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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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^ y en avoir cle trois prix : les uns à 20 fous, quiportoient la marque XX. d autres à 10 fous, mar-ques X. Sc les derniers à f fous, marqués V. Har-

T

7 ait ette - F °y e i Lorette -

AURIA, Lauria. C’étoit anciennement une petitev llle de la Lucanie , en Italie, nommée U Ici. CeR est maintenant qu’un petit bourg de la Baíxlicate ,Province du Royaume de Naples. Il est vers legolfe de Policastro , à íìx lieues de la ville de cenom, vers le levant. Maty.

MAURIAC. Foyei Loire.

LAURIER. f. m. Arbre dont la tige est unie & fansnœuds. Laurus , daphne. Ses feuilles íont longuesc °mme la main , larges de deux ou trois doigts, poin-tes , dures , toujours vertes , nerveuses , polies,d un goût acre , aromatique, & u,n peu amer. Sesâeurs n’ont qu’un pétale découpé en quatre ou cinqP a tties , de couleur blanche , ou jaunâtre. Il leurhiccède des baies grolfes comme de petites cerises,oblongues, vertes au commencement ; mais prenantcouleur noire en muristant. On trouve fousRur peau une coque allez dure, Sc qui renferme^ a ns son creux une semence oblongue. Ces baies‘°nt odorantes , aromatiques, huileuíes , amèresau goût. On en tire une huile , qu’on appellef} Uí { e laurin. Ses racines font grolfes Sc inégales. EnP-nriu Laurus vulgaris. C. Bauh. Les feuilles Sc les‘des de laurier font incisives , atténuantes , proprespouc résoudre , pour chaífer les vents , pour sor-nher { cs ne rfs & le cerveau. Les ramiers , les mer-es 5 les corbeaux , & autres oiseaux, fe purgentavec les baies de laurier , Sc en usent comme decontrepoison. Les Anciens ont mis au rang despr°dig es Un i aur i er frappé de la foudre. Vjye^ dansvide la Métamorphose de Daphné en laurier. Lelaurier étoit un arbre consacré à Apollon , Sc lesymbole de la science. Le laurier étoit aussi consa-cré à Cérès. La couronne de laurier fe donnoitaux Vainqueurs. Foye\ Voslius, de Ldolol. L. //,c . i2. Sur les médailles, les Augustes font cou-ron nés de lauriers .

Sur les médailles, une branche de laurier à la mainA’un Empereur , fait voir fes victoires , íes conquê-tes Sc son triomphe. P. Jobert. On voir fur lesmonnoies d’Athènes , une petite branche de lauriera côté de la chouette.

Laurier Alexandrin. C’est une espèce de houx fre-lon qui poulie plusieurs tiges â la hauteur de deuxpieds , portant des feuilles oblongues, assez épaisses,nerveuses , pliantes, pointues, d une belle couleurverte, semblables à celles du laurier , mais plusPetites. Carpophyllon ruscus. Il fort du milieu de cesreuilles, un autre petite feuille de la même figuremanière de languette. Ses fleurs íont très petites,tonnées comme en grelots, attachées par de petitsPédicules qui sortent de dessous les languettes desteuilles. Il leur succède des baies grofles comme desP°R chiches , un peu molles , qui rougiííent ensurissant : elles renferment chacune une ou deuxe mences dures comme de la corne. On appelleCetCe plante Laurus Alexandrina , parce que la fi-de fes feuilles approche de celles du laurier,

, . qu’on en trouvoit artrefois beaucoup à Alexan-e ‘ On Rappelle auffi Hypoglossum , ou Biflingua.sommer nom lui a été donné , parce que fesgués S E ° nC Roubles , ayant la figure de deux lan-Rus ,0lntes ensemble. M. Tournefort la nommeA s S s n §usifolius , fructu , folio innafeents , List.rìer /h' 79 ' 11 í a quelques autres espèces de lau-

K^XK^ eXandrin '

Lauri R d> Amérique. Voye\ Laurier d’Inde.

Aromatique. C’est un arbre des îles deLa Tleric l ue qu’on appelle autrement Bois - d’Inde.

ar omatica. C’est une elpèce de laurier qui croîtt Utant excessivement gros quand il est en bonnee 3 At en des lieux humides : il a l’écorce jauj' re -» Ac si polie , qu’il semble que ce soit le boisPouille de son écorce. Elle est mince, fort astrin-Tome F.

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gente au goût, Sc sèche ■ fes feuilles font presqueíem'blables à celles du laurier , mais un peu plussouples Sc plus, rondes ; elles lentent le clou degirofle, & ont un goût de cannelle piquant , astrin-gent , Sc qui laide dans la bouche une petite amertumequi n’est pas désagréable. Les habitans de nos îles,& meme lés Sauvages, en nient dans routes leurssauces. Ce bois est le plus dur , le plus plein, leplus malus, & le plus pesant de tous les bois dupays. Il coule à fond comme du plomb. L’aubierest de couleur de chair , & l e cœUL - st e p a rbre esttout violet , & fe polit comme du marbre en letravaillant. Il ne fe pourrit jamais. La décoction defes feuilles est fort nervale , foulage beaucoup lesparalytiques , & fait désenfler les hydropiques. P.Du Tertre, ///, P. Tr. II , c. 1 , §. //. Voy.encore CampÊche.

Laurier-Cerise , est un petit arbre fort agréable àla vue , dont la feuille est semblable à celle dulaurier , ou du citronnier, dentelée aux bords,douceau toucher , de couleur verte , Instante , d'un goûtastringent, un peu amer. Lauro cerasus. Sa fleur està cinq pétales blancs, fans odeur , disposés en ro-se. Lorfqu’elle est passée , il se forme un fruitcharnu , semblable à une cerise, de couleur rou-ge , dans lequel on trouve une coque preíque ova-le , mince , fragile , remplie d’une semence oblon-gue , amère. Ce fruit a un goût doux. Cluf. Hift. 4.Le laurìer-cerife est ainsi appelé parce qu’il a lesfeuilles semblables à celles du laurier , Sc les fruitsapprochans de ceux du cerisier. Une feuille bouil-lie dans du lait lui donne le goût d’amande ; maisil donne la colique. La feuille en poudre fait éter-nuer. L’eau distillée du laurier cense est peut-êtrele plus dangereux de tous t les poisons. Cette eaua d’abord la couleur laiteuse , mais quand l’huilcqui s’éleve dans le récipient pendant la distillation ,a été suffisamment séparée du flegme & passée parla chausse, ciie devient aussi claire que l’cau com-mune. Elle a l’odeur d’amande amère , ou de noyaude pêche. Depuis long temps on l’emploie beau-coup ( en Angleterre ) dans les cuisines, pour don-ner ce goût gracieux aux crèmes & aux poudins >Sc les gens qui boivent de l’eau-de vie ont cou-tume de mettre dans un petit verre une partied’eau de laurier fur quatre d’eau de-vie. Quoiquecet usage fût très fréquent, on n'en avoir point vude mauvais effets jufqu’en l’année 172,8 , qu’onen découvrit par hasard, Sc que l’on sir eníuite beau-coup d’expériences qui les confirmèrent tous, commeon le peut voir dans les Transactions Philosophiques1731 , p. 121 &suiv.

Laurier-ChÊne. f. m. Phellodrys. Plante qui croît enDalmatie , & suivant quelques-uns en Grece. V’ye^_le Dictionnaire de James.

Laurier d’Inde, qu’on appelle aussi Laurier d’Améri-que. Il a les feuilles semblables au citronnier , Scdonne des fleurs blanches qui íe rainassent en grappe.Il veut du soleil médiocrement, une bonne terregrasse & humide; il veut être souvent arrote ; on letaille au mois de Mars, Sc on n’ote que ce qui est sec.

Morin. /m,

Laurier-Ro!e, est un arbrisseau qui est fort agréable àla vue, Sc qu’on cultive dans les jardins. Ses feuillessont aiguës, longues, larges d environ un pouce, roi-des, dures, épaisses. Ses fleurs four Ion belles, gran-des , semblables à des roses de couleur rouge ou blan-che : chaque fleur est un tuyau evale par le haut enmanière de calice divisé en cinq quartiers. Lorsqueces fleurs sont passées , il leur succède des siliquespresque cylindriques, contenant des semences gar-nies d’aigretres. Cette plante est un poison violent àl’homme & à toutes sortes d’animaux qui en man-gent. C. Bauhin l’appelle Nerìum floribus rubescenti^bus, & Nerìum floribus albis. Info R. herb. 6c j. Sesfeuilles sont un puissant sternutatoire.

Laurier-Thym. Voyei Particle suivant.

Laurier-Tin. s. m. ou Laurier sauvage. Tinus. Arbris-seau. 11 y a trois espèces de Lauriers-tins. La première