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est de la grandeur du Cornouiller .femelle, pouíïàntplusieurs verges , longues , carrées, rameutes. Sesfeuilles font grandes, larges, presque semblables àcelles du Cormier femelle, approchant de celles duLaurier , rangées deux à deux à l’opoíìte Tune de l’au-tre, le long des branches, noirâtres, luisantes, unpeu velues, toujours vertes, lans odeur, d’un goûtamer, avec un peu d’astriction. Ses sieurs naillent au•sommet des rameaux, en bouquets, blanches, odo-rantes. Chacune d'elle est un baflìn découpé en cinqparties : il leur succède un fruit formé par le calice dessieurs, qui approche un peu de la figure d’une olive,mais plus petit Sc plus pointu par le bout d’en-haut,où il est garni d une espèce de couronne. Sa peau estun peu charnue 6c d une belle couleur bleue. Il ren-ferme une semence couverte d’une peau cartilagi-neuse. Cet arbrisseau croît dans les haies Sc dans leslieux rudes Sc pierreux.
La seconde espèce diffère de la première, en cequ’elle est plus rameuse, que ses branches font plusfermes Sc couvertes d’une écorce rouge verdâtre, queses feuilles font plus longues, plus étroites & plusveineuses, que fa sieur tire un peu fur le purpurin, &qu’elle est moins odorante; le fruit en est auiîì pluspetit & plus brun. Cette espèce croît dans les lieuxincultes Sc maritimes.
La troisième espèce est la plus curieuse de toutes,ausiì la cultive-t-on dans les jardins pour fa beauté,mais fa sieur est la moins odorante. Cet arbriííèau,de la troisième espèce, est plus petit en toutes ses par-ties que les deux autres : il sieurit deux fois l’année,au Printems & en Automne. Son fruit est d’un bleunoirâtre, du reste il ressemble aux autres. Les fruits,6c principalement ceux de la troisième eípèce, fontfort acres & brûlans. Ils purgent par en-bas avecbeaucoup de violence. ffCF Csiez les Anciens, leLaurier étoit consacré à Apollon. On donnoit unecouronne de laurier aux Capitaines qui avoient rem-porté la victoire, & aux Poëtes qui avoient mérité leprix. Delà, plusieurs acceptions figurées, dans les-■ quelles ce mot a été employé.
Balzac a blâmé cette expression figurée, aller plan-ter des lauriers jusques fur les rives de l’Euphrate. M.Ménage trouve Balzac trop sévère. Le Prince a mois-sonné des lauriers ; il est revenu chargé de lauriers ,pour dire remporter des victoires. Mêle à tes lauriersdes guirlandes de sieurs. Sar. Nous avons cueilli deslauriers par tout où nous avons porté la guerre. Flec.La gloire veut que ses amans souffrent pour elle, Scfait acheter bien chèrement ses lauriers. Voi. Alexan-dre ne ravagea la terre que pour couronner son frontde lauriers , & l’honorer de ces feuilles infructueuses.M. Esp.
fJCF On dit ausiì flétrir les lauriers , déshonorer fa vic-toire.
Mais quelque vains lauriers que promette la guerre ,On peut être Héros fans ravager la terre. Boa.
Aux plus favans Auteurs , comme aux plus, grandsGuerriers , ;
Apollon ne promet qu un nom & des lauriers. Boa.
Mainard qtti fit des vers fi bons ,
Eut du laurier pour lécompense. ScAR,
Un jeune laurier qui croît à l’ombre du grand lau-rier qui l’a poussé, Sc ce mot,
Parva sub ingenti matris se subjicit umbrii ,
marque une jeune Princesse fous la conduite d’unemere vertueuse.
LAURIOL, ou L’AURIOL. Nom d’une petite ville deFrance. Laureolum , ou Aureolum. Elle est dans leDauphine , près de la rivière de Drome , à quatrelieues au-deíious du Crest, & à une du Rhône. Quel-ques Géographes prennent ce lieu pour 1 ancienneBatiana , petite ville des Ségalaunes. Mat y.
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LAURISHAM, ou LORSCH. Bourg du Cercle Elec-toral du Rhin. Laurishamum. U est dans l’Evêche deWormes, à trois lieues de la ville de ce nom, d 11côté du levant, fur une petite île, formée par la ci-vière de Wefchnitz. Il y a dans ce lieu un monastcf ecélèbre, où Taffilon , Duc de Bavière , Sc son $ sThéodon, Louis II e & Louis III e , Rois de Germa-nie, ont été inhumés. Maty.
LAURO, ou LAURON. Ancienne ville de l’Espag 11 ®Tarragonoise ; c’est où les troupes de Jules César dé-firent celles de Sextus Pompée qui y périt.
LAUSANNE. Ville de la Suisse. Lausonium , LausanneElle est dans le pays de Vaud, à demi-lieue du boidseptentrional du Lac de Genève, à douze lieues de l ;lville de ce nom, & à dix de celle de Fribourg. Cesville est assez grande, mais incommode, parce qu e 'tant bâtie fur les deux bords d’un vallon fort étroit,ôc fort profond, elle n’a aucune rue où il ne sisiipmonter 8c deícendre. Son Eglise cathédrale , siru £Cau plus haut de la ville , est grande & magnifique-Lausanne etoit autrefois une ville Impériale , mainte-nant elle est sujette aux Bernois, qui y tiennent m 1Bailli. Elle avoit auffi un Evêché suffragant de BelaU'çon; mais étant depuis long rems toute Protestante >■son Evêque sait sa résidence à. Fribourg. Mat 'yHadr. Valois, Not. Gall.p. 2 6j. long. 24. d. i° ’lat. 46. d. 3 oh
fCT Le lac de Geneve est quelquefois appelé lac de L# u 'sanne , lacus Laujonius , Laufinius , Losanenfis , la euSLosanna.
Lausanne a pris son nom , selon Stumpfius,deux petites rivières qui y patient, dont l’une se non 1 'me Lofe , & l’autre Aune. Quelques Auteurs préten-dent que Lausanne a été fondée vers lan 2790, P alun certain Arpentin, compagnon d’Hercule, dontelle prit le nom d ’Arpentina.
LAUSE, & LAUZE. f. f. Ce mot, dans quelques p 1 ' 0 'vinces méridionales de la France, s’est dit pour lods ,& en général pour un droit, une redevance , u ’’ esomme qu’on reçoit de quelqu’un. M. de Lauriere d 1qu’il signifie cens.
sc? LAUSERTE. Petite ville de France , aux frontièredu Querci, à six lieues de Cahots.
LAUSIAQUE. adj. m. & f. Qui appartient aux Laurf*Laufìacus , a , um. Ce mot ne se dit que d’une Fin"toire des anciens Peres ou Moines qui vivoient dau sdos L?-ures , & qu’on appelle l’Histoir t Laufiaq ue ^
adressée à Lausus, Maître de la Chambre sacréel’Empereur Théodose le jeune. C’est un ouvrage 1Palladius, Evêque d’Hélénopolis, qui vivoit fur U n*du quatrième, Sc au commencement du cinqss cl J\siècle. Cet ouvrage fut traduit en Latin par Rufim ^P. Fronton du Duc l’a donné en Grec dans Ion As starium , 8c Coutelier en a imprimé des Supplé 11 ^' 16c des Additions dans ses Monum. Eccl. Gr. T. H- rffLAUSTON, & LANCESTON. Nom d’un b° a Pd Angleterre. Laufionia, Lanjlephadonia , Fan u!,t r tStephani. Il est dans le Comté de Cornouaille s ’, 1 j cla rivière de Tamer , & les confins du Comte ^Devon, à six lieues au-desius dc Plimouth. Laufi 011 ^seance & voix dans le Parlement d’Angl eterlMaty. ^
LAUTER. Nom d’une petite rivière du Palatin^ 1 -.Rhin. Lutra. Elle baigne Caleloutre, Lautef eC ’Meifenheim ; & ayant reçu le Glan, elle se dech a ^dans le Nahe , à deux ou trois lieues au-desiu^Creutznach. Maty. , .
LAUTERBOURG. Nom d’un bourg avec un ch a * t( £luitraburgum , Lutrut Cafirum. U est dans la Ess at ,de Weisienbourg en Alíàce, aux confins du P ai3tl ,
Sc à l’embouchure du Lanter dans’le Rhin.LAUTERECK. Petite ville du Palatinat du Rhim sç-Elle est située fur le Lauter, au confluent du - : *,à sept lieues audesious de Caleloutre. C e s, e sisavec son territoire, est une dépendance du ° cs Iqc>Veldents. Maty. Foyer Catel, Hifl.de La n 8I- H> P • 3S0. . lau trl-
LAUTREC. Petite ville avec titre de Vicomte.cum , Lauterrecana , Lautrecum , Lucelfienia >