSfinibus exiguis fane , continentur.

Mais on l’accordoit comme une faveur. Depuis n*comprirent de quelle nécessité il étoit pour la faciledu commerce , que la langue Latine s’entendit p- 11 'tout, Sc que toutes les Nations sujettes à l Enip‘ l ' cfussent unies par un même langage. Ainsi ils impO'ferent comme une loi ce qui étoit une grâce, Sc sisobligèrent les Nationi subjuguées à parler LdtifrAprès la tranllation du siège de l’Empire à Constanti'nople , les Empereurs d’Orient voulant toujours coli'server la qualité d’Empereurs Romains, ordonneressque la langue Latine demeurât toujours en usage Ndans leurs Refcrits Sc dans leurs Edits ; comme on ^peut voir par les Constitutions des Empereurs d’On elltrecueillies dans le Code Théodosien. Enfin, les En 1 'pereurs, négligeant l’Empire d’Occident, aband°' rnerent la langue Latine , Sc permirent aux Juges «prononcer leurs Jugemens en Grec. Justinien acomposé fes novelles en Grec. Charlemagne, éta^devenu Empereur d’Occident, ordonna que d a J lStous les Tribunaux souverains l’on rendît les Ai'É tSen Latin, Sc que les Notaires dressassent toits Tss tSActes en la même langue. Cet usage a duré rr£Slong-temps dans une grande partie de l’Eur°P e 'C’est François I. qui l’a aboli en France. En 1 -plusieurs Ordonnances qu’il sit pendant ionil y en a une fort ample de 1539. dont f Article T 'ordonne que dorénavant tous Arrefts . . . - ' 'soient prononcés, enregistrés , & délivrés aux Pties en langage maternel François , & non aui'f ne , ,La raison qu’il en apporte, est qu’il naistoit f° ll ' /e .jdes difficultés fur l’intelligence des mots Latins , Qdonnoient lieu à de nouveaux procès. Foyt'írêt. Avant lui on expédioit tous les Actes de J u ç sen Latin. L’Office divin de f Eglise Catholitss 2fait en Latin. Laurent Valle appelle Boëce le d erl ’ uXdes Latins. Et Naudé appelle Modernes tousqui ont écrit après lui. On appelle de mauvaisdu Latin de Bréviaire. Mais afin que vous n e ,■pas que c’cst un Latin de Bréviaire , le Jurífc° nPomponius s’en est servi. Abbé d’Aubig^ 0 ' .jj er j c,atin , fe dit quelquefois figurément Sc P ar f n pn'pourune chose qu’on n’entend pas. Daw? ,tends pas le Latin. Mol. pour dire, jc n’entencela. C’est du Latin qui paste votre gaine. f olT ‘dire, cela est au-dessus de votre portée, de vo .pacité.