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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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vaisseaux marchands jusqu’à Québec. Mais au-dessusde cette ville ou. trouve divers sauts , ou chutes Sccataractes , qui en rendent la navigation impoílible.Les principales de ces cataractes font le faut de SaintLouis j & 1 e faut Long , que son trouve entre Filede Montréal, & le Lac Ontario ; & le íaut de Niaga-ra , qui est entre ce Lac & celui d’Erie. Cette chuteest la plus grande que l’on connoislè ; elle est for-mée par une petite Ile, ou rocher, qui est au milieudu cours de la rivière, & qui la íépare en deux bran-ches, qui fe précipitent à plomb; l’une du côté dunord, Sc l’autre de celui du sud , dans un mêmeabyme, qui est à plus de cent toises ou ílx cens piésau deílous de l’endroit d’où elles tombent. On allureque quand le vent souffle du côté du sud on entend lebruit de cette chute à plus de quinze lieues.

Le Golfe de Saint Laurent , ou de Canada , SinusSancli Laurentii , ou Canadenfis. C'est la partie dela mer de Canada qui est renfermée entre l’île deTerre-Ncuve; celle du Cap Breton , Sc les côtes de laNouvelle France, Sc il est formé par la rivière deSaint Laurent qui s’y décharge.

Saint Laurent des Eaux. Nomd’un bourg de FranceFanum Sancli Laurentii de Areolis. II est dansl’Orléanois près du Bìaiíois, &c du côté gauche dela Loire , environ à deux lieues au- deílous de Beau-gency. Maty.

Saint Laurent en Lions. Prieuré de Chanoines Ré-guliers de la Réforme de Friardel , fondé vers lemilieu du douzième íìècle dans la forêt de Lions ,au Vexin. Voye\ la Description Géographique &Jlisiorique de la Haute-Normandie 3 T. II. p. 322.

Saint Laurent d’Oulx. Chanoine Régulier de laCongrégation de Saint Laurent d’Oulx. Le Mo-nastère de Saint Laurent , situé proche d’Oulx, bourgdu Dauphiné dans le Briançonnois, & du Diocèsede Turin, a donné le nom à cette Congrégation. Onprétend qu’il étoit fondé avant Saint Benoît. LesVandales le détruisirent après leur retraite ; il de-meura inhabité jufqu’au milieu de l’onzième siècle,qu’un Saint homme nommé Gérard Charbrerius ,s’y retira, Sc bâtit en ioyo une petite cellule prochede l'Eglise, qui fubíìstoit encore. En royy, Odon,Comte de Savoie, donna cette Eglise à Gérard & àfes Chanoines. La Charrie s’en conserve encore dansles Archives de Turin. Cunibert, Evêque de Turin,confirma cette donation en 1065, 8c donna encoreà ces Chanoines plus de quarante autres Eglises, Scprincipalement celle de Sainte Marie'de Suze. Ainsise forma cette Congrégation à laquelle les Comtesde Savoie Sc les Papes Alexandre II Sc III, UrbainII, Eugene III, Adrien IV, Lucius III, ont accordébeaucoup d’autres grâces. Elle avoir environ trentePrieurés , dont quelques-uns font possédés mainte-nant par les Chanoines de saint Sauveur de Latran.Le Chef, qui est le Prieur de S. Laurent d’Oulx,porte le titre de Prévôt, Sc exerce une jurifdictionspirituelle dans toute l’étendue de fa Prévôté. L’habitde ces Chanoines ne diffère de celui des Ecclésiasti-ques, que par un petit scapulaire de lin de la largeurde deux doigts , qu’ils mettent íur la soutane. Auchœur ils portent pendant l’été un surplis, & l’hiverun rocher avec un camail Hoir par dessus. P. Héliot,p. II, c. 10.

LAURENT ALES. f. f. pi. Terme d’Histoirc Sc deMythologie. Laurentalia. C’étoit chez les Romainsune fête qui se célébrois le dixième jour devant lesCalendes de Janvier, qui est le vingt-troisième deDécembre , en l’honneur d’Acca Laurentia j fem-me de Faustulus, ce Berger qui trouva Rémus &Rômulus, & les donna à élever à là femme. Voyc[Larentinax.es.

Ce nom de Laurentales vient du Latin Laurenta-lia , qui est formé de Laurentia.

LAURENTE. Nom d’une ville du Latium. Laurenùum. Elle étoit fur la côte de la mer ■ elle avoirtiré son nom du grand nombre de lauriers plantésen ces quartiers-là. Tillemont , Emp. T. IIp. 4$ 8.

Laurente. f. m. Sc f. Nom de peuple. Laurens. Les

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Laurentes étoient les habitans de l’ancien LauWtum , aujourd’hui San-Lorenzo. Les Laurentes étoientdu Latium.

Dans une loi de Théodose datée de Milan, l’ an;8y de J. C. il est parlé d’une Compagnie de Lau-rentes , qui , ce semble, devoit être en Italie.SAN-LAURENZO, ou S. LAURENT. Nom d’un cville de l’Istrie. Fanum S. Laurentii. Elle est sitU eeprès de la source de la rivière de Lémo , entre Lville de Rovigo , Sc celle de Montana. S. La 11 'ren^o appartient aux Vénitiens , auxquels elle s’endonnée volontairement. Maty. ,

San-Laurenzo, est austî une ville de l’État de l’E'gliíe. Fanum A. Laurentii. Elle est fur la côte de secampagne de Rome , entre le cap Antio , Sc l’emboU'chute du Tibre. S an *Lauren\o est, à ce que l’oncroit, le lieu où étoit l’ancienne Laurentum , petiteville du Latium. t

LAURÉOLE. f. f. Espèce de Garou, ou de Thynae'líEa, laquelle on distingue en mâle Sc en fémelle-Laureola Cham&daphne. La lauréole mâle a unetige quelquefois simple, quelquefois divisée en plu-sieurs rameaux flexibles Sc difficiles à rompre , cou-verts d’une écorce cendrée, ou blanchâtre , por-tant en haut un grand nombre de feuilles oblongues,larges , charnues , listés, noirâtres , luisantes , sena'blables à celles du laurier , ramassées par touffes,Sc demeurant toujours vertes. Ses Heurs font peti-tes j de couleur verte-jaunâtre, disposées comnaeen bouquet aux sommités des branches : chacuned’elles est un petit tuyau évase en haut , & coupeen quatre parties pointues, opposées en croix. Quandcette Heur est pastée, il lui succède un baie grossecomme celle du genièvre , de figure ovale , au coin-naencepient verte , mais noire quand elle est mure-'elle renferme une semence oblongue, dure, rena-plie d’une moelle blanche. Sa racine est longue ,groíle , ligneuse , pliante. Toute cette plante a unesi grande acrimonie, qu’elle brûle la bouche quandon en met dedans. M. Tournefort l’appelle Thy-melœa lauri folio semper virens , Jive laureola mas-Inst. R. herb. 695.

La lauréole fémelle que les Jardiniers appellentBois gentil, ou Mézéréon, est un petit arbritseaUqui croît jufqu’à la hauteur de quatre pieds.feuilles approchent en figure de celles de la précé-dente ; mais elles font plus molles, de couleur pl uSpale, Sc non luisantes : elles tombent au commen-cement de l’hiver. Ses Heurs font austî semblabse 5à celles de la lauréole mâle , mais de couleur roUg e 'pâle , tirant fur le purpurin. Il leur succède <se sbaies rouges , qui en séchant deviennent noU' eS 'Toute^ cette plante a, de même que l’antrc,un goût fort acre Sc fort brûlant. M. Tontn^fort l’appelle ThymeUa lauri folio deciduo , J lVlaureola feemina. Inst. R. herb. 59 y. Les feustse 5 ’les fruits Sc les écorces de ces deux espèces dereole , purgent violemment. U y a des Empy rl _ques qui s’en servent pour vider les eaux des hym°Pistues- . .

Lauréole vient de laurus , laurier , comm e Hdiroit, petit laurier , parce que les feuilles N .baies de ces plantes ressemblent à celles duLauréole , se dit austî dans le figuré, la U u,e °des Martyrs. Laureola. , r (í

La'uréoxe, ou Auréole. Terme dont l’Églisese ^pour marquer la récompense de trois fortes d ciades Vierges , des Docteurs & des Martyrs*lauréole de la Virginité, du Martyre. Vil. i[ e

LAURESTAN. Province du Royaume de Perse > .est bornée à l’orient par la Seigneurie de G° ^j ckan , au midi par la Susiane , à l’occidenï ss sl fonTigre, au nord par la Médie inférieure. M* a 0 ùdit que 1 e Laureflan est se pays des Élaises ’regnoit Chodcrlahomor. . n - e ,

LAURE F. f. m. Nom d’une Monnose d’Apk ^^9.qui fut battue fous le règne de Jacques I, 1 aIÎ £ 0 j íSc appelée Lauret , parce que la tête du [uS .

étoit représentée, couronnée de laurier. Luu jj