LEG
1 avoir envoyé. C’est le sentiment de, Févret , Traitésde P Abus , L. III, c. 2, art. 16.
Ee nom de Légat vient de celui de Légatus ,que Varron dérive de legare 3 qui veut dire choisir:
£ autres le font venir dc legare , delegare , qui lìgni-nenr envoyer , déléguer ; cette étymologie est: laíeulevr aie. Le mot de Légatus , dans son origine, signifiecelui qui efj; commis, qui est envoyé par un autrepour quelque fonction ; qui le représente , qui tientla place : mais dans s usage ordinaire, le nom deLegat signifie tout cela, avec un caractère singulierdo pouvoir, d’autorité & de dignité. Ceux qui croientqu e le Pape donne le nom de Légat Sc de Nonce à* es Amballadeurs extraordinaires ou ordinaires, afinles distinguer des Amballadeurs des autres Souve-rai ns , paroillent se tromper. Les noms de Legatusâe de N uncius sont très -anciens; Sc comme ilsetoient établis & reçus avant que ceux d’Ambafla-deurs, d 1 Ambasciatore Sc A‘Lmbaxador, fussent re-Çus dans les Langues Françoise , Italienne & Es-pagnole, il s sont demeurés ; mais ils ont signifié en dif-lérens temps, differens degrés de dignité &d’autorité.
C” oye^ fur les Légats Wicquefcrt, de l’Ambasta-deur & de ses fonctions. Févret, de Y Abus , L. III ,
^ . Rébuífe dans fa Prat. Bénéfic. Sc fur le Concile.Ea Roche-Flavin , L.i 3 3 des Parlemens , &c. Cho-P ln > Polit. L. 2 , &c. Bocrius, de poteft. leg. Li-cstes de VEglsie Gallicane , L. 2. Servin,dans ses- s r . r ' tS , & dans ses Plaidoyers François. Marcus ,eci f Delphin Du sillet, dans son Recueil, IIIP an - P- 2yp 3 285 & 391 , fur les droits Sc lesv°des Légats à latere en France. On dit pro-1 ? la l ei Uent d’un homme qui est fort occupé , qu’ilLé'g ^ US ^ âire que le Légat
A . T ^autrefois chez les Romains, étoit un Officierp U / l'cpondoit à ce que nous appelons Lieutenant-Gen éral; cetoitun Officier qui commandoit fous lepremier Officier , & comme nous avons des Lieu-te nans Généraux d’armées fous le Général, & deshieutenans-Généraux des Provinces fous les Gouver-neurs, ils avoient auffi des Légats dans les arméesf°us le Général , au deflus de tous les autres Offi-ciers de guerre, Sc des Légats dans les Provincesfous le Proconsul, ou Gouverneur.
Quand un homme considérable , Citoyen Romain,.avoir a flaire dans les Provinces , on lui donnoit letitre de Légat , c’est-à-dire d’Envoyé par le Sénat,afin qu’il fut reçu avec honneur dans les Provinces ’& même que les villes & les peuples le défrayassent!Cela s’appeioit Légation libre , parce qu’ils n’étoientchargés de rien , qu’ils la quittoient quand il leurplaisoir , Sc qu elle n’étoit que pour Phonneur Sc lasûreté de leur personne. Legatio libera.EEGATAIRE, s. m. Sc f. C’est celui à qui uneítateur a frit un legs. Legatarius. Voyey Legs.j \ Pays coutumier on ne peut pas être héritier Scu /'sàstre ' mais un légataire peut renoncer à cettequalité , Sc prendre celle d’héritier, s’il la croitPms avantageuse. Dans la France coutumière le lé-fèp lre universel représente shéritter , quoiqu’il nev 0lt pas effectivement. Il doit demander la déli-r< J nce de son legs à l’héritier , ainsi que les légatai-fitre^ artICU ^ eis ’ P arce st ue tous n’ont point d’autrea obt^ Ue ^ testament. Lorsque le légataire universelparti ì a délivrance de son legs, les légatairesv rance l j ls P euvcnt s’adresser à lui pour la dcli-G -penL ' curs ^gs, parce qu’il est loco h&redis.Pouvent^^ ^ CS légataires des choses mobilières en> mentaire ernan< ^ er hr délivrance à Fexécuteur testa-P-udanr p Earce stu'il en est saisi par la coutumec-livran a r ^ Í 0UL > mais il ne doit pas faire cettepeut fé 02 ^ nS Eaveu âe l’héritier. Un Testateur ne,'Hjtcej C ® Uei " Me le quint de ses propres. Les quatredont a qUmts représentent la légitime coutumière ,peut pas disposer par testament au pre-^CA^K/cs héritiers.
moiti t r - E E C’est une étoffé moitié fleuret , Scde mê ° Ie " n ^ en a uuffi de moitié laine. Elle estme nature que la papeline.
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LEGATION, s. f. Charge ou fonction de Légat , ousa Cour Sc son Tribunal, sa dignité, sa Jurisdiction,
1 étendue du Gouvernement d’un Légat, & mêmele temps que durent les fonctions d’un Légat à la-tere. Legati munus , dignitas , curia , legatio. LesBanquiers en Cour de Rome le font auffi en la Lé-gation d Avignon. On obtient en la légation d’A-vignon, toutes grâces Sc expéditions bénéficiáles pourla Provence, le Dauphine, une parue du LvonnoisSc du Languedoc, ce qu’on appelle les trois Provin-ces. En sortant du Royaume, le Légat est obligé delaisser au Parlement le sceau & le registre de sa Léga-tion. Le Légat ne peut user de sa légation , qu’autantde tems qu’il plaît au Roi, & on ne reçoit point delégation en France qui ne soit limitée. Fevret.
LÉGATOIRE. adj. m. & f. Qui se dit en parlant duGouvernement des anciens Romains. Legatorius , a.Auguste divisa les Provinces de l’Empire en Consulai-res, Légataires Sc Présidiales. Les Provinces légatai-res étoient celles dont l’Empereur lui-même étoitGouverneur, mais où il ne résidoit pas, & qu’il n’ad-ministroit que par ses Lieutenans qu’on appeloit Lé-gats , Legati. C’est Pompée qui a commencé à gou -verner les Provinces par íes Lieutenans ou Légats.
LEG ATURE, f. f. Petite étoffe qu’on nomme autrementLigature, Brocatelle & Mezeline.
LÉGE. adj. Terme de Marine, qui se dit des vaisseauxvides Sc fans charge. Navis vacua. Un vaisseau quiretourne lége, e’est-à-dire, qui revient sans chargede marchandises. Vaisseau lége , signifie auffi vaisseauqui n’a pas aflez >de lest, ou qui est trop léger pourquelque autre raison, comme par défaut de construc-tion, ô’c. Ainsi lége veut dire léger ou vide. Vaisseaulége. Retour lége.
LÉGEMENT. adv. Terme de Droit. En hommage li-ge. Arcliore ac duriore clienteLs, lege. U reconnoîttenir légement en fief Sc hommage de N.. tout cequ’il a. D’ArtezÉ.
LÉGENDAIRE, s. m. Auteur d’une Légende , qui 3,écrit, composé une Légende. AuclorHsiorU Sancto-rum , Legendi. Le premier Légendaire que son con-noiíse, est Méraphraste, qui vivoit au commence-ment du X e siècle , sous l’Empereur Constantin Por-phyrogénète , à la Cour duquel il fut revêtu des pre-mières Charges de l’Empire; car il fut Grand Maître
' de la maison de l’Empe^eur, & Logothète, ou Con-trôleur-Général des Finances. Le premier Légendaire ,parmi les Latins, est Jacques de Varase, ou de Vora-gine , qui vécut au XIII e siècle qu’il vit presque en-tier, Wicelius dir que ce Légendaire a mis un peutrop de Mythologie dans son Ouvrage. Baillet. Ilest Auteur de la fameuse Légende dorée. Les anciensLégendaires n’ont point été assez exacts.
LÉGENDE, f. f. Ce qui se doit dire, du Latin Legenda.Légende étoit d’abord un livre d’Egliíè qui contenoitles lectures que son devoir faire dans l’office divin :nous appelons ces lectures aujourd’hui leçons. LesVies des Saints Sc des Martyrs ont été appelées desLégendes , parce qu’on les devoit lire dans les leçonsde matines & dans les réfectoires des Communautés.La légende dorée est une ancienne compilation desVies des Saints. C’est l’ouvrage de Jacques Varase,plus connu fous le nom Latin de Vrragine ; il s appe-loit auffi Jacques de Gènes, Sc etoit ne a Varaggio,ou Varase, que d’autres appellent Viraggio , petiteville de la côte de Ligurie, entre Genes 8c Savone.On devoit donc le nommer de Varagine , ou de Vira-gine : mais par allusion a ce véritable nom du lieu defa naissance , on l’a appelé de Voragine , pour mar-quer un gouffre, un abyme, ou de science Sc de cho-ses disterentes ramassées ensemble, ou comme ses en-nemis prirent ce mot, de choses fausses Sc mauvaises.Jacques de Varase fut Vicaire Général des Domini-cains, puis Archevêque de Gènes en 12,92., Le mouruten 1298 , âgé de 96 ans, en odeur de sainteté. Il com-posa les Vies des Saints dans un nouvel ordre, fous letitre de légendes d’or , ou d’Histoire Lombarde. Cetouvrage fut reçu avec beaucoup d’applaudissement, &eut une réputation qui dura deux cens ans. Depuis le